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[Tome premier.]
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APPROUVE 5 ES PAcfl: enfermé dans le fût. Cette targette qui a un. biseauP - entre dans une espece de gâche faite dans l’épaisseur Rde la fous-garde, de maniéré que l’un ôc Kautre s unissentensemble parfaitement.

N°.

79 .

1702.

ÉPROUVETTE

A POUDRE,

PROPOSÉE

PAR M. DU M É»

OFFICIER D’ARTILLERIE.

O N fait qu’il y a des poudres qui font de plus grandseffets les unes que les autres. Pour connoître laforce des différentes poudres, on pourra se servir d’untuyau quarté ôc recourbé, tel que ACDBFGHE, dontL bout C D sera bouché , ôc l’autre GH sera ouvert;a près avoir établi ce tuyau dans une piece de bois qui luiservira de pied, de maniéré que le côté AB soit bienPerpendiculaire, on y mettra de l’eau à la hauteur queIon voudra, après quoi on mettra un pouce cube dePoudre dans l’intérieur de la vis M, de maniéré qu’elle^e puisse pas tomber dans le tuyau ; & après avoir bienfermé cette vis, on la chauffera assez pour que la poudrePrenne feu,ôc dilate tout l’air qu’elle contient ; cet air qui^e trouve point d’issue , presse l’eau ôc la chasse hors dutuyau par l’ouverture GH,ôc la poudre qui en chassera lePlus fera fans difficulté la plus forte ; ôc comme chaquerang NO contient 100 pouces cubes, l’on pourra dire9u’une poudre aura chassé trois ou quatre mille pouces cu-t )e s d’eau, plus ou moins. Par exemple, si on a rempli letuyau jusqu’au haut du goulet NNOO, ôc que l’eau après* expérience ait baissé jufqu’au rang où est marqué 2000,t°n conclura qu’un pouce cube de poudre aura déplacé4°oo pouces cubes d’eau, parce qu’il en faut doubler letimbre , à cause que ce qui reste d’eau dans le tuyau s’é-tantremis de niveau, aura perdu 2000 pouces cubes dec haque côté.

La réglé R S sert à jauger le tuyau après l’effet de laPoudre, afin de connoître la quantité d’eau qui a été^placée.

80.

170 2.

MACHINE

POUR

Remonter les bateaux,

PAR M. DU <ZU ET.

C Ette machine est formée de deux bateaux A, B liésensemble à leurs extrémités par les traverses C D,^ > ces deux bateaux étant retenus dans la riviere à unP^jnt fixe P.Uneroue à vannes G H posée entre les bateaux,se 0llt: ^ as hre porte sur les bords des mêmes bateaux, pré-Cet* 6 ^ es a ^ es au courant qui la fait tourner;car l’arbredeH te roue est pris par des colets qui lui permettent de tour-^hhrement fur elle-même. A l’extrêmité L de l’arbre estho 6 tu 6 Poulie, fur laquelle passe un cable MNO, dont lehul? ^ attac hé au bateau chargé, ôc l’autre bout O tientCol ee *P ece de petitbatelet dont on expliquera l’usage. Lesc ôté ^hfusls tourne l’arbre font garnis chacun duou tirage dune roulette R , contre laquelle ce même

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arbre est appuyé, ces roulettes font pour exclure une par-tie des frottemens, qui par ce moyen deviennent moindresdu côté de la charge. II faudra observer que la rainure faitedans l’épaisseur de la poulie autour de fa circonférence, ôcdans laquelle passe le cordage, soit coupée en couteau,pour que le cordage s'y engage toujours, ôc ne glissepoint.

La deuxieme figure sert à faire voiries ailes arcboutées Fig. II.les unes aux autres, la maniéré dont l’arbre appuie fur laroulette, ôc enfin comme quoi le cordage passe fur cettepoulie.

Voici la méchanique, ou l’usage de cette machine.

Soit le bateau X proposé à remonter; on attachera cebateau au cable qui passe fur la poulie ; à l’autre bout dece cordage tient le petit batelet bien lesté. On lâchera lefrein qui doit retenir la roue, ôc elle tournera naturelle-ment par la force que le courant lui imprime. Le grandbateau montera donc nécessairement pendant que le pe-tit descendra. Le bateau étaiit arrivé à la machine onarrêtera la roue, ôc ce même bateau sera détaché à cetendroit, ôc attaché à un second agent semblable à celui-ci , fixé à une longueur de cable au - dessus. L’on voitdonc que le cordage ne fait que passer fur la poulie fans yfaire aucun tour, ôc que le petit batelet O sert tout ensem-ble à dévider sur le cable, ôc à donner à la vanne une force deplus : cette force est proportionnée à celle qui est impri-mée fur la surface que ce batelet présente au courant endescendant. Pour faire revenir ce batelet à son point dedépart, il ne faudra que passer le cable auquel il est attachéfur la poulie, en sens contraire, c’est-à-dire , par- dessus,au lieu d’être par-deffous, comme quand il aide à remonter ;pour lors retenant l’autre bout qui étoit attaché au grandbateau , il est clair qu’en faisant tourner la vanne le bateletremontera, ôc on tirera à bras le cordage que l’on cueilleradu côté de la poulie, afin qu’il fe trouve plus à portée deservir dans un même besoin.

L’on fait que ce s sortes de machines ne peuvent re-monter en voguant que dans les courans rapides, qui sonslors très-favorablespour cette opération. Depuis í’inven-tion de celle-ci plusieurs ont prétendu remonter un ou deuxbateaux à la fois, en fe remontant eux-mêmes ; à quoi ils nefont parvenus que dans des espaces bornés par la rapiditédu courant, qui dans certains endroits est très-fort, ôcdans d’autres extrêmement lent. Ces inégalités com-munes à toutes les rivières, font causées par les différenteslargeurs qui fe trouvent dans leur étendue, par les chûtes,ôc enfin par les sinuosités qui fe rencontrent nécessaire-ment dans les rivières. Et comme on a des expériencesde ce fait, nous les rapporterons dans les descriptions desmachines de ce genre, qui ont été produites depuis. Onpeut donc conclure que leur utilité ne s’étend pas jusqu’àvoguer, étant chargées d’autres bateaux ; mais seulementd’être fixées de distance en distance pour agir successive-ment l’une l’autre; en ce cas l’on jugera, en comparantcelle-ci avec toutes celles qui ont été imaginées, que cettemachine est préférable aux autres, en ce que i°. elle estplus simple , par conséquent coûtera moins à construire.

2 0 . Que la maniéré dont passe le cable pour la remonteest aisée, ôc que la quantité de cordage qui se trouve dans -les autres y est supprimée.

Quoique la dépense pour rétablissement des bateauxparoisse être considérable, la suppression de celle deschevaux dans le tirage ordinaire fourniroit un si grandfonds, qu’il y auroit lieu d’eípérer un profit très-grand ; cequi peut être examiné par un devis estimatif fait fur les lieux,après quelques expériences en grand, & qui ne coûteroientpas beaucoup. Ce dernier article est à peu près le jugementdu R. P. Sebastien Truchet, de MM. Amontons, Jau-geon, Sauveur, ôc Chazelles, nommés Commissaires parl’Académie pour l’examen de cette machine ; ôc il estfondé fur des expériences faites devant les mêmes Com-missaires,