Ste-Croîic. ORLÉANS . III. R. 58. 319
Poste et télégraphe (pi. E4), rue de Bourgogne, 187.
Bains: B. du Châtelet , rue Charles-Sanglier, 4.
Temple protestant , rue de Bourgogne (pl. 1)3).
Principales curiosités : St-Patei-ne (v. ci-dessous), *Ste-Croix (v. ci-dessous) , hôtel de ville (p. 320), musée de peinture (p. 321) et *musée histo-rique (p. 322).
Orléans , anc. capitale de YOrléanais, auj. chef-lieu du départ,du Loiret et du command. du v e corps d’armée, siège d’un évêché,etc., est une ville de 66699hab., sur la rive dr. de la Loire , assezbien bâtie, mais qui manque d’animation.
Orléans a remplacé la ville gauloise de Genabum , détruite par César,l’an 52 avant J.-C., et doit surtout, dit-on, son existence à rempereurAurélien, qui lui aurait donné son nom, Aurelianum . Sa situation en atoujours fait un point d’une grande importance stratégique. Elle futassiégée par Attila et sauvée par StAignan, son éveque, en 451. Clovis s’en empara en 498, et elle devint après sa mort la capitale d’un royaumequi dura jusqu’en 613 et fut alors réuni à celui de Paris. Orléans fut unedes villes les plus importantes de l’ancienne France . L’événement le plusconsidérable de son histoire fut le siège qu’elle subit en 1428-1429 de lapart des Anglais , alors maîtres de la plus grande partie du royaume, etauquel mit fin Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans, à qui la France dutson salut. Cet événement est encore fêté tous les ans, les 7 et 8 mai.Dans les guerres de religion, Orléans devint une place forte des calvi-nistes, et c’est pendant qu’il l’assiégeait que le duc de Guise fut tué parun gentilhomme protestant, Poltrot de Méré, en 1563. Orléans joua aussiun rôle dans la guerre de 1870-71 -, elle fut prise par les Allemands le11 oct. 1870, reprise par les Français un mois après et réoccupée par lesAllemands du 5 déc. 1870 au 16 mars 1871.
En sortant de la gare (pl. D 1), on se trouve sur de beaux boule-vards, et de l’autre côté est la rue neuve de la Gare, qui mène di-rectement à la place du Martroi (v. ci-dessous). Nous tournons à dr.,et nous allons jusqu’à la place Bannier (pl. 01), pour descendreà g. par la rue du même nom.
L’église St-Paterne (pl. Cl), à g. au commencement de la rueBannier, reconstruite de nos jours et encore inachevée, est un édi-fice goth. très remarquable, dans le style du xm e s. Elle doit avoirsur la façade deux tours à flèches en pierre. Large nef et large tran-sept, ce dernier sans portails, mais avec chapelles et magnifiquesroses. Beau chœur à colonnes et ogives surélevées. Beaux vitraux.
La place du Martroi (pl. 03), à l’extrémité de la rue, est lecentre de la ville. Elle est décorée depuis 1855 d’une statue équestrede Jeanne d’Arc, en bronze, par Foyatier , avec 16 hauts-reliefs parVital Dubray. L’intention de l’artiste, qui l’a mal exécutée, a étéde représenter la Pucelle rendant grâce à Dieu pour la victoire.Les hauts-reliefs rappellent les principaux événements de sa vie.
De l’autre côté de la place est la rue Royale, qui descend jusqu’àla Loire . Nous prenons immédiatement à g. la rue Jeanne-d’Arc,qui conduit à Ste-Croix, en passant à g. devant le lycée et à dr. àune petite place où s’élève une statue de la République, en bronze,par L. Roguet. Pour le musée, près de là, v. p. 321.
*Ste-Croix, la cathédrale (pl. E3), est un (édifice de la déca-dence de l’art goth., malgré le caractère imposant de sa façade.