Band 
[Tome premier.]
Seite
54
JPEG-Download
 

PlANCHE

II.

Recueil de

s’en trouve d’à-peu-près semblables dans Ramelli, celle-ci par fa construction pourroit bien réussir à la place dutreuil ordinaire, pourvu qu on apportât de la précisiondans l’éloignement des anneaux qui composent la chaî-ne, par rapport à la distance des fourchettes, dans les-quelles elles se trouvent engagées ; & assez de soliditépour pouvoir tirer un poids proportionné à celui qui setrouve représenté dans cette figure.

La planche suivante est une autre construction de chaî-ne sans fin , qui peut servir à élever, ou abaisser des far-deaux ; elle est composée d’une roue AB, qui peut tour-ner librement sur elle-même par le moyen des manivelleou treuil C ; cette roue porte autour de sa circonférenceplusieurs fourchettes de fer , semblables à celles de la ma-chine précédente. Une chaîne passe aussi fur fa circon-férence ; cette chaîne s’engage & se dégage d’elle-mêmedes fourchettes. Ses deux extrémités font garnies chacuned’un crochet, qui sert alternativement à élever, ou abais-ser les fardeaux; c’est-à-dire, que quand le bout D a élevéle poids qu’il soutient, l’autre extrémité étant descendue,l'on y accroche le poid F, & l’on fait tourner cette roued’un sens contraire au précédent, & par conséquent lepoids se trouve pareillement monté. L’on peut voir parla deuxieme figure de cette planche, comme quoi lesmaillons de la chaîne s’engagent dans les fourchettes.

Cette machine pourroit aussi servir dans la constructionou démolition des bâtimens, & à tirer de l’eau avec desseaux.

XX-

N°. 10p.

1706.

COUTEAUX PLIANTS,

INVENTÉS

PAR M. DE LA CHAUMETTE.

E couteau pliant AB peut servir debayonnette au bout

_d’un fusil, & d’esponton au bout d’une canne ; ce

couteau ne différé des autres, qu’en ce qu’il est garni dedeux virolles C, D. Lapremiere C est unie, & la secondeD , fixée à la lame, est taraudée pour y recevoir le boutdu fusil, ou de la canne, qui porte à cette extrémitéune vis propre pour le taraud ; au moyen de quoi le•couteau est assujetti par son manche, & par la lame,de maniéré que dans cet état il ne peut se plier.

EF est un couteau de poche sans ressort, qui se pliecomme un couteau ordinaire.

L’on joint la lame de ce couteau à son manche, par lemoyen de deux réserves cylindriques percées de part-en-part d’un trou quarté G ; ces réserves s’emboîtent dansun trou ou concavité de même figure faite dans l’épaif-seur des joues du couteau ; dans le milieu de cette con-cavité il y a un trou taraudé pour recevoir une vis, quisert à écarter, ou à resserrer les joues qui forment le man-che. La vis O P est destinée pour cet usage ; cette visentre par l’ouverture G de la lame ou elle est fixée. Lesfilets de cette vis font taillés différemment ; c’est-à-dire,qu’il y a une de ces vis dont les pas font a droite, Lc dansl’autre ils font à gauche. Supposant donc que la lame Gsoit emboîtée entre les deux joues du manche , chaquebout de la vis entrera dans son écrou, & en tournantplusieurs fois on le pourra serrer plus ou moins. Ce cou-teau étant ainsi disposé, il est clair que les pas de la visétant à droite & à gauche, le couteau supposé fermé,en l’ouvrant les pas des vis tendent à rapprocher les joues ,par ce moyen ils pressent les emboîtures contre í’extrê-mité G de la lame, & la doivent assujettir. Cette vis faitun effet contraire lorsqu’il s’agit de le fermer; c’est-à-dire,quelle fait écarter les joues, & facilite par-là la fer-meture.

s Machines

La figure L M est le couteau vu de front du côté dutranchant.

NOM,MPQ font les deux joues réunies ensemblepar la vis O P.

LR est la lame enfermée entre les joues.

N°. no. 1726.

CORNETS

POUR LES SOURDS,

O U

ACOUSTIQUES

DE DIFFERENTES FIGURES,

INVENTÉS

PAR M. DU QUE T.

A B est un cornet de fer blanc, de cuivre, ou d’argent,auquel est soudé un tuyau coudé d’argent B C D de mê-me matière ; le couvercle B E percé d’une grande quan-tité de trous fort petits, & par conséquent très-près lesuns des autres, est celui que l’on tourne du côté du bruitque l’on veut entendre. L’intéríeur de cette acoustique re-présentée en F G, contient un bassin G H I à peu-près pa-raboloïde , dont le foyer se trouve au couvercle B E ; lecôté H G du bassin va se rendre au bord B G du tuyau ,dans lequel le bruit est conduit. Cet effet peut être expli-qué de la maniéré suivante.

Considérant les trous faits dans le couvercle B E commeautant d’embouchures de porte-voix , par cet instrumenton rassemble le bruit, en îe donnant à une moindre quan-tité d’air renfermé dans l’acoustique ; cette moindre quan-tité d’air étant ébranlée plus fortement, rend le son plussensible. La courbure H G du bassin peut encore contri-buer à porter mieux le son de la voix, & la rendre plusdistincte. Ensuite l’air renfermé dans le tuyau B C , étantaussi ébranlé par la voix, communique son mouvementà 1 ’oreille, appliquée en D , qui reçoit donc une impres-sion plus forte de la voix articulée en E B , ou même esttout autre point extérieur; mais pas trop éloigné de l’a-coustique.

Un bassin paraboloïde appliqué aux lanternes, réfléchit,comme on fait, les rayons de lumière, parallèles à son axe,n’ayant rien qui s’oppofe au devant du bassin ; mais ici la voixqui fe réfléchit ne peut sortir, parce que non-íèulement lscouvercle s’y oppose, mais encore l’air extérieur qui lechasse, en l’obligeant à couler le long du côté du bassin,où il trouve une issue qui le conduit au bouton que l’ona dans Torifice de l’oreille.

Cette acoustique se peut démonter en B & en C, pourère commodément mise à la poche.

ctí*

N®, m.

1706.

ACOUSTIQUES,

INVENTÉES

PAR M. DU Q UET.

AB est un cornet semblable à celui qui est décrit à la pag e *jl<précédente : cette acoustique est ici appliquée à une canne ^faite en forme de béquille j la canne ne traverse point le