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[Tome premier.]
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62 Recueil des

Planche A B est le plan de la machine ; C, D, E, F sont les qua-is tre roues; ces roues ayant le même arbre, l’on place en-tre la seconde D, ôc la troisième E, un tambour GH ;du côté H se fait le dévidage du premier cable I, ôc surle côté G se fait celui du second L ; le premier s’enveloppefur une grande poulie M , garnie de roues de volée N ;le cable est dirigé de dessus cette poulie fur le tambour Gpour faire le second cable ; une seconde poulie O sert pourchanger le cable d’un côté sur l’autre ; les pieces de bois £PQ font pour soutenir les roues, ôc pour diriger les cor- jdages garnis fur les treuils R, R, ôcquiportentàl’autreboutles grapins P, P ; les roues font composées de la maniérésuivante.

TV est une de ces roues garnie de rays à l’ordinaire ;dans l’intérieur de cette roue l’on a placé autant de petitstreuils qu’il y a de rays : ainsi y ayant 8 rays dans cetteroue, il y a aussi 8 treuils i, 2, z, q, &c. autour de cestreuils s’enveloppent. des petits cordages qui tiennentaux aubans YYY, de maniéré qu’en tournant ces treuilsd’une certaine quantité, les aubans se sixent sur le pour- 1tour de la roue, ôc ne s’abattent que quand on veut, ce' qui se fait en lâchant les treuils, & par conséquent lesaubans : cette construction tient lieu de frein, puisque lesaubans ne se présentent au courant que quand on veut : carla roue ne sort du fond de la flûte que de la hauteur desaubans, ou, pour mieux dire , il n’y a que les aubans quisortent de ce même fond ; les jantes fur lesquelles ils fontattachés se trouvant de niveau avec le fond.

Le premier cable I étant donc sixé, les roues qui fonttourner le tambour GH, obligent toute la flûte d’avanceravec les bateaux qui lui font attachés ; ce premier cableétant fur fa sin, on le garnit d’un autre bout de cable, ôcon le fait passer par le moyen de la poulie N de dessus letambour H. Sur le côté G , à l’extrémité de ce cable, estun cadillot où cheville Z que l’on fait passer dans un œilW, qui est au cable qui agit après le premier I : ôc ainsisuccessivement on fait passer le même cable d’un côté surl’autre, suivant le tirage.

N°. 156. 1711.

MACHI NE S

POUR FAIRE JOUER A LA FOIS

PLUSIEURS TAMIS,

INVENTÉES

PAR M. DE CAMUS.

Planche X Es trois tamis A, B, C, sont posés fur une plan-I. 1 i che DE, fur laquelle ils sont arrêtés de maniéréFig. I. qu on les puisse ôter quand on le voudra pour les vui-der. La planche DE est soutenue par ses extrémités ,au moyen de deux pivots F, G ; le pivot G passe au tra-vers d’un support pour y recevoir une fourchette L, en-tre les branches de laquelle passe une manivelle I, dontun des bouts entre dans un trou fait au support G, ou ilpeut se mouvoir librement. L’autre extrémité de la mani-velle traverse un petit chevalet, ôc porte un balancier H,avec une poignée M, qui sert à faire mouvoir la machine,lorsque les pivots sont fixés aux deux extrémités de la plan-ché, ôc libres dans leurs supports.

Le pivot G oû est attachée la fourchette L ôc la mani-velle sont aussi libres dans le même support G. Cela sup-posé bien exécuté , il est clair qu’en faisant tourner le ba-lancier H, la manivelle I tournera, Ôc chassera de côté ôcd’autre alternativement la fourchette L, en appuyant de lamême maniéré sur ses côtés intérieurs, ce qui ne peut se

Machines

faire fans que la planche ôc les tamis n’ayent le même mou«vement alternatif; d’oû il fuit que l’on pourra faire travaillerà la fois, par le même principe, un plus grand nombre detamis, ôc qu’on passera une grande quantité de poudre entrès-peu de temps.

Mais ce mouvement ne s’étant pas trouvé assez prompt,

M. de Camus a imaginé celui-ci. Fig. R*

Les tamis sont posés fur une semblable planché, ôcsuspendu de la même maniéré que la précédente ; seule-ment au pivot G de la planche hl t est fixée une piece cou-dée ou composée de 3 pieces acb mobiles autour des douxbc. La derniere bd se fixe encore à l’arbre de la lanterne d ;cette lanterne est engrénée par une roue E, que l’on faittourner au moyen de la manivelle F ; l’on voit que si l’onfait tourner la roue E, la lanterne d , le bras d b tirera,ôc poussera continuellement le bras b c ; pareillement lepetit montant b a ou c a, qui étant fixé à la planche Ih luifera faire alternativement le chemin ih d’un côté, ôc lo del’autre, ôc cela par un mouvement continuel, parce que laroueE ne cesse point d’engrener dans son pignon d, au lieuque dans l’autre cas la manivelle ne pouffe la fourchette quelorsqu’elle vient à rencontrer une de ces branches; ôc com-me il y a des instans oû la manivelle ne la touche dans au-cune de ses parties, l’on peut conclure de-là qu’il y a plus deperte de temps dans l’une qu’il n’y en a dans l’autre, parce quedans la premiere construction, la machine ne sauroit allerque par façades; ôc celle-ci va continuellement, d’un mou-vement plus uniforme ôc plus subit. Cependant la premierede ces machines pourra être préférée par la facilité que l’ontrouvera dans son exécution.

N°. 137. 1711.

MACHINE

FOUR FAIRE MOUVOIR A LA FOIS

PLUSIEURS TAMIS?

INVENTÉE

PAR M. DE CAMUS.

L A suspension AB de cette machine est semblable aux piA^ 1précédentes , ôc les tamis sont assujettis fur cette plan- * 'che de la même maniéré. Cette machine se meut par lemoyen de la piece C D, fixement attachée à l’extrêmité Bde la planche AB. La piece D est équarrie en E pour y re-cevoir un pendule F avec une poignée G ; l’on fait mou-voir de côté ôc d’autre la poignée G : par conséquent fai-sant faire alternativement au pendule le chemin F L, FI, laplanche qui porte les tamis frappera de ses bords rétabliM N, fur lequel la machine est suspendue ; d’où il suit quela planche AB peut être plus longue, ôc porter un plusgrand nombre de tamis. Cette machine fera le même effetque les deux précédentes, ôc pourra être préférée, à causede la facilité de son exécution.

N c . 138.

MACHINE

POUR FAIRE MOUVOIR

U N

CHAISE

INVENTÉE

PAR M. GIRARD. ,

C Ette machine est comprise dans l’épaisseur de la jplate-forme AB fur laquelle estla chaise; au côté droitde cette chaise il y a une manivelle C avec sa lanterne D,