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[Tome premier.]
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52 Recueil des

divisions de a b le chemin que le cadre mobile & le filetA K qui y tient, ont parcouru.

PtAwcHTs Comme la piece ab est placée fort obliquement à l’é-S ar< ^ âu filet L f, on pourroit craindre que l’intersection& iV. " c ^ u ^ et à de la division ne se pût pas distinguer exacte-ment. Pour remédier à cet inconvénient on a ajouté lecurseur ef, qui se meut le long de la piece a ^, au moyende la cremaillere e d, qui est placée dessous , & du pignonI attaché à la roue h k , qui est jointe au curseur ; on lepeut voir tout monté dans la quatrième figure. Ce curseura deux usages : premierement, il porte un point rondgssurlequel se doit trouver le fil, & que l’on peut très-exacte-ment placer dans cette situation : secondement, la divi-sion du curseur contenant un certain nombre de parties dela réglé, divisée en un nombre moindre d’une unité , parexemple, l’intervalle de 6 parties divisées en 5, soudivisepar une méthode assez connue & détaillée par le P. T acquêtPag. dans fa Géométrie Pratique, les parties de la réglé en 5parties.

Pour faire ensorte que la division puisse toujours con-venir fans fraction à telle mesure qu’on voudra, la régieab peut changer d’inclinaison au moyen de la vis y r{ fìg.

Fig.V. V.) fixée par le bout dans la piece t qu à ressort, qui à causede l’écrou j de la vis qui tient à la réglé, tend toujoursà la rappeller fur le plan ; & lorfqu’en tournant la vis r qon a mis la réglé dans l’inclinaifon nécessaire , pour que>íà division réponde juste à une étendue donnée, ou à uncertain mouvement du filet, on l’arrête , au moyen de lavis p qui passe dans l’ouverture Z Y, qui est fixement atta-chée à la réglé ; ôc afin qu’on puisse aisément la remettredans la même situation quand elle en a été dérangée. LaFìg. ÍY. réglé ab porte un index npo(ûg. IV. ) qui au moyen delavis/? fe peut toujours placer fur une division juste deParc 0,6, qui est tracé fur la plaque S T Q R; ensortequ’en faisant revenir l’index sur cette division , on est sûrque l’inclinaison de la réglé est la même, & que par con-séquent la division répond à la même course du filet.

Comme dans l’usage du micromètre il se rencontre descas oû l’on a besoin d’un mouvement sort prompt, on peutFìg. V. en lâchant la vis N ( fìg. V. j pousser la cremaillere L Mvers le pignon, auquel cas la dent K se trouvant dégagée,& la cremaillere engrenant, les deux châssis iront en senscontraire , & le mouvement fera double fans rien perdrede l’exactitude ; ce qui ne se peut pas dans les micromètresordinaires.

N°. 106. 1706.

MANIERE

D E

TIRER LES LOTERIES»

1 , INTENTÉE

PAR M. D’AUBICOURT.

P Our mettre cette méthode en pratique, il ne faut quequarante cubes d’ivoire d’un pouce en quarté cha-cun fur tous sens ; ces cubes, que l’on nomme caractères,seront chiffrés depuis x jusqu’à p, & le dixieme fera mar-qué d’un zero ; ce chiffre sera encore écrit ainsi six sur laface opposée du cube chiffré 6, afin que l’on ne prennepas un six renversé pour un neuf, ni p pour un six.

