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[Tome premier.]
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APPROUVE’ES P.coup des montâns ; mais si le soleil est fort bas , il fautque la coulisse soit basse ,de peur que l’ombre de la boulene forte hors la regîe.

On pose la réglé fur un plan horifontal, le derriere desmontans tourné vers le soleil, de maniéré que leur ombretombe justement entre les lignes parallèles, ôc l’ombre dela boule fur la ligne du milieu en quelque point, commeY , lequel doit être marqué exactement avec un crayon. :& puis on tire une ligne fur le plan horifontal le long d’undes côtés de la réglé, laquelle ligne fera la section del’azimuth. Cette observation doit être faite deux outrois heures avant midi.

Après midi on expose l’instrument vers le soleil, commeon a fait à la premiere observation, prenant garde quandsombre de la boule se rencontrera sur le point Y marquéà Inobservation du matin, alors on tirera fur le plan hori-sontal une autre ligne le long du côté de la réglé, & cesera la commune section d’un azimuth ausi éloigné dumidi que celui de s observation du matin.

Si on veut faire deux observations le matin, & autantaprès midi fur un même point d'ombre, il faut prendre lepoint Y avec la coulisse X, ôc demi-heure ou une heure, après hausser ou baisser la coulisse R, jusqu à ce que sombrede la boule tombe sur le même point Y : en tirant les li-gnes fur le plan horifontal on aura deux communes sectionsde deux dissérens azimuths , lesquels se rencontreronten quelque point.

Losque son prendra celle du soir, il saut avoir soin deposer toujours le côté de la réglé fur le point du concoursdes deux premieres lignes, afin que les angles faits parces quatre lignes ayent un même sommet.

18. Avant itfpp.

MACHINE

POUR MESURER

LA FORCE MOUVANTE DE L’AIR,

INVENTÉE

r l’Acade’mie. 13

maniéré. On bouchera souverture K, & ayant mis le cy-lindre C D fur seau, on verra combien de temps il mettraà se vuider entièrement d’air par souverture G, étantchargé de poids S connus, ôc des différentes pesanteurs, ôcles ouvertures G étant variées suivant une proportionconnue aussi.

N 0 . 1 p. Avant 1 5 pp.

MANIERE

D’EMPÊCHER

LES VAISSEAUX DE SE BRISER

LORSQU ILS ÉCHOUENT,PROPOSÉE

PAR M. HUYGHENS?

DE L’ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES.

A B est un Vaisseau auquel on attache des grossespieces de bois C , D, E, dont la largeur est égale à celledeV a quille du Vaisseau. Çes pieces ne font attachées quepar un de leurs bouts, de maniéré qu elles peuvent obéirôc faire ressort.

Lorsqu’un Vaisseau échoue, il est plus souvent détruitpar les différentes chûtes que les coups de mer lui fontfaire en le soulevant, ÔC le laissant ensuite retomber sur leroc, que par séchouage même. M. Huyghens prétendque ces ressorts pourroient en le soutenant faire échapperau Vaisseau ces sortes de chocs ; mais comme il n’arriveguère qu’un Vaisseau échoué demeure droit fur fa quille,ôc qu’au contraire il est souvent couché sur le côté , lesressorts en ce cas deviendroient absolument inutiles ; deplus ces ressorts étant éloignés de la quille, plus ou moinsselon la grosseur du Vaisseau, seroient capables de le fairetoucher dans quelques endroits où il passeroit librementfans cela.

PAR M. HUYGHENS,

N°. 20.

Avant 1 5 pp.

DE L’ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES.

AB est un cylindre de fer blanc rempli d’eau jusqu’àenviron les deux tiers.

C D est un second cylindre qui peut entrer librementdans le premier , ôc fans le toucher.

EFG, HIK, font deux tuyaux de fer blanc coudésen F ôc en I, ôc élevés par leurs extrémités EH au dessusde la ligne d’eau : les extrémités G, K de ces tuyaux fontsoudées en G ôc en K au gros cylindre de fer blanc du-quel ils sortent ; vis-à-vis de l’extrêmité G du tuyau EFGon expose le bras M d’un moulinet MNOP : ôc à s extrémitéK du tuyau HIK on adapte le canon du soufflet R.

Pour connoître la force mouvante de sair par cette ma-chine, on mettra le cylindre CD, qui est ouvert par lebas, nager fur seau du cylindre AB, ôc sayant chargéd un poid connu S, on verra quel doit être le poids Qattaché à l’aîleP du moulinet, capable de faire équilibreAvec la force de sair contenu fous le cylindre C D , Ôcquele poids S oblige à sortir par souverture G ; ôc pour qu’ilY ait toujours une quantité d’air égale fous le cylindreGD, on en fournira de nouveau au moyen du soufflet R;& comme on peut changer à volonté les poids S, on con-noitra aisément quel est la force mouvante de sair chargéde dissérens poids.

On peut encore connoître la même chose d’une autre

INVENTION

POUR

ÉLEVER LES EAUX,

PROPOSÉE

PAR M. JOLI DE DIJON.

C Ette machine consiste en une poutre ABC mobileau point B, où elle est suspendue par un fort bou-lon , de maniéré quelle puisse prendre une situation ver-ticale telle que a c. La partie B A qui est plus courteque la partie B C , porte à son extrémité A un coffre gou-dronné , ensorte qu’il ne puisse laisser échapper seau qu’ila reçue du réservoir E, que par les tuyaux F ou G qui yfont adaptés. Ce bout A as ía poutre est encore chargédu contrepoids H qui fait équilibre avec l’excédent dela partie B C fur la partie B A, ôc même doit l’emporterde quelque chose. Le long de la poutre est couché le tuyauGI recourbé enl, qui lorsque le vaisseau D est plein, por-te seau qui coule continuellement de la source E, dans levaisseau K attaché au bout C de la poutre. Ce vaisseau Kdoit contenir assez d’eau pour qu’étant plein il entraîne la

D

Fig. I.