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[Tome premier.]
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APPROUVEES PARsoit à C A, comme i à 28 : une livre en A, suivant l’arcL M, en tiendra donc 609 f- en équilibre, & suivant ParcL N pour faction de la patte E, ce sera comme C T àC A 3 qui est comme 2 à 28 : il faudra donc un effort dou-ble, c’est-à-dire, que deux livres en N feront équilibre avecune résistance égale à ce qu’une livre en M faifoit, qui est609

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N». 73.

1702.

1 Anch e

u.

Lg. I.«C II.

AUTRE LEVIER

A ROUES DENTÉES?

INVENTÉ

PAR M. DE LA GAROUSTE.

A lanterne A porte un rochet B qui lui est fixé,garni cPun cliquet I pouffé par un ressort. A l’ex-trémité opposée de l’arbre de cette lanterne est un pignonC qui engrene dans une roue D, à Parbre de laquelleest un second pignon E qui mene la roue F fixement at-tachée à l’extrêmité du tambour G, sur lequel roule lacorde attachée au poids. Le petit rouleau H est pour di-minuer le frottement de la corde. Deux leviers tels queb d e, dont le centre de mouvement est en e, servent àfaire mouvoir la machine, au moyen de deux crochets quiy font adaptés, & qui peuvent se mouvoir furies doux quiles assemblent : ils prennent alternativement lès fuseaux dela lanterne, dans laquelle ils tombent par leur propre poids;& étant tirés en avant, ils feront tourner nécessairementla lanterne, Sc par conséquent tout le rouage qui attirerale fardeau.

Cette machine a beaucoup de rapport au levier de M.De La Garouste ; elle n’en différé que dans le nombre desroues dentées qui se trouvent ici augmentées; mais auíîì laposition des leviers n’est pas si avantageuse que dans la pre-mière machine. Voici le calcul de l'avantage qui fera voirde quoi elle est capable.

Calcul.

Si la puissance agissoit directement à la lanterne parune direction horizontale , la puissance seroit à la ré-sistance du fardeau , comme le produit fait du rayondu pignon C , du rayon de l’autre pignon E, St du rayondu tambour G, est au produit fait du rayon de la lan-terne A, du rayon de la roue D, St du rayon de laroue F. Supposant la puissance de 50 livres, la lan-terne A St les deux roues D , F, toutes trois de 12 pou-ces chacune de rayon, les pignons C, E, chacun de 5pouces , le tambour G de 9 pouces austi de rayon, nousaurons cette proportion P. R : : 50. 3 84; mais la puissanceagissant à l’extrêmité b du levier, elle augmentera en forcedans la raison de ed à eb : or ed étant à eb comme 1 à 4, il«'ensuivra que la puissance ne fera que la quatrième partiede ressort qu’elle faifoit à la lanterne; donc en ce casL R : : 12 ì. 384.

K°.

74 -

INVENTE

1702.

levier a rochet,

m;

PAR M. DE LA GAROUSTE.

ClîE A B est une roue taillée en forme de rochet, au centre deLquelle est fixé un cylindre C, qui se peut mouvoir avec le

l’A c a d e’ m i e. 39

rochet sur ses deux pivots soutenus par un bâtis DE. Unlevier F G H mobile au point G, & qui est ici dans unesituation horizontale, fait mouvoir le rochet, & par con-séquent le treuil qui lui est attaché par le moyen de deuxétriers IL, M N. Car ces étriers qui font mobiles auxpoints I, M, font tellement diíposés, & prennent les dentsdu rochet de telle maniéré, que haussant & baillant suc-cessivement les bras du levier, ils feront tourner le rochet.L’un des deux étriers tend toujours à tirer à lui le rochet,tandis que par ce mouvement l’autre échappe à la dent qu’ilavoit prise, & en reprend une autre. Par exemple, si l’onabaisse l’extrêmité H, l’étrier IL tirera en en-haut le ro-chet, & le fera tourner sur lui-même, si ensuite on élevece bout H en abattant le bout opposé F, suivant lesarcs F /■, & h H, ce fera le second étrier M, N, quifera tourner la roue, pendant que l’autre tombera parson propre poids, & prendra une autre dent du rochetpour le faire mouvoir de quelque côté que l’on agitele levier. Le poids P est le fardeau que l’on veut tirer,fous lequel l’on place des rouleaux pour en faciliter letransport.

N 9 . 75.

1702.

E N E

T

R E

Fig. I.

&II.

DE MENUISERIE

GARNIE D’U N CONTREVENT,

INVENTÉE

PA R M. G O D E F R o Y.

L A fenêtre AB C D est garnie de châssis à verre:

elle ne différé des fenêtres ordinaires qu en ce quechaque côté du contrevent, comme E F G H , au lieud’être d’une feule piece, est brisé en z parties suivant,sa largeur, & assemblé par des charnières qui permettentaux pieces de Rappliquer les unes fur les autres. Ce con-trevent est adapté au châssis même AB C D, & non endehors de l’embrasure, comme les contrevents ordi-naires , de maniéré que chaque brisure n’étant pas pluslarge que l’épaisseur du mur qui forme la fenêtre, lecontrevent étant plié peut être aisément logé en dedans,où il est retenu par un boulon scellé dans le mur, & qui en-tre dans des trous L,L, pratiqués aux brisureslesquelles fontensuite retenues par une clavette : un second boulon Mfixé en dehors sert à la fermeture des contrevents quis’assemblent alors en feuillure. Un semblable boulon estfixé pour le même usage à la partie inférieure de la fenêtre.

Ces boulons entrent de même que ceux dont on a parlé ci-dessus, dans des trous ronds G, G, faits aux extrémités dela derniere brisure.

Voici la maniéré dont ces contrevents s’ouvrent & feferment.

Si l’on veut fermer la fenêtre avec les contrevents, Fig. III.on dégagera les brisures 2, 3 , 3,4,4, 5, âu boulon I ;ensuite on appliquera la partie 2, 3 , sur l’épaisseur dumur , après quoi les deux autres parties 3,4,4, 5 Ibtrouvant au niveau du dehors, on redressera ces deuxmêmes parties, dont la derniere 4,5, fera retenue par leboulon M. C’est la même méchanique pour l’autre côté ducontrevent, qui est semblable à celui - ci. La fenêtre fer-mée est représentée par les chiffres 5 ,7, M,8,9, St lecontrevent fe trouvera arrêté par la clavette du boulon M.

Lorsque l’on voudra ouvrir le contrevent, & le serrer, onle dégagera en tirant les clavettes des boulons M ; ensuiteon fera rentrer les deux côtés que l’on appliquera contre lemur, en assujettissant ces côtés contre les murs de l’em-