Band 
[Tome premier.]
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59
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*10. Iï.

APPROUVEES

ïw. I.

N°. 127.

1708.

C LAVE C I N

INVENTÉ

PAR M. C U I S I N I É.

C E clavecin n’est autre chose qu’une vielle perfec-tionnée; la position des cordes est la même, & ellesrendent le son au moyen d’une roue ordinaire , à l’arbrede laquelle est une manivelle comme dans la vielle. Dansces sortes d’instrumens on ne peut toucher que d’une main,parce que l’autre est occupée à tourner la manivelle de laroue. Ici au contraire on a les deux mains libres ; & l’ontourne avec le pied, au moyen d'une pédalé L P attachéepar l’extrêmité L , au pied de l’instrument ; l’autre bout Ptient une piece P R qui se joint à la manivelle , de mêmeque l’on fait tourner un rouet. L’arbre de cette roue porteun balancier 8L, asm de rendre le mouvement de la roueplus uniforme.

Le clavier AB est composé de plusieurs touches rangéesde même qu’aux clavecins ordinaires; c’est-à-dire, que latouche C est supportée sur la piece DE par un petit étrierF,autour duquel la touche peut se mouvoir. A l’extrêmité Gde cette touche est un maillet H posé verticalement, ôc faiten couteau ; de sorte que quand on appuie sur l’extrêmitéC de la touche, le maillet H frappe la corde NO, & entire le son. II en est ainsi des autres.

L’on peut dire que cet instrument consiste principale-ment dans une transposition des touches, qui au lieu defrapper la corde de côté, comme aux vielles ordinaires,la frappent en-dessous, ôc que l’avantage qu on en peut tirerest de jouer des deux mains; par ce moyen on a plus d’ac-cords, 6c on pourra tirer des sons comme des tremble-mens ôc autres qui seront plus gracieux que ceux que l’ontire des vielles ordinaires.

Dans l’Histoire de cette année 1708 , il ejl encore parlé dequelques acoustiques de M. Du Quet; nous les avons jointes àcelles de 170 ódumême Auteur , comme on le peut voir plan-che VI & planche VII, N°. 115 & 116.

N°. 128.

i7°9.

MACHINE

POUR FAIRE MOUVOIR

DES AIGUILLES

ÉLOIGNÉES DE L’HORLOGE,

INVENTÉE

PAR

M O L A R D.

I. T E cadran AB étant supposé à une distance assez éloi-' 1 !. JL gnée de l’horloge qui mene la roue C par le moyend’un pignon qui luisait faire sa révolution dans 12 heures;on placera fur cette roue un rocket H divisé en 96, quifait mouvoir un tourniquet D E ou de f mobile au point e ;cette roue qui est entraînée par la roue dentée C , sur la-quelle elle est fixée, fera mouvoir nécessairement le tour-niquet par le côté s/; ce même rocher ne sautoir rétro-

PAR D A C A D E* MIE. 59

grader, parce qu’il est retenu par le cliquet 0. L’on at-tache un fil de fer d l, qui sert à communiquer le mouve-ment du premier tourniquet d ef au second tourniquet / mmobile au point m ; ce dernier mene la roue I de mêmenombre que le rocher H ; le rocher I est donc mobile surson centre, auquel est attachée l’aiguille emportée par lerochet, qui ne peut tourner que de ce sens, étant retenuepar un cliquet P.

Par cette construction l’aiguille ne sauroit aller par unmouvement doux ôc uniforme, comme les aiguilles quitiennent immédiatement au mouvement; mais les rochetsétant divisés en 96, la distance d’une heure à l’autre estparcourue par l’aiguille en huit temps, ôc comme elle fauteà tous les demi-quarts, il se trouvera dans ce mouvementassez de précision pour des horloges publiques ; ce mouve-ment de l’aiguille fera d’autant moins sensible que le ca-dran sera plus élevé.

La premiere figure étant renversée dans la seconde, oulorsque le rochet est joint au cadran , il ne faut pas bé-tonner si le rocher I paroît aller d’un sens contraire au mou-vement de l’aiguille.

N q .

!2A.

170 . 9 ,

PARAPLUIE

O U

PARAS OL BRISÉ,

INVENTÉ

PAR M. M A R I U S.

E parapluie A B est représenté par cette figure dans„ j toute son étendue; le cordon G D sert à le retenircontre le vent quand il est tendu, 6c il sert aussi à le lierlorsqu il est plié.

Ce parapluie ne différé des parapluies ordinaires, qu’ence que les brins & la tige qui le composent font brisés dansleur milieu. Les parties des brins font jointes ensemble pardes charnières, tel qu’est le brin EIF brisé en deux égale-ment, & réuni par une charnière I, au moyen de laquelle lapartie EI se couche sur l’autre IF , suivant l’arc ELF; cebrin étant ainsi replié se rapproche de la tige, faisant lechemin IM : il en est de même de tous les brins dont le pa-rapluie est composé.

La maniéré de l'étendre est aussi la même que celle quise pratique pour les brins des parapluies ordinaires ; c’est-à-dire, qu’u n ressort H le fixe ôc l’arrête, après que la vi-role G a passé par dessus : autour de cette virole font che-villés les repoussoirs de chaque brin ; ces mêmes brins fontliés à la tête de la tige par un fil de fer, qui les enfile tous.La tige fè brise en N, & se rejoint à la partie inférieure paru ne vis ou virole à coulisse.

La troisième figure fait voir comme quoi tous les brinsse ramassent autour de la tige.

On couvre ordinairement ces parapluies d’une étoffefort serrée, comme du taffetas, ensorte qu étant tendus ilsayent une roideur telle que 1 eau ne fasse presque que rou-ler dessus, ôc ne pénétré point.

Enfin la quatrième figure est le parapluie tout-à - faitplié, dont le volume n’est que de 12 ou i z pouces de longfur q ou y de grosseur ; ôc quand il est déplié il s’étend jus-qu’à quatre pieds 6 pouces environ. Cette constructiondonne un parapluie commode, ôc qui se peut facilementmettre dans la poche, aussi est-il fort d’usage.

Fig. I.

FlG.II.