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[Tome premier.]
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APPROUVE’ES PAceau ; les autres extrémités de ces cables seront étropéesaux chapes des quatre groíïes poulies F, G, H, I, danslesquelles passe un gros funin, dont un bout tient à la chapede la poulie K. Ce funin passe premierement dans la pou-lie F; ensuite dans une poulie fixée en L, de L en G,de G en M, de M en H, de H en N , de N en I ; enfinde I qui est l’autre bout du funin, il se garnit à l'étrope dela poulie O , entièrement semblable à la poulie K, de ma-niéré que le funin est tiré par les extrémités, au moyen despoulies K , O; & le milieu de ce funin par la poulie M.

II ne reste donc plus qu’à expliquer comment font tiréesles trois poulies K j M, O.

Premierement, la moufle K a trois rouets, & réponda une semblable poulie fixe P. L'on passe un cordage dansc es deux poulies ; ses extrémités passent encore dansles poulies simples Q, R, qui servent à les diriger auxcabestans S, T où ils font garnis.

5 La poulie M est de même tirée par deux autres a,b,cest-à-dire, que la poulie a répond à une poulie dor-mante c. L'on garnit ces deux poulies de même que lesdeux autres P, K; & les extrémités du cordage fontsuffi dirigées par les deux poulies simples d, e vers les ca-bestans V, X.

La manœuvre des quatre autres cabestans fur les pou-lies A, O, est semblable.

Cette machine ne différé de celle de M. du Mé , quedans l’arrangement des cabestans. Cependant celle-cipourroit être préférable à l’autre, en ce que l’on n’y em-ploie que des cabestans simples , qui font moins dange-reux que des cabestans à lanterne employés dans la ma-*dcre de tirer les vaisseaux de M. du Mé.

On a ajouté aux machines précédentes pour tirer les''aisseaux à terre, celle qui est en usage dans la plupart desPorts, & particulièrement à Brest.

R l’ A C A D E* M I E.

Cal cul.

5>o.

1703.

MACHINE

POUR TIRER

Bes vaisseaux a terre ,

t ELLE QU’ELLE EST EN USAGE

A BREST.

L E vaisseaux A étant posé sur son berceau C B , con-struit à la partie inférieure de la cale, l’on fixe à ceCrceau la piece ED, qui contient dans fa longueur lesjj a tre moufles V, X, Y, Z composées chacune de trois pou-^ es Assemblées dans des chapes faites dans Fépaisseur de^Pmce, qui est sertie aux extrémités de bandes de fer;

d^ns les intervalles que les moufles laissent entr’elles : àj ® bandes font fixés des organeaux de fer. L’autre piecela ^^semblable, Le est amarrée à la partie supérieure de^ Cale aux trois points fixes N, O, P. On prend un funin,On amarre un des bouts à un des organeaux des moufles ;mite l'on fait passer l’autrebout dans les moufles ; & com-y e elles font ici au nombre de quatre dans chaque piece ,pOd fixe aufiì les quatre cabestans S , T, Q, R , aufquelsnt garnis les funins. Deux autres cabestans I, G fervent àj£ C ss v °l r les cordages GFE, ÏHD dirigés par les pouliesj 5 > ces cordages font pour entretenir toujours ie berceaule if ^ ^ême direction. La partie de la cale fur laquelle2^Ereeau porte doit être garnie de suif. Les choses étant1 P r éparées, on applique des hommes aux cabestans,çjan les font tourner ôc remontent le vaisseau , commejes machines précédentes, L’analogie suivante don-calcul de l’avantage de cette machine ; Le ce cal-pourra servir de réglé pour toutes celles de ce genre.

4 S

L’on fait que les poulies mouflées augmentent la forceen raison de l’unité au double des poulies mobiles. Nouscalculerons donc une feule moufle appliquée à son ca-bestan ; après quoi nous réunirons les quatre avec l’effort desdeux autres cabestans qui servent à la direction du berceau.

Chaque moufle étant composée de trois poulies mobi-les , il s’enfuivra par ce que l’on vient de dire, que II lapuissance agissoit directement au cordage, cette puissanceferoit au poids, comme 1 est à 6 ; mais le cordage étantgarni au cabestan , & la puissance placée à l’extrêmité dela barre ou levier, la force augmentera en raison du rayondu cabestan , à la longueur du même levier. Mais commeon applique plusieurs hommes fur une feule barre, & quenous supposerons au nombre de 6 } nous calculerons lesdifférons leviers de chacun, par rapport à leur position.De plus, le poids étant tiré fur un plan inclinépar une di-rection parallèle au plan , la pesanteur de ce poids dimi-nuera, ou l’effort de la puissance augmentera encore dansla raison de la hauteur du plan à fa longueur.

App lication.

L’on suppose chaque levier de 12 pieds de long, cess-a-dire, depuis le centre du cabestan jufqu’à l’extrêmité dela barre. Le corps du cabestan fera d’un pied de diamètre,ou 6 pouces de rayon. L’effort de chaque homme de 2ylivres, nous aurons d’abord cette proportion pour la pre-mière puissance : 6 pouces rayon du cabestan, est à 144.pouces, longueur de la barre ou levier, comme 25 force dela premiere puissance est à y 99, résistance que la puissanceest capable de tenir en équilibre par le moyen du cabestanseul. Mais la force de cette puissance fe trouvant augmen-tée par la moufle , on aura cette seconde proportion1.6:: ypp : 3 ydonc une puissance de 25 livres àl’extrêmité du levier, feroit équilibre avec une résistancede z 55,4. Voilà pour la premiere puissance.

La seconde puissance étant appliquée à ï i pieds ducentre du cabestan, qui réduits en pouces font 13 2, on auracette seconde proportion 6. 132 : : 2y. y4p. La secondeproportion sera 1:6:: y^p : 325,4 ; donc 2y livres ferontéquilibre avec 325,4.

La troisième puissance appliquée à 10 pieds, ou 120pouces, on aura 6 : 120 : : 2 y. 4pp. La seconde proportionest 1 : 6 : 4pp : 25,5,4.

Quatrième puissance à p p. de distance 6 : 108 : : 2 y : 44p,la seconde proportion est : 1:6:: 44p. 265,4.

Cinquième puissance à 8 pieds 6 : 96 : : 2y : 383 ; &pour la seconde proportion 1 : 6 : : 383 : 225,8.

Enfin la sixième puissance étant à 7 pieds , ou 84pouces, on aura 6: 84 : : 2y. 166 ;& la seconde propor-tion donnera x : 6 : : 166 : pp6.

En rassemblant tous les derniers termes des secondesproportions eu un seul terme, on aura > y8yo pour laforce imprimée à une des barres. Les cabestans ordinairesétant à 6 ou à 8 barres, & ceux-ci n’étant que de six , 011aura six fois cette quantité pour les 36 hommes qui fontà chaque cabestan; c’est-à-dire, que 36 hommes feroientéquilibre avec une résistance de p y 220 ; donc les quatrecabestans ensemble feroient équilibre avec le quadruplede cette somme, qui est 380880, a u quel poids il faut ajou-ter l’effort des deux cabestans qui fervent aux directionsdu berceau. Cet effort n’est point augmenté par des mou-fles; ii suffira donc de prendre les derniers termes despremieres proportions de chaque analogie , qui avecl’essort des autres cabestans font 412620; & comme lefardeau est tiré fur un plan incliné par une direction parallèleau même plan, il s’enfuivra que la puissance fera au poids ,comme la hauteur de ce plan est à fa longueur. Or ce planétant supposé être de 300 pieds fur 12 de hauteur, on aura