z8 Recueil de
par rapport à son poids, lui font souvent prendre de fauxcôtés, en altérant absolument sa construction.
3. Si un funin vient à casser, il peut résulter beau-coup d’accidens, tant pour le vaisseau que pour les ouvriers.
4. Enfin en se servant de ces sortes de cabestans à lan-terne , il est vrai qu’on augmente la force, toutefois enperdant du temps proportionnellement ; mais aussi, il est àcraindre qu’une des dents de la lanterne, ou de la rouequi la conduit, ne vienne à casser , ce qui prcduiroit lemême effet que si le cordage cassoit.
Cependant ces inconvéniens ne font pas fans remede,puisque l’on se sert tous les jours d’une manoeuvre à peuprès semblable pour le même usage.
Machines
piston qui tient au bras IZ , ensorte que dans ce second câsle châssis prendra la situation i ^ m h , jusqu’à ce que laroue demi - dentée ayant achevé sa révolution , vienneà engréner de nouveau vers Q, ôc ainsi de fuite : en-sorte que chaque piston aspirera ôc refoulera alternati-vement.
La méchanique employée dans cette machine n est pointnouvelle ; elle se trouve dans Ramelli, ôc l’applicationque l’on en fait ici n’est point assez avantageuse pour pro-duire de grands effets. De plus il faudra un puissant mo-teur pour la faire agir : les grands frottemens qui s’y ren-contrent, joints à la pesanteur de la matière qui la compose,en rendront les mouvemens durs.
N°. 71.
1702.
M A C H INE
POUR
ÉLEVER L’EAU,
PAR M. G A Y.
I. T ’On suppose ici qu’il faille élever de seau d’une riviere1 1 par le moyen de son courant, ôc que pour y parveniron emploie cette machine. On commencera par faire d’un 1côté ou de l’autre de la riviere un réservoir ABC, sur lesbords duquel on établira une plate-forme D E, percée danstoute son épaisseur de deux trous ronds pour y recevoir lesdeux corps de pompe F, G, qui doivent tremper dans leréservoir : ces pompes n’ont rien de particulier , ôc fontgarnies de soupapes, comme on le volt en profil dans lafigure 2.
F* Un bâtis construit fur cette plate - forme entre les deuxcorps de pompes contient un châssis HI, dont les côtésqui le forment font mobiles autour des chevilles qui l’as-semblent à ses quatre angles. Dans le milieu du grand côtéMI, est une portion de roue dentée, au centre de laquelleest une cheville. II y a une autre cheville semblable au mi-lieu de l’autre grand côté H Z, & ces deux grands côtésétant semblables, les deux chevilles serviront de suspen-sion au châssis, c’est-à-dire, que ce châssis fera assujetti auxmontans N, O, aux deux points P, Q, autour desquelsil peut se mouvoir verticalement.
Au milieu de chaque petit côté, comme MH, est fixéun bras R S qui tient la tige du piston de la pompe F : il enest de même de l’autre côté.
Cette machine est mise en mouvement par la roue T,construite à l’extrêmité la plus éloignée de la plate-forme.Cette roue présente fes aubes ou palettes au courant, ôcest soutenue par son arbre aux deux montans du bâtis V : àl’endroit de cet arbre qui répond au châssis, on fixe une roueX à demi dentée, ôc qui dans fa révolution engrene dansla portion de roue dentée, pratiquée au milieu du côtéMI,ce qui fait baisser un côté du châssis, ôc élever l’autre, ôcpar conséquent aspirer une pompe, & refouler l’autre. Lechâssis revient en son premier état par le moyen d’un poidsappliqué en I, qui lorsque ce côté est élevé par le mou-vement de la roue, & que cette roue n’engrene plus, obligece côté de descendre, ôc le faisant refouler, sautre côté re-monte ôc aspire.
. III. Car si l’on conçoit le châssis HI mobile autour des quatrepoints M,I,Z,H, ensemble sur les deux points P, Q,lorsque la roue X tournera de X en W, ÔC qu’elle engrè-nera au côté supérieur du châssis, elle fera aspirer le pis-ton du côté I, ôc refouler celui qui tient au bras R S ;mais quand cette roue viendra à fa derniere dent, ellecessera d’engréner, ôc alors n’agissant plus fur le châssis,le poids I qui avoit été élevé retombera ôc fera refouler le
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1702.
LEVIER
A ROUE D ENTÉE,
INVENTÉ
PAR M. DE LA GAROUSTE.
L E grand levier AB a son point d’appui en C , au- p! 1
dessous & au-dessus duquel font deux pattes ou piedsde biche D , E, mobiles autour de leurs doux. Ces pat-tes font chacune appuyées fur un des fuseaux de la lanterneF. A l’autre extrémité de l’arbre de cette lanterne est ustpignon G qui fait tourner ia roue H avec son arbre I,autour duquel s’entortille la corde attachée au fardeau quel’on veut tirer ou lever, selon la situation de la ma-chine. |
Le mouvement de cette machine vient de la force ím- ^primée sur la roue F, produite par l’impulsion du levierA B, auquel une puissance appliquée en A fait faire le che-min L M, L N. L’action de la patte D se fait suivant l’arcL M; elle pousse par conséquent la roue F ; cette patte é-chape au fuseau qu’elle poussoit en faisant revenir le bras dulevier de M vers L j alors le bras du levier se trouvant per-pendiculaire à l’horizon, l’impulfion de la patte E se faiten faisant parcourir au levier le chemin L N. La patte Déchappe le fuseau r, ôc remonte sur le fuseau S, qui est en-suite poussé en faisant revenir le levier de N en L ; ôc ainsides autres.
Calcul de la force de la Machine.
Si l’on suppose la puissance agissante sur la lanterne parune ligne parallèle à l’horizon, la puissance sera à la résis-tance du fardeau, comme le produit du rayon du pignon G,multiplié par le rayon du treuil I, est au produit du rayonde la lanterne F, multipliéjaar le rayon de la roue H; maisla puissance est appliquée a l’extrêmité A du levier : ainsielle diminuera ôc augmentera suivant la déterminationqu’on lui donnera ; car ce levier change de nature alterna-tivement , c’est-à-dire, qu’il est tantôt de la premiere , &tantôt de la seconde espece. Par exemple, lorsque la puis-sance appliquée en A fait décrire au levier l’arc L M, cettepuissance sera à la résistance comme c b à C A, levier de 1 ^premiere espece.
Lorsque ce même levier revient de M en L, ôc qn’siest ensuite poussé de L en N, en ce cas la puissance fera ala résistance comme CT à C A, levier de la second?espece.
En nombres, on suppose cette puissance de 28 livre 5appliquée directement à la lanterne F : cetre lanterneégale à la roue H, ôc de 14 pouces chacune de rayon,le pignon ôc le treuil aussi égaux, de 3 pouces chacun d?rayon ; la puissance fera à la résistance du fardeau comme9 est à 1 9 6 i mais par rapport au levier, supposant que C p