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[Tome premier.]
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APPROUVE* ES PA

ÀB est la pârtie du cabestan qui est sous le gaillard dulisteau,&BD l’autrepartie comprise dansl’entrepont.pn appliquera des barres à ces deux endroits, où l'on placeI e hommes destinés à le faire tourner.

E G est le cabestan à lanterne dont la partie E F est sem-blable à la partie AB du premier. Le colet F est dans l’épaisfeur du pont , & son extrémité G dans la carlingue, de^etne que les cabestans déja en usage.

Ce cabestan ne différé donc des autres qu’en ce qu’ilEst composé d une lanterne HI, dans laquelle engreneroue horizontale IL fixée à un second cabestan M.p est s ur ce cabestan que l’on garnit le cordage sur lequel* °n veut virer. II est clair que par ce moyen la force serabeaucoup augmentée ; mais la lenteur fera austì propor-tionnée. Ce cabestan est à peu-près semblable au précé-dent, & presque sujet aux mêmes inconvénient Le tempsest souvent trop précieux en mer pour se servir de sem-blables machines, puisque quand un vaisseau vient àc haffer sur des endroits dangereux , on est obligé de cou-P er le cable, ne pouvant avoir le temps de lever i’ancreav ec iecabestan simple : à quoi il faut ajouter les frottemensc °ndnuels qui s’y rencontrent, & qui tendent à faire man-der les dents de la roue ; ce qui pourroit arriver dans des[emps précipités, ôc jetteroit un équipage dans l’em-barras.

Cependant il y auroit des occasions où l'on pourroit® e n servir, telles que celles qui font rapportées au ca-bestan précédent de M. De La Madelaine. II peut encorebtre en usage dans les pontons pour coucher un vaisseaup r le côté, pour le mettre en caréné; il servira encore à*es mater, & à d’autres manœuvres où il faudroit em-pl°yer beaucoup de force lorsque l’on aura tout le temps

nécessaire.

En ces différons cas il résulte plusieurs avantages.

, i. II augmentera la force de maniéré qu’il faudra lesbeux tiers moins de monde.

. 2. En s’en servant dans un vaisseau, il supprimera leVlr age de l’entrepont, ce qui soulagera beaucoup l’équi-P a ge, par le dérangement qu’on est obligé de faire desfanons & des coffres qui se rencontrent dans le circuit16 ou 18 pieds de diamètre qu’il faut pour poser lesbarres.

3 . On aura plus de fusée pour entortiller le tournevire ;par ce moyen on avancera beaucoup la manœuvre, cho-yant bien moins souvent qu’avec l’autre.

4. Les matelots ne feront plus en danger d'être blessés,Comme il arrive quand le linguet vient à manquer.

N?,

70 .

1702.

MACHINE

POUR

Tirer les vaisseaux a terre,

INVENTÉE

ì.

P A R M. D U M Ë.

j AB C font les cables qui tiennent au berceau qui portev aiíf eau fur la cale : ces cables font amarrés aux grossesP°RUes, 1,2,3 , qui font suivies de quatre autres 4,5.J 7 ; les deux moufles 4,5 tiennent aux ancres D, E,U moyen des cables D G, E F, qui se doublent daus l’or-S rteau de l’ancre, & qui viennent ensuite s’amarrer à l’é-ope de la poulie. Les deux autres poulies 6 , 7 font en-re étropées aux moufles HI, dont les usages seront ex-Phqués.

l e ? r ans f les . se P c poulies, 1, 2, z, 4, 5, 6 k 7, passegros funin, qui après avoir fait tous les tours que l’onc re marquer dans cette figure, vient s’amarrer par ses

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deux bouts aux chapes des moufles L M. Les rouets dessept grosses poulies doivent avoir deux pieds & demide diamètre, ôc cinq pouces deux lignes d’épaiffeur, lefunin qui passe dedans ayant quinze pouces de gros ou decirconférence.

