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brasure où ils seront arrêtés par les boulons II, ôcc., qui yfont scellés.
Si cette espece de contrevent coûte plus à construire,il est aufïì plus durable ôc plus commode que les contre-vents ordinaires qui font posés en dehors, & sujets auxinjures de l’air : outre qisils font plus difficiles à ouvrir ôcà fermer, su r-tout lorsqu’ils font exposés à de grands ventsqui les appliquent fortement contre les murs , & qui obli-gent de p aster la moitié du corps hors de la fenêtre pourles pouvoir fermer, ou arrêter îorfqu’ils font ouverts ; ilsfont auffi plus sujets à se défaire des tourniquets qui les re-tiennent , ôc par conséquent sont souvent battus ôc briséspar le vent : celui-ci n’est point sujet à tous ces inconvé-niens, puiíqu’il peut fe plier & être renfermé dans un petitvolume, où il est parfaitement assujetti.
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I702.
N®. 76.
PARAPETS TOURNANS,
PROPOSÉS
PAR M. DE BARVILLE.
fia. I. A B C D représente l’escarpe d’un fossé ; C D est supposé
le cordon : sur ce cordon on substitue à la place des para-pets ordinaires d’autres parapets 1, 2,3,4, qui peuvents’élever ôcs’abattre, de forte que le front d’une fortifica-Fig. II. tionfe trouveroit revêtu d un parapet construit par parties ,dont chacune, comme E F G H, est composée de plusieursmadriers fort épais, ôc recouverts de lames de fer. Sur undes longs côtés de ce rectangle est pratiqué un arbre ILgarni de trois pointes de fer. Cet arbre tient au parapetpar deux pitons tels que N, qui font solidement attachés àfépaisseur de ce même parapet, de maniéré qu’il peut tour-ner fur les points I, L.
Le long des petits côtés EH, F G, font pratiqués despieux P G, E H, armés de pointes de fer : ils font assujettispar d autres pitons R, G, dans lesquels ils peuvent se mou-voir horizontalement.
Chaque portion de parapet étant ainsi construite, voicicomme on les appliquera. On fixera les trois pointes deì’arbre IL dans un parement de pierre, où elles doiventêtre bien scellées ; on pratiquera des trous dans le mêmeparement, dont chacun répondra directement dessous sonpieu, ôc lorsque l'on voudra faire tenir les parapets de-bout, on les élèvera; ensuite on fera couler les deuxpieux qui sont à ses côtés dans les trous qui leur répon-dent : ces deux pieux le tiendront en cet état comme onle volt dans la premiere figure. Quand on voudra les abat-tre , on retirera les pieux, ôc le parapet retombera.
De semblables parapets peuvent servir dans les cheminscouverts au lieu de traverses , quoique moins sûrs ôcmoins solides. Ils pourroient encore être utiles par-def-fus d’autres parapets, ou dans des lieux où l’on craint dessurprises, ou enfin pour fermeture dans des endroits desorties.
N°. 77.
1702,
MACHINE
POUR
REMONTER LES BATEAUX,
INVENTÉE
PAR M. MARTENOT.
C Ette maniéré de remonter consiste à réserver à l'ar-riere du bateau une chape A, dans laquelle entref extrémité d’un brancard A B ; qui fe peut mouvoir libre-
Machines
ment autour de la cheville qui l’assemble : ce brancard doitdescendre profondément dans l’eau , ôc porter une roueC D qui tourne fur son axe. Aux bords de cette roue fontfixées des griffes de fer CE, D F, entre lesquelles font auffifixées des fourchettes de même matière , Ôc posées à dis-tance égale Tune de l’autre.
Sur le derriere du bateau est pratiquée une seconde roue Fi gverticale G H, placée dans le même plan que la premiere ;cette seconde roue est pareillement garnie de fourchettesde fer, ôc porte à son centre un treuil I soutenu pardeux montans, dans lesquels ce treuil peut aisémenttourner.
Cette construction étant donnée, en voici la méchanique.i°. 11 faut passer une chaîne sans fin, dont les maillons s en-gagent fur les fourchettes des deux roues. 2®. Le brancardde la roue C D doit être assez long pour traîner dans le fondd’une riviere. 3°. Ce brancard doit se mouvoir librementautour de la cheville qui le tient au bateau, afin que laroue traînant dans le fond , elle puisse obéir aux inéga-lités du lit de la riviere. Cela posé, on appliquera deshommes au treuil I, pour le faire tourner, ensemble laroue GH ; c’est-à-dire, que le treuil tournant de L en Z, laroue tournera dans le même sens, ce qui ne pourra fefaire fans que la grande roue C D, où les maillons de lachaîne se trouvent engagés, ne tourne auffi du même sens,deEene, ou de F en/sCette roue circulant ainsi, les griffesqu’elle porte enfonceront successivement dans la vase, Ôcsuivant PAuteur formeront autant de points fixes qui em-pêcheront le bateau d’obéir au courant, tandis que l’oncontinuera d’agir ôc de tourner le treuil du sens qui a étédit; mais parce que ces points fixes remonteront toujoursde plus en plus contre le courant, ce mouvement fe com-muniquera au bateau, qui par ce moyen remontera: mais ily a apparence que ces griffés, au lieu de devenir des pointsfixes, ne feront que labourer ; c’est pourquoi cette ma-chine , comme l'a dit l'Académie, est ingénieuse, mais depeu d'usage.
N p . 78. 1702.
CARABINE BRISÉE
POUR
METTRE Á L’ARÇON DE LA SELLE,
INVENTÉE
PAR M. DE LA CHAUMETTE.
L A carabine AB C D fe brise en B ôc en C. La partieAB est jointe à la partie B C par une charnière B.La partie C D, qui n’est qu’un bout de canon, se joint àla carabine par une monture, de même que les bayonnettesse joignent aux fusils ordinaires. Une espece de verrouil àressort sert à unir la croíïe avec le reste du fût ; de maniéréque la crosse en étant dégagée, la partie A B se rapportesur B C, ôc C D sur la même longueur de B C, ensorteque la carabine 1 entiere n’occupe que le volume E. Si l’onsuppose cette longueur être d’un pied ôc demi, on auraune carabine toute montée de quatre pieds ôc demi.La platine est auffi brisée; il n’y a que la partie FGde la platine appliquée fur la crosse qui renferme les r estforts qui font mouvoir le chien. La noix H est à l’ordi-naire. Le grand ressort I est en - dessus, ôc contient dansson intérieur le ressort de la gâchette K ; l’autre par-tie L de la platine qui porte la batterie est appliquéefur l’autre côté du fût ; cette partie ne contient rien denouveau.
La crosse se fixe avec la platine au canon par lemoyen d’une targette M poussée par un ressort N qui