Band 
[Tome premier.]
Seite
57
JPEG-Download
 

APPROUVE 5 ES PARla gauche ; alors îa chaise se trouvera droite par rapport àcelui qui la fera mouvoir. Enfin file plan est horisontal, parles mêmes raisons on prendra telle situation penchée quel’on souhaitera ; ensuite on arrêtera en dedans les manivellesà des crochets, de même que l’on arrête les manivelles descrics ordinaires.

Les frottemens qui se rencontrent dans cette machinedoivent procurer des mouvemens rudes, & doivent ren-dre cette chaise d’un grand poids , & d’un entretien con- .>lldérable.

On pourroit enfermer la méchanique de cette machinedans des doubles côtés, ou dans des especes de coffresque l’on pratiqueroit aux côtés de la chaise , ce quine la désigureroit pas extérieurement, fur - tout si on labomboit.

N°. 120.

1707.

MACHI NE

POUR

REMONTER LES BATEAUX,

INVENTÉE

l’A c a D e’m I E. 57

de chan IL ; cette roue est fixéé au centre d’une seconderoue MN, de maniéré que l’arbre leur est commun : cettederniere roue mene quatre lanternes verticales, dont iln’ya que les deux O, P qui paraissent dans cette figure, Aucentre de ces lanternes on fixe les meules avec le reste de cequi doit composer les moulins, qui ne diffèrent en rien desmoulins ordinaires. Faisant donc mouvoir le levier, il estclair que l’arbre de couche FGH tournant sur lui-même,fera aussi tourner les roues horisontales,ôdes lanternes quicomposent les moulins.

Quoique ce levier ait beaucoup d’avantage par lui-même j il est à propos, avant rétablissement d’une pareillemachine, de considérer quelle est la résistance d’un mou-lin ordinaire, & de voir quelle seroit la force nécessairepour en faire mouvoir quatre tout à la fois. Cette forceétant connue, on construiroit le levier avec tous les avan-tages que le calcul exigeroit : si ce calcul donnoit un granddiamètre à la roue du levier, on auroit une lanterne quiseroit en même raison : ainsi cette machine en ayant déjabeaucoup par elle-même , il seroit à propos de tenir cetteroue la plus petite qu’il se pourroit, en répandant la forcesupprimée à cet endroit dans les autres parties de la ma-chine. 1

Quoique M. De La Garouste n’ait proposé de faire cettemachine que pour un usage particulier de son levier, fl estaisé de voir que l’on pourroit, dans un courant rapide, yadapter une roue de moulin ordinaire.

PAR M. RAVI E R.

C E moyen de remonter consiste à appliquer à savantdu bateau un arbre AB qui le traverse, pris fur sesbords par des côtés, entre lesquels cet arbre puisse tour-ner librement fur lui-même; ce qui se fait au moyen de deuxroues de moulin C D, E F construites à ses extrémités. Auxmêmes endroits, c’est-à-dire, plus près du bord, font fi-xées verticalement des barres recourbées par leurs boutscomme 1, 2 , 5,4 , ôc assujetties ensemble par des tra-verses ; de maniéré que les roues exposant au courant lessurfaces des aubans qui les composent, tournent nécessai-rement, & font enfoncer les. barres de fer successivementTune sautre, qui font autant de points d’appui dans le fondde la riviere, par conséquent poussent le bateau en avant :ainsi cette manoeuvre appliquée au bateau chargé L M leseroit remonter , pourvu qu on répondît de la nature dufond de la riviere, de sa profondeur, & que cette profon-deur fût toujours la même.

N°. 12 I.

MACHINE

1707.

POUR FAIRE MOUVOIR

QUATRE MOULINS A BLED

TOUT A LA FOIS,

INVENTÉE

PAR M. DE LA GAROUSTE.

C Et t*l machine est une application du levier de M.De La Garouste, décrit en 1702.

Au centre F de la roue, l’on fixe un arbre F GH, sou-tenu en G par un colet dans lequel il peut tourner libre-ment. A l’extrêmité H est une lanterne dont le pivot estsoutenu par un crampon fixement attaché à vis & écrousau plancher du bâtis; la lanterne H engrene dans la roue

N°. 122.

1707.

PARAS O L

O U

PARAPLUIE

PERFECTIONNÉS

PAR M. MARI US.

C Es différentes montures de parapluies font des suitesperfectionnées fur les inconvéniens qu’on a reconnusdans les parapluies du même Auteur, dont on a parlé ci-de-vant : ces dernieres montures consistent en plu sieurs manié-rés de tailler les bois propres à cet usage. Par exemple, lebrin A C B est brisé en son milieu, & assemblé à cet endroitau moyen d’une simple charnière C; la tige BD est pareil-lement brisée par son milieu E; une petite pointe E sert àarrêter & à maintenir ces deux brins en les traversant, aumoyen de quoi la tige est tenue droite : cette tige étant pliéen’occupe de place que ce que représente la figure notée

par les lettres & d b E.

La figure GIHL représente une autre espece de tige ;le brin inférieur est partagé dans toute fa longueur en deuxbranches IH, IL, assemblées à la partie GI par une doublecharnière : ces deux branches s unissent, & ne formentqu’une feule tige. Le bois d’un parapluie construit de cettefaçon, ne tient que le volume de la figure marquée commela précédente en lettres italiques.

La figure M, N, O, est une construction de brins quel’on attache à la tête du parapluie, & fur lesquels on assu-jettit l’étoffe dont on le veut former : chaque brin est en-core brisé dans son milieu N. La partie MN entre dans lapartie PO ; en-dessous de cette derniere il y a un ressortST V, fixé en T, & percé d’un trou à chaque extrémité;celui qui se trouve à l’extrêmité S, est pour retenir le brinMN, auquel est réservé une espece de bec qui entre dansce ressort, & qui le joint avec le second brin PO. Unautre petit ressort X, qui traverse le brin, sert à faire