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[Tome premier.]
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Recueil de Machines

PVV

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N*. 8i

1703,

CRIC CIRCULAIRE,

DE M. THOMAS,

DIFFÉRENT DE CELUI DE 1701.

C Ette machine est composée dune roue dentée D,menée par un simple pignon C, dont Farbre étantprolongé de part ôc d’autre porte à ses extrémités lesmanivelles A, B. Le tambour EF, fixé au centre de laroue D, est un cône tronqué. Ce tambour porte à l’en-droit G un cercle taillé en rochet, qui lui est ferme-ment attaché. Un ressort GI engrene dans le roche t ôcempêche que le poids ne rétrograde. On a jugé à proposde donner au tambour une figure conique, afin d’au-gmenter la force plus ou moins, en faisant faire deuxtours fur des circonférences plus ou moins grandes, selonla charge du poids.

Cette machine a beaucoup de rapport au Pancratiumdes Anciens, de même que le premier cric circulairede M. Thomas : celui-ci n’en différé qu’en ce qu’il con-tient moins de roues, ôc que la corde se roule en-dessousdu tambour ; pour lors la direction du poids étant moinsoblique, il en résulte un avantage, qui est que la ma-chine n’étant point chargée en-dessus, les mouvemensen deviennent plus doux & plus uniformes. Elle pourroitêtre d’usage sur un terrain horizontal Ôc solide, sur-toutdans des endroits où il n y auroit pas beaucoup de place,ayant égard au peu d’espace qu’eíle occupe. Le calculsuivant fera connoître quel seroit le poids que l’on pour-roit tenir en équilible avec cette machine.

Analogie.

Nommant h le rayon de la manivelle; c celui de lalanterne ; m le rayon de la roue dentée ; ôc n le rayon dutambour, à l’endroit où la corde est entortillée. Q est égalaux deux puissances appliquées aux manivelles A, B ; & P estle poids. On a cette premiere proportion Q : P : : c x n:hxm. Sur cette proportion on évaluera ce que l’oncherche, en supposant les mesures suivantes. Le pignonc= 3 pouces de rayons; le rayon n= 5 pouces; celuide la manivelle h ==6 pouces; ôc celui de la roue D,appellé m== 18. Les deux puissances appliquées auxmanivelles étant évaluées à 50 livres de force, on aurapremièrement Q : P : : 15. io8;&en changeant l’ordrede la proportion, la puissance Q étant égale à 50 , onaura cette derniere proportion 15,108:: 50:3 do; doncune puissance de 5 o livres fera équilibre avec un poids de360 livres, en faisant abstraction des frottemens.

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N°. 82.

APPLI CATI ON

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1703.

DU CRIC CIRCULAIRE

A UN CHARIOT CHARGÉ.

Vïg. I. POit le chariot AB monté fur quatres roues à l’ordi-O uaire, excepté l’essieu des roues CD, dont chaque boutdoit entrer quarrément dans les moyeux, afin que l’eífieu& les roues puissent tourner toutes ensemble. Le coffre duchariot doit être d’une capacité proportionnée à la gran-deur du cric qu’on y veut renfermer, ôc des pieces dont ildoit être composé.

Elles consistent en une roue ou pignon Ê, dont l’arbre U 0est engagé dans l’épaisseur du plancher inférieur par unbout, & l’autre bout traverse le plancher supérieur poury recevoir une manivelle F. Ce pignon mene une roue G,au centre de laquelle est fixé un deuxieme pignon qui en-grene dans une deuxieme roue L ; fur celle-ci est fixée uneroue de chan M qui engrene dans la lanterne N ; cette lan-terne étant enarbrée parl’effieu des roues CD, aussi fixéesaux extrémités de cet eííìeu, elle tournera nécessairementavec ces mêmes roues.

Le chariot étant chargé d’un poids Q, Fhomme desti- ^né à le faire marcher fe placera dessus à côté de la mani-velle F, qu’il fera tourner, & par conséquent la roue E quiest dans Fintérieur, ôcqui lui est fixée ; celle-ci fera tournerla roue suivante G, dont le pignon I mene la deuxiemeroue L. La roue L fera tourner la roue de chan M qui luiest fixée, & celle-ci fera tourner la lanterne & les roues D ,

C, ôc par conséquent le chariot avancera. La force du mo-teur est ici beaucoup augmentée ; mais aussi la lenteur au-gmente en meme raison, comme on le pourra voir par lecalcul suivant.

Calcul.

La force appliquée en F est à la résistance que fait le cha-riot au mouvement des roues fur lesquelles il est porté,comme le produit fait du rayon du pignon E, du rayon dupignon I, du rayon de la roue de chan M, & du rayon dela roue D, qui est une de celles qui porte le chariot, est auproduit fait du rayon de la manivelle, du rayon de la roueG, du rayon de la roue L, & du rayon de la lanterne N.

En nombres, l’on suppose les deux pignons E, I, chacun detrois pouces de rayon, la roue de chacun de 1 o pouces, lamanivelle de 15 pouces austì de rayon, ôc les deux rouesG , L chacune d’un pied ; la lanterne N de 4 pouces, ôc laroue D de deux pieds. L’on aura cette proportion F | R ij zXzXIOX 24 î 15x12x12x4. La réglé étant faite , ontrouvera que la puissance est à la résistance, comme 1 està 4.

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N°. 83. 17

AUTRE APPLICATION

D U

CRIC CIRCULAIRE

A

UNE GRUE OU CHEVRE.

L E cric précédent fe trouve renfermé dans une bost 6 p,AB construite à un des côtés de la chevre. Ce crie ^\\est composé premierement d’un pignon appliqué à l’extre-mité du treuil CD, auquelil est attaché fermementpignon engrene dans une roue E, laquelle est menée p* 1un second pignon F , que l’on fait tourner au moyen dsla manivelle M fixée à son centre. Sur le treuil U*'roule la corde qui passe dans la moufle. On conçoit tre s 'bien qu’en faisant circuler la manivelle , le pignon me stSla roue, ôc cette roue mene la seconde C fixée au treuil*

Le calcul de Favantage de la chevre se trouve en pl irsieurs endroits; il est inutile de le rapporter ici. Si cep eîrdant on vouloit savoir quelle force il faudroit employéà cette chevre, pour enlever par ce moyen un poids dpesanteur connue, en voici la réglé. .

11 faudroit connoître le rapport de la puissance au p 0 * j*ôc la considérer comme fl elle agissoit directement acorde de la moufle. On sait que cette puissance s er ?au poíd de la raison de l’unité au double des p ° u 1d’en-bas. Ensuite cette puissance étant appliquée à lavelle, elle diminuera encore, ou il la faudra moindre d 3