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[Tome premier.]
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14
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Fig. I,

Fis.II

14

Recueil des Machines

poutre dans la situation verticale a c ; pour lors le vaisseauD venu en c/ le dégorge dans le réservoir M garni d’untuyau qui fait jouer le jetd’eauN, dont la décharge re-tourne par un conduit O à la source E,Pendant que levaisseau D se vuide dans le réservoir M, le vaisseau K ve-nu en h perd aussi son eau par un tuyau P destiné à la lais-ser couler. Les deux vaisseaux D, K, étant vuides , le con-trepoids H que nous avons supposé capable de romprel’équilibre, rappelle la poutre dans la situation horisontaleou la partie B A porte sur un appui Q, & pour lors beaude la source recommençant à couler dans le vaisseau D,la machine recommencera aussi son jeu, qu’elle conti-nuera tant que la source lui fournira de seau.

On peut employer aussi la même méchanique pour éle-ver de seau à telle hauteur que l’on voudra ; pour cela onfixera le long du mur qui soutient le réservoir A d’autrespetits réservoirs B posés fur des consoles. Au-dessous dechaque réservoir on placera sur un boulon C un levier defer C D; de ces leviers le plus haut & le plus bas font pro-longés en E du double de leur longueur. Aux extrémitésD, D 3 ôte. font attachés des coffres goudronnés qui nepeuvent laisser échapper l’eau qu’ils reçoivent que parlestuyaux F. Chaque petit réservoir B a aussi un canal enforme de gouttière appuyé furie levier D C, ôt qui con-duit son eau dans le coffre D correspondant ; les leviersD, C, que bon peut appeller balanciers, font joints en-semble par une chaîne de fer D D , & de même les ex-trémités E E des balanciers.

L’extrêmité E du balancier inférieur est chargée d’uncoffre goudronné G, qui doit contenir lui seul plus d’eauque les trois coffres DD. L’eau coulant de la source Hdans le coffre D inférieur, emplit par le moyen du tuyauD E le coffre G ; ce coffre étant plein entraîne par sonpoids les deux balanciers DE, & le levier D C dans unesituation verticale : pour lors le coffre D x verse soneau dans le réservoir B 1 ; mais le coffre G s’étant vuidépendant ce temps, le poids des trois coffres D rappelleîa machine dans la situation horisontale, où elle recom-mence à recevoir l’eau de la source H : pendant ce tempsle réservoir B 1 jette son eau par le moyen de la gouttièreC D dans le coffre D 2 ; ce coffre par un second mouve-ment la porte dans le réservoir B 3 , d'où elle coule dansle coffre D 3, qui a un troisième mouvement, ôt la portedans le réservoir A, où on la vouloir élever.

N°. 21.

Avant 1699.

suspendra en A le fardeau Z que l’on veut peser : Ôc l’ostfera couler la corde D jusqu’à ce que le poids Z & lamasse B soient en équilibre, pour lors la corde D mon-trera fur les divisions le nombre de. livres que pese lepoids Z.

Maniéré de diviser la Balance.

Pour diviser cette balance, soit A C la distance entre lepoint A de suspension, ôt le centre C de gravité de la ma-chine à vuide ; du point C soit menée une ligne G D ,faisant un angle quelconque avec A C; soit encore cetteligne divisée en parties égales G 5, 5 xo, 10 xj , ôte. onrnenera du point A une ligne A E parallèle à C D ; &ayant pris fur cette ligne la partie A E, égale à la partieG y de la ligne CD, qui exprime le nombre délivrésque pèse la machine à vuide, comme dans cet exemple 5livres, on rnenera du point E aux divisions y , 10 , ly ,ôte. de la ligne C D, des lignes E y, E x o, E 1 y , ôte.qui donneront fur la ligne A C les points L, M, N, O,ôte, qui seront les divisions de la balance.

N 9 . 22. Avant 1699,

PLANISPHERE

POUR LES ÉTOILES

ET POUR LES PLANETES,

INVENTÉ

PAR M. ROEMER,

DE L’ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES.

C E Planisphère est composé de plaques en octogone Fíg. VA B I L de 1 y pouces 5 e demi de diamètre : elles II.font dos à dos éloignées l’une de l’autre de 3 pouces, afind’y placer les mouvemens nécessaires , comme on le voitpar le profil ; fur le premier côté A B on a représenté lesheures C D qui font marquées par une aiguille H por-tée par le cercle H G , qui peut tourner avec les planètespar le moyen de la clef qui estau centre.

Sur l’autre côté on a représenté le système des planètessuivant Copernic, avec leurs excentricités & leurs noeuds,selon la table suivante dressée pour 17x6.

BALANCE DANOISE,

E T

DE SA DIVISIONEN PROPORTION HARMONIQUEEXPLIQUÉE

Planètes. Longitude. Aphélie. Nœud ascendant.

S

O

M

5

O

M

s

D

M

Saturne

L

<5.

7.

O.

8.

29.

Z 7.

5.

22.

1 5*

Jupiter

P

2.

21.

45-

7-

5-

27.

5.

IO.

58.

Mars

o*

5.

55-

5-

c.

55-

I.

17.

3 7-

La Terre

t

Z.

xo.

59-

9.

8.

25.

Vénus

?

5-

27.

1.

xo.

7.

19.

2.

I4.

6.

Mercure

H

8.

12.

9.

8.

IZ.

50.

I.

15.

x<5.

PAR M. ROEMER,

DE L’ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES.

A B est une verge de deux ou trois pieds de long,lur laquelle font marquées des divisions inégales ; à <son extrémité A est un crochet propre à suspendre lescho 7ses que bon veut peser. L’autre extrémité B se termine enune masse remplie de plomb, de telle sorte que le centrede gravité de toute la machine à vuide se trouve le plusprès qu’il est possible de l’extrêmité B , comme parexemple en C.

D est une corde attachée à un morceau de bois qui sertde point d’appui à toute la machine. Pour s’en servir on

Cette table est dressée pour le midi du premier Janvier171 6 , ôt marque les lieux moyens : on voit, par exemple ,que la moyenne longitude de Saturne est au 7 e degréde la ^ , que Jupiter est au 2i d qy m des xr , & que.l’a-phélie de Saturne , ou son plus grand éloignement duSoleil est au 29 d 37 m du -B, 5 e son nœud ascendant, quiest le point où son orbite coupe l’écliptique en passantde la partie méridionale dans la septentrionale au 2 2 d1 y' 5?. . ,

Entre les deux platines on place la cage R T, qui Firenferme 12 roues ou pignons V X. Les roues X fonttoutes fixes à un arbre, qui doit faire un tour en un an ;ces six roues ou pignons engrenent dans six autres V ,où les plus grands nombres se trouvent poussés par les