APPROUVE* ES PAusage assez difficile, voici une maniéré de le simplifier.
La partie AB reste toujours la même ; l’on substitue à laplace du coffre une simple caisse C D, à laquelle est adaptéun tuyau F garni d’un robinet G ; ce tuyau tient à la chau-dière qui contient le suif fondu. Le fond de cette caisse estpercé, de même que le coffre précédent, d’autant de trousqu’il se présente de moules; mais au lieu d’un châssis avecses barres pour boucher ces trous, ce n’est ici qu’un doublefond mobile HI, lequel a été percé avec le premier, demaniéré que les trous répondent les uns aux autres. Cefond étant à coulisse, est appliqué exactement contre lepremier par le moyen de trois barres LMN attachées deniveau avec les mêmes coulisses. On a quatre chevilles i,2, 9,4, qui tiennent à ce fond, & qui s’arrêtent contre depetits rebords qui anticipent fur le fond; ces chevilles fer-vent à déterminer le chemin de ce fond, & àl’arrêter, soitqu’on veuille boucher ou déboucher ces trous. La figureOP est un profil pris suivant la largeur de cette caisse, oùl’on volt les deux fonds posés l’un íùr l’autre.
Ce moyen de mouler les chandelles est préférable aupremier, en ce que, i °. le grand coffre, avec son châssisa vis, les écrous,& la manivellefetrouvent supprimés. 2 0 .Par le moyen du tuyau & de son robinet, on ne donneraque la quantité de suif nécessaire, & n’en restant presquepoint dans cette caisse, il ne fera point sujet à fe figer, aulieu que dans le grand coffre le service demande beaucoupde promptitude ; & dans celui- ci le changement des moulesfe peut faire fans précipitation, puisque le suif est dans lachaudière, où l’on entretient fa liquidité.
N°.i3j. 1710.
FAUTEUIL MOBILE
SUR.
DES R O ULETTE 8,
INVENTÉ
PAR M. B E Z U.
A plate-forme A B porte un fauteuil C D qui lui estfixé; cette plate-forme est elle-même supportée partrois roues ; deux F, F fervent à la faire mouvoir, à latroisième G sert à la diriger.
Dessous le siégé du fauteuil, tout-à-fait près des piedsde devant est un arbre quarté HI assujetti parallèlement audevant du siégé dans deux collets emmortaifés aux traversesdu fauteuil : cet arbre peut fe mouvoir fur lui-même , aumoyen de deux manivelles ML, qui font aux extrémi-tés. Dans le milieu du même arbre est fixée une poulieN, dont la circonférence est armée de pointes de fer espa-cées à distances égales l’une de l’autre; & dans le mêmeplan vertical de celle-ci, fur le milieu de l’arbre desgrandes roues E F, il y a une quatrième roue P, qui est aussifixée en cet endroit, &: semblablement garnie de pointes ;cette roue doit être double de la roue N, suivant î’idée deson Inventeur.
L’arbre EF étant joint à la plate-forme, de maniéré quei’essieu puisse tourner librement, & la plate-forme ouverteen R S ; on passera un cuir P N, ou T V, percé de plusieurstrous éloignés les uns des autres à égale distance des poin-tes fichées aux circonférences , fur lesquelles le cuir doitpasser en forme de chaîne fans fin, de maniéré que la roueN étant mise en mouvement, fait tourner de même sensla roue P.
La roue G est dans une chape adaptée à un arbre ver-tical X Y ; à l’extrêmité Y est la manivelle Z qui fe trouvedevant la personne assise; cet arbre ayant la liberté detourner dans l’épaisseur de la plate - forme où il fe trouve
R l’Acadé’mie. 6r
pris, il s’enfuit qu’en tournant la manivelle la poulietournera aussi , & dirigera la caisse du côté quelle feratournée.
Ces sortes de chapelets de cuir étant sujets à s’alongër, ilarrivera que les trous ne répondront plus aux pointes, &qu’enfuite les pointes fe faisant de nouveaux trous, coupe-ront nécessairement le cuir, & le feront rompre en peu detemps.
Examinons à présent le chemin que l’on peut faire aveccette chaise dans un nombre de tours donné.
L’on suppose la roue E de 8 pouces de rayon, la roue Pde 4 pouces, la roue N de deux pouces, & le rayon de lamanivelle de 8.
Le nombre des tours de la manivelle est au nombre destours de la roue E, comme P est à N; c’est-à-dire, comme4 est à 2, ou comme 2 est à 1. La force appliquée à la mani-velle est à ia force qu’il faudroit appliquer à la circonfé-rence de la roue E pour la faire tourner, comme le produitfait deN & de E, est au produit fait de N & de P ; c’est-à-dire,comme 1 6 est à 3 2, ou comme 1 à 2 ; & la force de la ma-nivelle est à la force qu’il faudroit employer pour pousserle fauteuil, comme 1 est à 4. II fuit de la premiere analogie,que si la manivelle fait un tour, la roue ne fera qu’undemi-tour, & la chaise avancera de la demi-circonférencede la roue E ; c’est-à-dire de 2 5 pouces ; donc en quatretours de manivelle le fauteuil fera 8 pieds 4 pouces dechemin.
N°. 134. & 135. 1710.
MACHINE
POUR REMONTER
PLUSIEURS BATEAUX
A LA FOIS,
INVENTÉE
PAR M. CHABERT.
C Ette machine consiste en quatre roues de mou-lin A, B, C, D; les aubans qui les composent Rap-pliquent fur les jantes, & ne fe déployât que lorfqu’ils fetrouvent à la partie inférieure des roues, dont on donnerala construction dans la deuxieme planche. Ces rouesont le même arbre ; mais elles font placées deux à deuxà côté l’une de l’autre , de maniéré quelles laissent entreelles une distance dans laquelle est un gros treuil fur quoife fait le devidage. Le vaisseau EF qui compose cette ma-chine s’appèlle Flûte : l’on voit par le profil GH de cetteflûte que le fond IL est percé pour laisser passer les roues,dont il ne fort que les aubans ; les cloisons IL qui formentcette séparation se trouvant bien au-dessus de la ligne d’eauMN, il n’est point à craindre que l’eau submerge le vais-seau : d’ailleurs cette ouverture qui ne régné que dans unepartie de la longueur de la flûte ne íàuroit de beaucoupaffoiblir fa construction.
Comme l’on ne peut expliquer ici le dévidage du cordage,de peur dé causer de la confusion dans le dessein, on dirafeulement que le premier cordage O P est celui qui agitactuellement, étant fixé à un terme éloigné de la machinedune longueur de cable; & que le second cable Q R, al’extrêmité duquel est une ancre T, servira à son tour depoint fixe, ôt n agira qu’après que la machine aura par-couru la longueur du premier cable : l’ancre T est portéedans une chalouppe, qui est elle-même tirée de terre par uncheval attelé à la corde S : derriere la flûte est amarré lepremier bateau X, eníuite un second un troisième , unquatrième, ôte.
Planche
L