Les six autres moufles L,M,N,O,H,I, fervent àtirer fur les grosses poulies 1,2,3, &c., au moyen dupetit funin qui y passe.

Les plus grands rouets des moufles L, M, &c., doi-vent avoir deux pieds ôc demi de diamètre, ôc les pluspetits rouets, c'est-à-dire, ceux qui viennent vers l’extrêmitéla plus étroite de la chape, diminueront toujours de sixpouces aussi de diamètre ; mais ils auront tous la mêmeépaisseur, qui doit être de trois pouces deux lignes, lefunin qui leur sert ayant neuf pouces de circonférence.

Ge funin après avoir passé plusieurs fois de la poulie Mdans la poulie N, de-là dans la poulie I, ses deux extré-mités P, Q se garnissent aux cabestans à lanterne qui leurrépondent, ôc ces deux cabestans font fixés aux deuxancres 20, 30, qui leur répondent aussi, ôc qui font en-terrées à la partie la plus éloignée de la cale. Un funinsemblable passe de là poulie L dans la poulie O, & de-làdans la poulie H. Ses deux bouts R, S vont pareillementse garnir aux cabestans qui leur répondent, de façonqu’il y a quatre cabestans de front correspondans auxquatre ancres supérieures placées de la même maniéré ; lesdeux autres ancres TV, font pour retenir par leurs or-ganeaux les poulies dormantes O N, de même les grossespoulies dormantes 4, 5, font retenues par les ancresD, E.

L’on voit que cette machine produira une force pro-portionnée aux retours des cordages multipliés, ôc quepar son moyen l’on peut faire, de grands efforts. L’on don-nera le calcul de l’avantage de ces sortes de machines dansune semblable qui sera décrite à Tannée 1703.

La deuxieme figure représente le plan de la cale, com- Fig. II.posée de trois coulisses AB, GD, EF : ces coulissesdoivent être de trois pieds de profondeur ; elles contien-nent des rouleaux dans une partie de leur longueur , telsque BG : ces rouleaux seront de neuf pouces de longueurchacun, qui est auísi à peu près l’ouverture de la coulisse;ôc ils seront soutenus par leurs axes , pour plus grande fure-té , en quatre dissérens endroits, savoir par les coulisses,ôc par deux autres bordages qui régneront tout le long descoulisses, comme on le peut voir parle profil de toutela largeur de la cale. G’est fur les coulisses AB, EF que p IG . m.portent les anguilles du ber , & la coulisse C D du milieuporte une piece propre à recevoir la quille du vaisseau. Lesanguilles auront un pied d’épaisseur, deux pieds huit poucesde largeur, ôc porteront fur leurs côtés de distance en dis-tance , des rouets qui déborderont seulement d’un pouce ,au moyen defquels les anguilles ne frotteront point contreles côtés intérieurs des coulisses.

La quatrième figure marque le profil de la cale suivant p iG , \y mla longueur, ôc donne par conséquent sa pente, qui doitêtre de dix lignes par pied, afin que le vaisseau ne viennepoint de trop loin.

Lorsque l’on voudra donc tirer un vaisseau à sec, 1 ap-pareil ordinaire supposé fait, c’est-à-dire, le vaisseau éta-bli sur son berceau, ce berceau saisi par Ls cables A, B, C,l’on fera virer les quatre cabestans à la fois qui tireront furles quatre cordages S, R, P, Qj au moyen de quoi levaisseau montera le long du plan ; mais pour cela il fautobserver que tous les cordages soient bien passés, ôc quela manœuvre soit conduite à propos ; car il y a bien desinconvéniens ôc du risque dans cette maniéré de tirer lesvaisseaux.

1. On ne sauroit avoir trop d’attention à faire porter levaisseau sur son berceau, où il est toujours en danger de serenverser.

2. Les dissérens ébranlemens causés parle travail, & lesdissérens tours que le vaisseau se donne en cette situation

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