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Recueil
- DEs
N' 1 . >30. ' 1705,
MACHINE
POUR
TIRER LES LOTERIES.
L A méchanique de cette machine est renfermée dansla boîte ABGHCDEF; elle consiste en des tam-bours Xj V, T, dont la circonférence est divisée en 1 oparties, marquées par des chiffres depuis o jusqu’à 9 ; ceschiffres paroiffent successivement l’un l’autre par les ou-vertures pratiquées fur le dessus de la boîte. Au centre destambours font sixés des arbres qui portent de petites rouesdentées, menées par de grandes roues Q, R, S, ferme-ment attachées fur un grand arbre PO, qui tient à lafusée M que le barillet N fait tourner par le moyen de lachaîne qui passe sur l’un & sur l’autre. Un rochet L garnide son cliquet est fixé à l’arbre de la fusée ; cette fusée &l’arbre qui porte les grandes roues ont un mouvement sui-vant la longueur de la boîte ; c’est-à-dire, que les grandesroues desengrenent des petites, lorsque l’on remonte lamachine , ce qui se fait en poussant l’arbre de O vers P ;ces mêmes roues engrenent ensuite dans ces petites , enretirant l’arbre de P vers O. L’arbre du cliquet I porteintérieurement un second cliquet qui tombe sur le rochetde la fusée. Les tambours font soutenus par les supports Y,Y, &c, qui leur permettent de tourner librement fur eux-mêmes.
Lorsque l’on voudra se servir de cette machine, on ban-dera le ressort, ôc on arrêtera les roues par les cliquets desrochets, afin de faire engrener les grandes roues dans lespetites ; ensuite on levera ces mêmes cliquets, & les tam-bours tourneront avec rapidité jufqu’à ce que celui qui faittirer la lotterie les fasse arrêter, en ordonnant que l’on ra-batte les cliquets : pour lors on aura un nombre tel que36702 3439. Et comme l’on peut changer l’engrenage destambours quand on veut, & qu’il n’est pas possible de comp-ter les tours des tambours, il s’ensuivra qu’il ne pourra yavoir aucune supercherie. L’on pourra aussi donner plu-sieurs lots avant que la fusée soit entièrement dévidée, &on ne doit pas remonter la machine fans changer les engre-nages; c’est-à-dire, que pendant qu’on remontera la fuséeles petites roues des tambours n’engrenant plus, on les feratourner fur eux-mêmes pour représenter d’autres chiffresque ceux qui font restés au dernier lot, & qui seront pro-duits par le seul hasard.
XMMX&KXXXX : ]
131.
1710.
M A C H r N E S
lisses AG, HI, & assemblé solidement par le bas, le toutformant une figure prismatique.
Les entretoises du bas soutiennent un vaisseau L Mpropre à recevoir le suif fondu qui dégorge par-dessus lesmoules : ces moules font portés par une planche percéed’autant de trous cylindriques qu’il y en a au fond ducoffre ( que l’on expliquera ci - après ; ) ces trous doiventêtre espacés également. II faut aussi que la planche entreaisément dans les coulisses, & s’y meuve de même, parceque la machine demande un prompt service, afin de pro-fiter de la liquidité du suif. Cette planche sera retenue parquatre chevilles N, O, P, Q; & quand les chandellesauront été moulées, & que l’on voudra remettre une sem-blable planche, on observera de ne tirer que les deux che-villes du même côté ,comme O, P ; les deux autres IS Qservent à arrêter & fixer la planche, pour que les entonnoirsse trouvent directement fous les trous du coffre : ce coffre estposé sur les feuillures réservées dans les pieces R, S, sou-tenues des quatre montans 1,2, 3, q, & antées fur les tra-verses A G, HI.
Cette figure représente le coffre renversé. Les ouverturesdu fond de ce coffre font en même nombre que celles de laplanche qui porte les moules, & aussi à distances égales ; j IG< fl,,mais ces ouvertures font beaucoup plus petites, & répon-dent précisément au dessus des entonnoirs.
A i’extérieur du coffre est un châssis a, b, c, d, mobileentre deux coulisses ; ce châssis est composé d’autant detraverses parallèles a d, b c, &c., qu’il y a de rangées detrous. Ces traverses doivent Rappliquer le mieux qu’il estpossible contre le fond du coffre, afin de mieux boucherles trous qui y font pratiqués. Au milieu & aux extrémitésde ce châssis font trois écrous attachés contre les
barres du châssis ; la vis h i est portée par la barre de fer h /,dans laquelle cette vis peut tourner ; la manivelle n se placeà l’extrêmité I.
Quand on veut faire travailler cette machine, on faitfondre le suif, & on le jette dans le coffre ; àc lorsqu’il s’entrouve suffisamment, on donne un tour à la manivelle n ,
& la vis fait marcher le châssis de b vers a , les trous fontalors débouchés, ôt le suif coule; & quand les moules fontremplis, on retourne la manivelle d’un sens contraire, pourfaire revenir le châssis de a vers b , alors les trous se bou-chent pendant le changement que l’on fait de ces moules ,qui consiste à remettre une semblable planche garnied’une pareille quantité de nouveaux moules ; par ce moyenon a moulé un grand nombre de chandelles en très-peu detemps.
La troisième figure est un profil pris fur la largeur ducoffre dans le milieu de fa longueur; c’est-à-dire, à l’écrou/.
La quatrième figure est la même largeur plus en grand,où l’on volt le fond c b du coffre percé de 6 trous 1,2,3, q, y,
& 6. y £ est une traverse qui sert à boucher les trous.
su , extrémités des coulisses du châssis, dans lesquellesles traverses font attachées par des vis.
X
MACHINE
POUR MOULER
UN GRAND NOMBRE
DE C HA ND ELLES
A LA F O I S 4
INVENTÉE
PAR M. O LAINE.
L ACEBIH est un assemblage de charpente fur quatreFig. I. montans C, D, E ? F; lié par le haut de deux traverses à cou-
N Q . 132.
MAC
1710.
H I N E
POUR COULER
UN GRAND NOMBRE
DE CHANDELLE
À LA FOIS,
PERFECTIONNÉE
PAR M. O L A I N E.
L E coffre de la figure précédente étant d’une grandeur ^ tA s C& d’une composition qui rendroit la machine d’un 1 '
usage