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[Tome premier.]
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APPROUVE* ES PAl| 5, 1 - & sera donc que le châssis A B C D qui est fixé à l’arbre E F,est mobile fur les deux points E F ; que ce chaísis fait lesmêmes vibrations que feroit un pendule autour des mê-mes points. Cela supposé, voici la méchanique employéepour monter l’eau*

j Les côtés A O ,BC du châssis contiennent dans leurépaisseur des cahotes M NO P,*auxquelles font attachésfies tuyaux-RM, MO’, O N, NP,PS: aux extrémitésfie chaque tuyau font des soupapes ; par exemple, le pre-mier tuyau S P a une soupape dans la cassote P ; le secondtuyau P N dans la cassote N, &c. excepté le dernier tuyauMR, qui est celui du dégorgement ; cette constructionétant conçue;, en voici les effets.

Le premier tuyau trempant dans Peau d’une certainestuantité, si Pon tire le pendule de L vers Y, Peau entrera. par l’ouverture jusques dans la cassote P, en ouvrantla soupape, qui peut se renverser en ce sens-là. Laissant al-ler le châssis, Peau qui tend à sortir de la même cassote PArmera cette soupape , & ne pouvant plus retournerfians le tuyau S , s écoulera dans le tuyau P N , qui par lemouvement alternatif du châssis au-delà de la perpendiculai-re deviendra horizontal, ou même incliné en sens contraire,& par-là on tirera dans la cassote N, & ainsi de tous lesOutres tuyaux & cassotes, jusqu’au dégorgement en R.

, II paroît que pour mieux agiter cette machine en ma-céré de pendule, & lui faire produire son effet, il est né-cessaire que P extrémité L soit tirée de chaque côté pardeux cordes opposées. On croit quêtant bien exécutée, &d'une matière légere , comme de fer blanc, elle pourroitréussir.

N®.

64.

1701,

CRIC CIRCULAIRE,

PROPOSÉ

PAR M. THOMAS.

C Ette machine est composée d’une grande roue A, aucentre de laquelle est fixé un tambour cannelé C,aut our duquel se roule la corde attachée au fardeau. Lafoue A est menée par un pignon D porté par la roue dentée.> qu’un second pignon E fait mouvoir à saide d’une ma-melle F qui lui est adaptée. Tout cet assemblage est ren-sermé dans la cage Z Y , que Pon saisit par des cordes à|m point fixe P. Ces roues peuvent se démonter en ôtant* a clavette ou cheville K, qui donne la liberté de lever laP at teà charnière R; pour lors la piece Qs’abbat, ôcle cric* e trouve démonté. Voicile calcul de son avantage.

Calcul.

. Ea manivelle F étant supposée d’un pied de rayon, sonP^uon E de 3 pouces aussi de rayon, un pied jiour lera yon de la roue B, z pouces pour celui de son pignon,pied & demi pour le rayon de la roue A, 6 pouces pour^ e lui du treuil C , suivant le principe général, la puissanceau poids comme le produit des rayons des pignonsEst au produit des rayons des roues ; c est-a-dire, com-me rràT,ou i à 4 8 ; donc une force de 1 o livres appli-3 uée à la manivelle fera équilibre avec une résistance4S0. ■

Ce cric ne diffère en rien d’effentiel d’une machine detev in , appellée Pancratïutn : cependant il peut etre quel-ssuefois plus commode, à cause du peu d’efpace qu il oc-ôc de la maniéré dont les forces font appliquées con-vie fardeau. M. Thomas a fait en 170Z quelques appli-Catl pns de fòn mouvement, qui ont paru bonnes, com-ïì)e _ a la grue Lt à uncharriot chargé a un fardeau.

P'°ye{ 1703.

R l’Ac ade’mie,

N*. 65.

35

1701.

MACHINE

POUR

REMEDIER A LA FUMÉE,

PROPOSÉE

PAR M. DE FARGUES.

ÀBCD est une cage solidement attachée sur le dessus Fig, I.du tuyau de la cheminée G; cette cage renferme un côneEF, creux & tronqué , dont on a ôté une partie du pour-tour. La base F D est formée par une portion de cercle.

La partie supérieure E est tout-à-fait pleine ; ces sortes decônes font ordinairement appellés chapeaux: celui-ci peuttourner librement fur son axe, & est élevé un peu au-dessusdes bords de la cheminée.; il porte dans son milieu un cer-cle H garni fie pointes de fer, fur lequel passe une chaî-ne fans fin, qui passe aussi fur une roue I pareillement gar-nie de pointes de fer, & fixée au milieu de la tige d’unegirouette L M; d’où il fuit que la girouette ne peut tour-ner fans que la roue I ne tourne aussi, & par conséquent nefasse tourner le chapeau H, lequel par ce mouvement pré-sentera son côté plein au vent, pourvu que le milieu de cecôté plein ait été une fois posé dans la direction de cette gi-rouette , & tourné d’un côté opposé.

De cette maniéré, si la girouette prend la situation L /, p iG jj1e chapeau fera le chemin H/$, ôt par conséquent s’oppo-sera au vent, en donnant la liberté à la fumée de sortirhors du tuyau. II y a cependant certains cas où la machinene remedieroit peut-être pas à la fumée. Par exemple, lors-que les vents font trop horizontaux, ils peuvent passer dansl’intervalle qui reste entre le bord de la cheminée & la basedu chapeau, & encore à la fumée causée par le soleil lors-qu’elle en est éclairée ; au reste cette maniéré d’établir deschapeaux furies cheminées, quoique d’un plus grand coût,est beaucoup plus solide que les chapeaux ordinaires,d’autantque ceux-ci n’ont qu’une simple girouette qui lesdirige , & souvent qui occasionne leur renversementlorsqu’ils ne sont soutenus que par un seul point, aulieu quedans cette machine le chapeau est retenu par les deux boutsde son axe sur lequel il tourne ; car cet axe sert encorede montant à la cage à laquelle il est fixé.

N ç . 66 .

1701.

CRIC

INVENTÉ

PAR M. G O B E R T.

L A vis A sert de crémaillère ; elle monte & descendpar le moyen d’un écrou B , auquel est fixée la roue àrochet I, que l'on fait mouvoir avec le levier Z L M. Lecollier L de ce levier se place fur 1 écrou B; ôt se cliquetM engrene dans 1 e rochet I. Outre ce rochet une roue Emenée par la vis fans fin G sert encore à élever la tige A.Les rondelles C D F servent à assujettir ce cric, & à sou-tenir tout l’effort ; elles font rivées au corps de la boîte H,dans laquelle font contenues ses pieces du cric. La chapePP est pour assujettir ce que l'on veut arracher on enlever.La virole Q adaptée à cette chape doit être percée en cônetronqué & renversé ; son usage est d’arracher les chevilles