Band 
[Tome premier.]
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ces trous doivent répondre exactement les uns fur les au-tres pour recevoir les boulons, au moyen desquels le cer-cle fera solidement lié, ôc résistera au bandement des cor-des P Q, qui servent à tendre cette tente.

La maniéré de la suspendre est très-commode ; le grandvent contribuant autant à fa suspension, qu’il est nuisible auxautres. L’on emploie pour cet effet une perche L M, quidoit être d’un bois liant, ôc qui fasse ressort, asin de tenircette tente en respect : cette perche sera soutenue d’unchevron brisé O N O , mobile en charnière au point N.

Ses extrémités O O seront assujetties par les bords de latente, ou par des piquets. Le bout N s’arrêtera à cet en-droit contre un nœud de la perche, ou dans une entailleque l’on y fera ; par ce moyen l’un & l’autre se trouverontfixés. Ensuite l’on pourra tirer librement sur les cordesP Q, P Q, RS,RS, pour dresser cette tente, ôc onarrêtera ces cordes par leurs extrémités Q Q, S S, à despiquets qui feront enfoncés en terre, comme on le pra-tique aux tentes ordinaires.

De cette construction il résulte plusieurs avantages.i°. Cette tente est très-solide lorsqu elle est tendue, ôcon jouit en entier de l’espace qu’elle renferme ; au lieuque les autres sont toujours embarrassées du pilier qui lessoutient, lequel est placé dans leur centre. 2°. Celle-cipeut se plier en faisceau, ôc suivant le diamètre que l’onlui suppose ici, c’essà-dire, de io pieds, son volume nefera qued’environ y pieds ôc son poids à peu-près de40 livres ; ce qui la rend d’un transport facile, ayant beau-coup moins de pieces que les tentes ordinaires.

Supposant cette tente d’une plus grande largeur que Fi e- 1 ’celle qui lui est donnée ici, on pourra dans son intérieuren pratiquer une autre de figure quarrée, telle que ab,dont la suspension sera commune à la premiere. Lechaísis,qui la compose est aussi brisé dans son milieu en c d', les jy,#*'deux côtés ce, d f de la moitié de la longueur, sont jointsà la traverse ef par deux boulons , autour desquels ils semeuvent. Le côté c e est joint au-dessus; & le côté dfen-dessous de la même traverse.

Chaque assemblage ce, f d de ce châssis, porte deuxcrochets gh ; ces crochets sont pour affermir le châssis ,

& fervent à le monter. II y en a de semblables à l’autre as-semblage cxy d, aux endroits lm\ ces assemblages s’em-boîtent l’un dans l’autre aux endroits e d, où ils sont fixéspar les chevilles qui y sont représentées. On replie cettetente en dégageant les quatre crochets g ,h, l , m , ôcles deux chevilles e d; pour lors les côtés ce,df, qui sepeuvent mouvoir autour de leurs doux, se replient eri-dessus ôc en-dessous de leurs traverses e f xy, comme laquatrième figure le fait voir. La cinquième figure est I evolume qu’elle occupe quand elle est pliée, d’où fóstpourra juger qu’elle peut être facilement transportée. Lecoutil qui lui est destiné se cloue tout-autour sur l'épaif-seur du châssis.

L’on observera que la tente représentée, figure II, n’estpas proportionnée pour être contenue dans la premiere,comme il a été dit ci-dessus ; il eût fallu la représentertrop petite, ce qu on n’a pas voulu faire pour éviter &confusion dans son développement, qui est rélatif à la £ et *'pective pour rendre le tout plus sensible. f

La sixième figure est la perche avec son chevron, d otëles branches peuvent être armées de pointes de fer.

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N°, 102. 1705-

TENTE BRISÉE,

50 Recueil de

d’unc«ulantD,auquel tiennent d’autres petits brins qui arc-boutent contre les premiers brins qui s’étendent comme lesparapluies ordinaires. Les bords de celui-ci sont garnisdes cordons E qui servent à les plisser, de même que l’onplisse & que l’on ferme une bourse. Ce parapluie se ra-masse en lâchant le coulant D ; les brins s'approchant dela tige, l’on tire fur les cordons E, ôc l’on applique lapartie F G fur la partie GI ; tous les brins brisés étant ain-si pliés les uns fur les autres, on lie le tout avec les cor-dons , ôc le parapluie ne tient que le volume K.

M. Marius prétend qu’il est plus aisé de se garantir dela pluie par cette construction, qu’avec des parapluiestout-à-fait ronds. II ajoute que l’on est couvert plus éga-lement.

Le second parapluie L M est fait en forme de parallé-logramme; sa tige est adaptée au centre par le moyen d’unécrou N dans lequel entre la vis O de la même tige. Lespetits côtés du parallélogramme, comme M, se brisentclans leur milieu par le moyen d’une charnière P que l’onfixe avec une cheville. 11 n’y a que les quatre brins 1,2,3,4, à ce parapluie ; chaque brin est de la longueur dupetit côté du parallélogramme; ils se brisent comme lui dansle milieu de leur longueur, ôc ils sont assujettis ensemblepar une charnière S. A l’endroit de la charnière un desbrins, comme T, porte un ressort dans lequel entre unepointée, que l’autre brin 8 porte au même endroit. Lesextrémités de ces brins sont garnies de deux pointes re-courbées. La pointe T entre dans un trou rond fait à latige O du parapluie, un peu plus bas que la vis; l’autreextrémité 5 du même brin s’assujettit dans une piece V,percée aussi d’un trou rond, ôc fixée au coin du parapluie;ôc comme il y a quatre de ces pieces aux coins du para-pluie , ôc que les petits côtés sont maintenus toujours écar-tés à la même distance, les grands côtés n’ont besoin derien pour les fixer dans la situation où ils doivent être.Pour ramasser ce parapluie, on défait les quatre brins,que l’on plie en deux. On démonté pareillement la tige ;on met le tout en faisceau ; ensuite on plie l’étoffe endeux, par le moyen des charnières des petits côtés; l’étof-fe X ainsi pliée, on la roule autour du faisceau fait desbrins ôt de la tige ; le parapluie n occupe plus que le vo-lume Y, lié avec des cordons, que l’on suppose être de14 pouces. Sur cette mesure l’on aura un parapluie de 5pieds d’étendue; car dans ce faisceau, les brins étant pliésen deux également, il s’ensuivra qu’íls auront z o poucesde long, qui n’est que la moitié de l’étendue : fa largeursera par cette même raison d’une étendue égale : son usa-ge est destiné à couvrir deux personnes. On en pourra fairede 6 pieds de diamètre en rond, ôc qui étant pliés n’occu-peront qu environ un pied lorsqu’ils seront ramassés, enbrisant chaque brin en z parties ; ceux - là peuventservir de parasols, sous lesquels on pourra mettre une ta-ble.

N°. 101; 1705.

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TENTES BRISÉES,

INVENTÉES

P A R M. MARIUS.

AB est une tente appellée communément Marquise, outente à pavillon. Sa capacité est terminée par le diamètrede 10 pieds du cercle C D, à la circonférence duquelestcloué le coutis destiné à la former. Ce cercle se brise dia-métralement aux endroits C, D , E , F, & se rejoint faci-lement par le moyen de deux boulons de fer pour chaquebrisures avec leurs clavettes G, H. Ces boulons entrentdans des trous 1,1,1,1, faits aux endroits des brisures ;

INVENTÉE

PAR M. MARIUS.

A B est la tente montée ôc tendue par les cordes GDE,ôc par les piquets fichés enterre, qui en bordent sep 011tour.