Tous les nombres ou numéros de la loterie seront for-més par ces caractères fur une planche qui fera percée devingt trous d’une ligne en quarré plus grands que les cu-bes ou caractères; ces trous seront disposés en cinq rangs ;il y en aura quatre à chaque rang, qui formeront cinq

Machines

lignes marquées fur la premíere planche par les lettresA B C D E ; fur chacune de ces lignes l’on composera unnuméro pareil à celui de pppp marqué sur la même plan-che par la lettre A. Ces nombres ne seront formés quepar quatre chiffres qui seront placés dans des cases pareillesaux trous de la troisième planche A B CD, à mesure qu’ustenfant les prendra l’un après l’autre dans un sac, ou dansune machine facile à fe mouvoir, & partagée en deux lo-ges, dont l’une fera destinée pour les lots qui seront tiréspar le même enfant, qui donnera les caractères au compo-siteur pour former un numéro ; car cette méthode est uneespece de composition semblable à celles qui se pratiquentdans les Imprimeries ; Ôt lorsque ces caractères seront pin-cés , ils paroîtront plus élevés de quatre lignes que la plan-che , supposé qu’elle fut épaisse de huit lignes; & ces carac-tères étant placés de niveau fur un plan uni, leurs faceschiffrées formeront une superficie uniforme.

L’on pourra peut-être préférer l'usage de la troisièmeplanche, qui n’a qu’un rang de trous, à celles qui en ontcinq , ce qui reviendra au même, & cela fondé suri’ob-jection suivante.

Lorsque quatre caractères chiffrés fe rencontreront pla-cés au hasard, comme on le voit à la ligne A de la pre-mière planche, qui font ensemble 9999 , les nombres quiforment les quatre lignes BCDE, qui font au-dessousde la ligne A, ne pourront avoir de9 , puisqu’il ne s’entrouve que quatre dans les quarante caractères ; ainsi ilsemble qu’un hasard forcé détermineroit ces quatre nom-bres à fe passer de neuf.

On pourroit remédier à cet inconvénient par deuxmoyens.

Le premier, ce feroit d’augmenter les caractères de si*nombres de chiffres; c’est-à-dire, de soixante caractères,qui avec les quarante dont on se sert feroient cent carac-tères; ce qui pourroit faire naître une autre objection, quiest que l’on feroit obligé de se servir de deux cens carac-tères.

Le second moyen est de ne se servir que de la troisièmeplanche , qui produit le même effet, puisqu’elle n’est per-cée que pour un seul numéro.

Pour effacer ou détruire la composition d’un numéro,ou de plusieurs, si l’on fe sert d’une planche percée de 2 0trous, l’on n’aura qu’à lever la même planche, les caractè-res se trouveront posés fur la table qui soutient la planche;l’enfant les remettra avec les autres, & ces opérations sontencore plus promptes que celles dont on se sert dans la ma-niéré de tirer les loteries à l’ordinaire par des billets.

Lorsque quatre zeros se rencontreront tout de suite dansun même rang, ils signifieront le nombre de dix mille, pat'ce que quatre chiffres ne pouvant produire un plus grandnombre que celui de 9999 , & que suivant cette mé-thode le nombre de dix mille doit pouvoir se produirecomme tous ceux qui font au-dessous, rien ne répugné adonner à quatre zeros alignés dans un même rang la valentdu nombre de dix mille , puisque les zeros dans cette si-tuation à la planche premiere, placés à la ligne C, ne so-roient comptés pour rien, ce qui feroit une opération qu ilfau droit changer , ou recommencer.

Si l’on veut ne pas éviter la possibilité d’avoir plusieurslots fous un même numéro , l’on se servira d’une planchepercée de six trous à chaque ligne, & pour lors 6 zeros defuite dans un même rang, comme on les voit à la ligneE de la seconde planche étant comptés, signifieront ustmillion.

L’application de dix mille à quatre zeros de fuite, oud’un million à six zeros n’est point embarrassante, & n’a au-cun besoin de l’attention du public, puisque l’on écriraces zeros avec de la craie fur un grand tableau noir, à me-sure qu’ils se présenteront ; ensuite l’on ajoutera 1 p ou£dernier chiffre , lequel fera valoir ces zeros dix mille îune autre personne écrira ce nombre en meme temps so 1la liste, ensorte que composer un numéro, l’annoncer p^ £