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Recueil des
N®. I< 5 . Avant 1699.
MACHINE
POUR
CONNOÌTRE LA PENTE
QUE L’EAU PREND DANS UN CANAL
Machines
pouvoitêtre, lorsque mesurant seau qui sortoitonlatrou-voit égale à celle qui entroit : alors en se servant du grandajutage, on a observé que seau étoit élevée à feutrée ducanal de six lignes au dessus de la surface à niveau, Ôc qu’àla sortie elle étoit élevée au dessus de cette même surfaceseulement de deux lignes ; & lorsqu’on se servoit du petitajutage, seau étoit haute de deux lignes à feutrée, ôcd’une ligne seulement à la sortie.
D’où il suit que la premiere eau avoit besoin de 4 lignesde pente pour 1 o toises, ce qui fait 2 pieds 9 pouces 4lignes pour 1000 toises , ôt qu'une ligne de pente suffisoità la seconde eau pour les mêmes 10 toises, ou 8 pouces 4.lignes pour mille toises.
QUI EST A NIVEAU,
INVENTÉE
PAR M. PERRAULT,
DE L’ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES.
A B est un canal de bois goudronné, de dix toises de longfur un pouce ôt demi de large, ôt autant de profondeur;il retourne fur lui-même de maniéré que feutrée A, ôt lasortie B sont proches sune desautre, ôt à même niveau:il est fermé à feutrée par une tringle de la même hauteurd'un pouce ôt demi : ôt à la sortie est une petite digue,haute seulement d’un pouce, qui tient par-tout le canalplein de cette hauteur. A un pouce ôt demi de feutrée deseau est une barre qui traverse le canal au-dessus de la mê-me hauteur d’un pouce, ôt qui laisse le canal libre par lefond, pour empêcher que seau entrant dans le canal nebouillonne, ôt n’ait une agitation qui empêche de bien ju-ger de fa hauteur. Asin que seau entre toujours à mêmequantité dans le canal pendant tout le temps nécessaire auxexpériences, elle y est jettée par un siphon qui perce unesebile , laquelle nage sur seau, que le siphon doit prendreôt verser, ensorte que le siphon est toujours dans un mêmeétat à l’égard de la surface de seau qu’il prend; ôt pourfaire les diverses expériences dont on a besoin, le bout.du siphon qui verse seau se peut élargir ou rétrécir, suivantqu’il est nécessaire d’avoir plus ou moins d’eau.
L’eau du siphon F est reçue dans un vaisseau G, quicommunique par le tuyau H avec feutrée A du canal. Gest un entonnoir par où l’on verse l’eau dans le sceau D,sans qu’il se fasse des balancemens capables de faire varierla sebile E. Ges précautions servent à faire qu’il entre tou-jours une même quantité d’eau à la fois dans le canal pen-dant tout le temps des expériences. Pour avoir plus ou moinsd’eau dans ces différentes expériences,on met au bout dusiphon des ajutages de diverses grandeurs. Par exemple,dans celles que M. Perrault a faites lui-même , il en avoitun d’un pouce qui emplissait une mesure connue en douzesecondes Ôt demie ; un autre d’un demi-pouce emplissoit lamême mesure en 25 secondes.
Voici les expériences qui furent faites.
i°. Le canal étant plein jusqu’au haut de la petitedigue, c’est-à-dire, à la hauteur d’un pouce, lorsqu’ons’estservi du petit ajutage , seau a commencé de passer par-dessus la digue après 1 minute 1 J secondes; ôc lorsqu’ons’est servi du grand ajutage , elle a commencé de passeraprès 3 8 secondes.
2°. Ayant jetté de la sciure de bois fur seau quandelle a été en train de couler, les premiers grains de cettesciure ont été 5 minutes .50 secondes à passer d’un bout ducanal à l’autre lorsqu’on se servoit du petit ajutage; ôc lors-qu’on se servoit du grand,ils n’ontété que3 minutes 30secondes.
3 0 . On a laissé courir seau assez long-temps pour fairequelle s’élevât autant qu’il étoit possible fur la surface quiétoit à niveau depuis feutrée du canal jusqu’à la petite di-gue ; Ôc l’on a connu quelle étoit autant élevée quelle le
N°. 17. Avant 1699.
ÉQUERRE AZIMUT ALE,
INVENTÉE
PAR M. B U OT,
DE L’ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES.
A C est une réglé de cuivre longue de deux pieds, lar-*ge de deux pouces six lignes, ôc épaisse de deux lignes ,íur laquelle on applique les montans EF, ôc GH, qui fontdeux réglés de cuivre bien dressées, ôc affermies par l’é-querre IK, ôc par les appuis MN.
L’équerre IK est jointe ôc attachée au derrieredes montans par 4 pitons ôc deux vis, dont les boutsfont marqués 1 ôc 2 , les têtes étant de l’autre côté;ôc à la réglé par trois pitons qui font soudés à la queueKL, ôc arrêtés par une forte vis, dont la tête est mar-quée L.
Les appuis MN qui arcboutent contre les montans ,tiennent à ces montans par deux fortes vis qui passentpar derriere eux, ôc dont les bouts entrent dans l’é-paisseur du bout des appuis marqués 3 ôc 4 : les autresbouts des appuis font soudés fur les pieds O, P, lesquelsfont attachés à la réglé AC par deux pitons qui entrentdans cette réglé , ôc par deux vis 5 ôc 6.
R ôc X font deux coulisses de même épaisseur que lesmontans, chacune defquelles porte une fourchette soudée:elles font marquées ST, ôc W. Les bras de ces fourchet-tes font faits pour soutenir les bouletes destinées à donnerles ombres Y ôc Z, fur la réglé.
Chacune de ces coulisses se place par le derriere des mon-tans, ôc se peut sixer de soi-même, ou par un ressort. Onpeut faire aussi aux coulisses les trous R ôc X contreperc fsou fraisés desautre côté d’une fort grande ouverture,asin que le bord de derriere* n’empêche pas le passage durayon du soleil qui doit tomber sur la réglé.
Sur la réglé AC on doit tirer quatre lignes parallèles en-tr’elles , ôc aux côtés de la réglé qui aboutissent aux extré-mités des côtés des montans, ôc une cinquième qui mar-que le milieu d’entre ces parallèles, ôc par conséquent lemilieu de sombre des boules.
Usage pour trouver la ligne méridienne.
L’usage de cet instrument consiste à trouver sur un planhorisontal la commune section de deux azimuths qui soientégalement éloignés du méridien ; car si l’on coupe endeux sangle compris par ces deux communes sections, onaura la section du méridien sur le même plan, que son ap-pelle ordinairement la ligne méridienne.
Si son fait sobservation dans un temps où le soleil montebeaucoup sur shorison, il est nécessaire de monter la cou-lisse bien haut, asin que sombre de la boule s’éloigne beau-coup