Fis. I.
**«• I. II.
Fig.II.Fig. I.
ÏIG. II.
àML
M.MME«SXBXKX!
- « «*• < ■* u»-y ti vv r uw / t, s ^ \ vv T / \TíV T f \ *OlT /''VTJtr
3*&K&K$X$K$Ki
f.'èWôfe'Safí&’SaS'ffl:
:X$XOX 9 X 9 XmX 9 Mí
X‘î><pX'bí , ^.wA'5)VX<îís>Xcj(?XwXw^^X^^|
MiMt *•■«•••>■»•«
RECUEIL
DES MACHINES
APPROUVÉES
PAR LACADÉMIE ROYALEDES SCIENCES.
No. i. v Avant 1699.
CRIC D’ÉOUILIBRE
POUR
ÉLEVER DES FARDEAUX,
INVENTÉ
PAR M. PERRAULT,
DE L’ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES.
AC , BD, sont deux montans enmortaisés par bas à desracineaux EF, où ils sont liés à contrefiche, ôc assembléspar le haut au moyen du chapeau AB. Dans l’intérieur deces montans sont des rainures H, G, dont chacune con-tient une double cramaillere dentée des deux côtés. Cettecramaillere est comprise par une piece de fer IZ , assezlarge pour la contenir. Entre les deux montans est unebascule ; son extrémité O porte le poids P , & à Textrê-mité R est la puissance. Pour que le poids monte il faut quela bascule monte aussi le long des montans. On va fairevoir comment cet effet fe produit.
Chaque long côté du châssis a deux chevilles X, Y ;ces chevilles sont fichées à l’extrêmité S du ressort ST. Lesressorts T, T engrenent toujours dans les dents de la cra-maillere, y étant retenus par les bords du montant DB quiles contient. II y aura donc équilibre si la puissance appli-quée en R est au poids P en raison réciproque de la distancedu poids au centre de mouvement ou point d appui, a ladistance de ce point d’appui à la puissance. Voilà l’effet dela machine en l’état d’équilibre, la bascule étant toujourssoutenue par les deux ressorts qui engrenent dans les côtésde la cramaillere. Examinons à présent cette machine dans1 état de mouvement.
Si la puissance appliquée en N se prête un peu au poids,ce poids descendra selon la direction O e, ce qui ne peutarriver sans que le pointXnelui serve de point d’appui surle ressort TX ; mais pendant ce temps Tautre ressort T Yaura été tiré de bas en haut, parce que la bascule ayant jdescendu par Textrêmité O, & son extrémité opposée N I
ayant monté suivant Tare N d, il s’ensuivra que le ressortY T aura monté d’un cran pendant cette action. Si la puis-sance , de moindre qu’elle étoit devient ensuite plus grande,c’est-à-dire, capable de vaincre la résistance du poids; cettepuissance tirant le bout N de la bascule, lui fera parcourirle chemin N b, par-là le point Y deviendra à son tourpoint d’appui, & le ressort X T montera lui-même d’uncran, étant tiré par la bascule qui se meut sur le point Y.
II est évident que la puissance devenant aussi plus grande Ôcplus petite alternativement, le poids montera insensible-ment le long du Cric jusqu’au haut de la machine, d’oùon le dégagera. II n’est pas besoin de dire que dans lemontant A C, opposé au montant B D, dont on a parlé, ily a un semblable Cric qui soutient la bascule, ôc que parconséquent il y a en tout quatre ressorts , dont deux agis-sent à la fois, un de chaque côté.
Ce poids étant détaché de la bascule, voici comme on p IG>la fera descendre pour reprendre un second fardeau.
< On a déja dit que la piece IZ renfermoit le Cric ; cette Fig. Iï;piece monte aussi avec la bascule. A cette même piece estfixée une cheville I, qui appuie sur un taquet L attachéau côté O N par un boulon de fer V, autour duquel ce ta-quet peut se mouvoir horizontalement; & comme il y a untaquet de chaque côté de la machine, parce que la bas-cule est soutenue par deux Crics; il y a au milieu de la bas-cule une traverse qubse meut autour dune cheville, re-présentée en L dans le profil, & en / dans la premiere Fi-gure : ce qui fait que quand cette traverse est parallèle aupetit côté de la bascule MN, elle appuie sur les deux ta-quets , qui ne peuvent alors fe dégager de dessous les che-villes, dont une est marquée I; ôc quand cette traverseest mise du même sens que le grand côté O, on fait reve-nir le taquet L de L en /, pour lors la piece I Z, qui n’est II. Scplus soutenue fur ce taquet, descend dê Z en T, en écar- U I«tant les ressorts jufqu’àce que la cheville soit descendue del’épaisseur du taquet, & porte fur le grand côté de la basculece qui est suffisant pour éloigner les ressorts T, T ; ensorteque ces ressorts n’engrenant plus dans la cramaillere, ils nesoutiennent plus la bascule, & la laissent descendre fans au- .cune difficulté le long des montans, pour recommencerla même opération, après Tavoir disposée comme elleétoit d’abord.
Cette machine, quoique lente , peut produire de grandseffets,
A