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Le nord-ouest de la France de la frontière belge à la Loire excepté Paris : manuel du voyageur / K. Baedeker
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39.0 III. R. 58.

ORLÉANS .

Hôtel de ville.

En effet, ayant été détruite en 1567 par les calvinistes, elle a étépresque complètement reconstruite de 1601 à 1829, la plus grandepartie avec assez de succès dans le style ogival tertiaire, la façade,due à Gabriel, l’architecte de Louis XV , dans un style bâtard quine manque pas cependant de noblesse. Cette façade, d’une richeornementation, est flanquée de deux tours de 87 m. de haut, sansflèches, et présente d’abord trois portails, ceux des côtés à doublesbaies un peu étroites, puis trois roses et une galerie à claire-voie,au-dessus de laquelle les tours ont encore trois étages, le premieravec des escaliers en spirale aux quatre angles et des statues, lesdeux autres avec de légères arcades et terminés par une galerie enforme de couronne. Entre ces deux tours se voit la jolie flèche dutransept, reconstruite en 1859. Tout l’édifice a 148 m. de longueur.

— L’intérieur a également un aspect grandiose; il est à 5 nefs etmesure 33 m. de hauteur. Le style en est supérieur à celui de lafaçade. Les onze chapelles de l’abside sont les chapelles primitives,épargnées par l’incendie de 1567. Les œuvres d’art y sont peu nom-breuses et presque toutes de ces derniers temps: un grand cheminde croix sculpté dans des arcades sous les fenêtres, par Clov. Mon-ceau; de grands autels goth. en bois aux extrémités du transept, debeaux vitraux, par Lobin , Ottin, etc. Il doit y avoir d’autres vitraux,retraçant les diverses phases de la vie de Jeanne d’Arc , par Gibelin,d’après Galand. Dans la l re chap. à dr. du chœur, le beau monumentde Mgr Dupanloup (1802-1878), par Chapu, avec la statue couchéedu défunt, un ange qui déploie sur sa tête l’étendard de Jeanne d’Arc et des statues du Patriotisme et de l’Eloquence , debout de chaquecôté, le tout en marbre.

Près de la cathédrale, au N., se voit la statue de Rob. Pothier(pl.E3), jurisconsulte originaire d’Orléans (1699-1772); elle est enbronze, par Vital Dubray (1859). Un peu plus loin, à g.,

L’hôtel de ville ou la mairie (pl. D 3), joli édifice en briques eten pierre, élevé en 1530, restauré et agrandi en 1850-1854. C’étaitjadis la résidence royale à Orléans, et François II y mourut en 1560.Il se compose d’un bâtiment principal et de deux ailes en retour,avec des niches renfermant des statues d’Orléanais célèbres. Auperron de la cour est une statue de Jeanne d’Arc , en bronze, d’aprèsle marbre de la princesse Marie d’Orléans, qui est â Versailles . Lescariatides aux portes du haut sont attribuées à Jean Goujon . On vi-site le premier étage, qui a des pièces remarquables, décorées dans lestyle du xvr e s. (s’adresser au concierge). La salle des Mariages a unebelle cheminée, la salle du Conseil un beau plafond. Le grand salonrenferme une statuette équestre de Jeanne d’Arc, avec un Anglais blessé à mort sous les pieds de son cheval, aussi par Marie d’Orléans .

— On a transporté dans le jardin les ruines d’une chapelle St-Jac-ques du xv e s.

Nous revenons maintenant sur nos pas par la rue Jeanne-d’Arc,jusqu’à la place de la République (v. ci-dessus). Là est l 'ancien