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[Tome premier.]
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A io h . 43*

Recueil d es Machines

A io h

io c

47 "

49 "

arrive par le travers de Ratonneau ou dumouillage des Iíles fies courre.

la galere la Superbe a achevé de tourner.

la galere aux Machines a achevé de tour-ner.

N°. yy. *

SUPPLÉMENT

En revenant on a expérimenté que la galereaux Machines alloit considérablementplus vite à la fie que la galere la Superbe.

Á i i h . 30 m . on est rentré dans le port.

II paroît d’abord que la galere aux Machines a unavantage considérable fur la galere ordinaire pour sortirde son poste, & se mettre en mouvement, puisqu’en 7 mi-nutes , elle a parcouru toute la longueur du port sortantde son poste avec la vogue même sans se haller sur les ama-res : ce qu’une autre galere ne fait qu’avec beaucoup delenteur ; & la galere la Superbe étant sortie de son poste aemployé 8 minutes à parcourir un espace moindre que lalongueur du port.

Mais si l'on considéré les expériences faites hors duport, il sembleroit qu’on devroit conclure que la galereordinaireEemporte fur celles des Machines, même avecun nombre de chiourme égal, puisqu’on a vu qu’avec 8rames de moins de chaque côté elle soutenoit avec lagalere aux Machines, nonobstant le petit vent par prouequi lui faisoitplus de résistance qu’à l’autre, à cause de sesmats. Néanmoins si l’on fait attention que la chiourme de laSuperbe étoit beaucoup meilleure que celle de la galere auxMachines; que la galere la Superbe est une des meilleuresdu Roi, reconnue pour aller des mieux; que celle fur la-quelle on amis les Machines est une vieille galereftombée& condamnée ; que la chiourme de l’une est très-exercéepour le mouvement de la rame ordinaire ; que l’autre nel’est point pour la nouvelle vogue; qu’il n y a rien à ajoutera la galere ordinaire , soit pour la proportion des rames,leur longueur, largeur des pales, hauteur de point d’appui,&c., soit pour le bâtiment ; & qu’à la Machine il y a beau-coup de choses à reformer , tant aux rames qu’aux mani-velles , & aux différens postes des hommes pour augmen-ter leur force.

Si on fait réflexion fur toutes ces choses, on concluraavec assez d’évidence, qu’avec cette invention appliquéeà un bâtiment qui lui convienne, & ayant déterminé lalongueur des rames, la largeur des pales, la force des ma-nivelles , & la disposition des postes des hommes la plusavantageuse , on aura une plus grande vitesse qu’avec lesrames ordinaires , ainsi que la raison le persuade, à causequ’on évite le temps perdu, 6cle frottement qui se trouvedans la vogue ordinaire.

Cependant pour faire voir par cette expérience ( toutedéfectueuse qu’elle est par les raisons alléguées ci-dessus )que la vitesse est plus grande par cette vogue que par lavogue ordinaire, lorsque toutes choses font égales de part& d’autre, l’on trouve dans les Journaux de M. De Cha-melles, que le 28 Juin x< 58 y, la Patrone, accompagnée de.14 autres galères sortit du port de Marseille à 3 11 . yo m .,& voguant tout en calme arriva aux Isies à 4K. 23“. ainsielle employa 33 minutes pour aller de la Chaifne auxIsles. Or la galere aux Machines a fait autant de cheminavec 200 hommes en 3 o minutes, étant partie de la Chaifneà io h , x 3 ra . & arrivée par le travers du mouillage des Islesà io h . 43 m . quoiqu’il y eût un peu de vent par proue.

Pour ce qui regarde la fatigue que l’on fait en voguantpar cette nouvelle maniéré , elle paroît moins considéra-ble que par la vogue ordinaire, le mouvement n’étantpassi grand, ce qui seroit une augmentation pour la vitessedans un long espace de temps.

AUX

RAMES TOURNANTES»

INVENTÉES

PAR M. DU QUE T.

Es rames AB, CD, au lieu d’être fixées fur l’arbreE, peuvent tourner fur elles-mêmes pendant les ré-volutions du même arbre. Chaque rame, comme FGH,ne fait qu’une feule piece ; leurs surfaces font disposées ensens contraire; c’est-à-dire, que la rame F présente sonplat, & l’autre H présente son tranchant. A la moitié, ouenviron de chaque rame sont fixement attachées les chevil-les IL perpendiculairement à leurs surfaces; ces chevillesfont également longues de part & d’autre. Autour du sa-bord , par où passe l’arbre des rames , l’on pratique deuxdemi-cercles concentriques MNO, PQR , fixement atta-chés contre le côté du vaisseau. L’intervalle OPQN, quin’est point un cercle, est rempli par une portion d’orbe oupiece de bois solide. Cette piece étant fixée àl’endroit ouon la volt marquée, lorsque la rame circule suivant les arcsHA, F f 9 la cheville comprise dans l’intervalle vuide descercles MNQR venant à rencontrer le côté NQ, la ra-me F se tournera nécessairement sur son plat pour entrerdans seau, & réciproquement la rame H tournera sur sontranchant pour en sortir ; ce qui arrivera aussi à la premiereF, quand elle aura fait sa demi- révolution ; & comme lapartie pleine NQPO ne va point iusqu’au quart-de-cercle,l’on voit que ce changement ne se fait qu’après que la ramea passé la verticale, & qu’elle a produit tout l’effet dontelle étoit capable. Par cette construction l’inconvénientqui restoit à ces fortes de rames se trouve supprimé.

XXXXXMXXXXMXXXXXXXXXXXiXXX

N°. 5 < 5 . 1 699,

SONOMETRE

INVENTÉ

PAR M. LOULIÉ.

AB est une boîte qui contient une piece DEF à cou-lisse le long de l’autre piece L M fixement attachée au fondde la boîte. L’extrêrrslté ED sort par une ouverture demême figure que la piece pratiquée en B. L’autre extrémitéF porte une espece d’équerre Assujettie par une vis, &poussée par un ressort, de maniéré que cette équerre pincela corde HNG, à l'endroit I.

La seconde figure est de grandeur naturelle , & est di-visée suivant les proportions nécessaires, pour faire rendreà la corde le son que l’on veut pour accorder quelque ins-trument que ce soit, ce qui se pratique de la maniéré sui-vante.

A chaque division de la piece DE il y a une petite pointeque l’on fait passer par l’ouverture B faite à la boîte: pourlors lorsque Ion voudra avoir une note, on tirera la pieceen faisant passer la pointe de cette note; ensuite appliquantexactement cette pointe contre l’ouverture de la boîte,on pincera la corde avec le doigt en N , & cette corderendra le son demandé. Cet effet se produit par les diffé-rens