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[Tome premier.]
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63
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ÏIG. III.

Fxg.II.

APPROUVE* ES Pqui engrene dans une roue posée horisontalement, & dontl’arbre en porte une seconde E renfermée dans l’intérieurde la plate-forme.

La roue E fait tourner la roue F, qui engrene dans unetroisième roue G, fur laquelle est la roue de chan, qui faitmouvoir la lanterne Ifixement attachée fur l’effieu des rouesL L. On remarquera que la lanterne I est trop petite de moi-tié selon les dimension que M. Girard en donne. L’on atrouvé en calculant f avantage de cette machine , qu’ellene pouvoit faire que 7 pieds ì par chaque tour de la granderoue, en employant une force qu’il feroit difficile de trouverdans un homme qui ne pourroit marcher : ce que l’on véri-fiera par les dimensions qui feront données, si l’on prend lapeine d’en faire le calcul, fur le principe qu’on a déja em-ployé dans supplication du cric circulaire à un chariot char-gé , faite par M. Thomas en 1705.

La deuxieme figure représente une poulie posée sur ledevant de la chaise, 6t qui sert à la diriger. La chape R aun pivot qui passe au travers de la plate-forme, dans laquelleelle peut tourner librement. A l’endroit S est un bâtonTV,aux extrémités duquel font attachés des guides qui serventà faire tourner & la chape R & la poulie P, ce qui dirigela chaise du côté où l'on veut aller. Quoique ces cordonsparoissentaller fous la chaise, ils doivent néanmoins fe pré-senter à la hauteur de la main de celui qui est affis.

A R i/A C A D E* M I E.

collet fur un bâtis SR pratiqué à un bord du marais; la puis-sance destinée à la faire mouvoir est appliquée à la mani-velle P, qui fait tourner continuellement la machine sucelle-même. L’extrêmité H puise i’eau, qui est obligée demonter par les révolutions de la machine le long des pas quila composent. Le dégorgement se fait dans un canal V, quila conduit de l’autre côté du ruisseau ou marais.

Cette machine n’est autre chose que la vis d’Archimede, 1& on s’en sert communément depuis long-temps à dessécherles marais : elle est aussi en usage dans les travaux de forti-fication , fous le nom d’escargot, & elle sert pour les épui-femens. Cette machine n’a été présentée à f Académie qu’ausujet d’un établissement qu’on en vouloit faire pour arroserle terroir de Loriot en Dauphiné, à cinq ou six lieues deDonzere, où il y aun ruisseau très-abondant, qui prend fasource dans ce terroir, & qui est formé par un grand nom-bre de fontaines. Son cours est d’une rapidité à peu prèségale en hiver St en été ; mais il ne peut servir delui-mêmeà arroser une plaine assez vaste qui en est traversée, parcequ’il est enfoncé d’environ une toise au-dessous de la st?*perfide de la terre,

N°. 140. 1 J*

Dimensions de cette Machine.

La lanterne D est de 2 pouces de diamètre, & a six fu-seaux. La roue dans laquelle elle engrene de 6 pouces ausside diamètre, & 18 dents.

La roue E 9 pouces de diamètre, & 24 dents.

La roue F 18 pouces aussi de diamètre , & 48 dents.

La roue G fera d’un pied, & de 40 dents.

La roue de chan H fera à peu près du même diamètre, &portera 24 dents.

La lanterne I de 3 pouces de diamètre , & 6 fuseaux.

Les roues L L de 3 pieds de diamètre.

N p . 139. 1712,

MACHINE

POUR

ÉLEVER DE L’EAU,

PROPOSÉE

PAR M. UH E U R E U X.

C Ette machine est composée d’un arbre AB, autourduquel sont différens plans qui accompagnent l’arbredans toute fa longueur, & forment des conduites disposéesen spirales autour de cet arbre, telles qu’on le voìt dansle plan représenté en EP. On couvre le tout de planchesbien assemblées, & serties de fer ; de forte que la machinesoit telle que la figure G H, Une roue de volée IL se* t àentretenir & rendre les révolutions de cette machine plusuniformes.

L’eau d’un ruisseau ou marais étant proposée à élever,on fera un petit bâtis M N construit de deux montans, dedeux traverses & de deux arc-boutans, chassés à force dansJe fond du marais : la traverse du milieu porte une eípecede crapaudine, dans laquelle l’extrêmité inférieure de i’axeAB peut tourner librement : cette partie est supposée noyéedans l’eau que l’on veut élever.

La partie supérieure est élevée suivant l’exigence des cas ;mais le plus communément son élévation ne doit pointexcéder 4; degrés : la hauteur étant déterminée, elle fe ra

soutenue par la partie supérieure de son axe pris dans un

MACHINE

POUR

BATTRE DES PILOTIS

INVENTÉE

PAR M. D E CAM US.

[ E mouton A est attaché à l’extrêmité d’unecorde qui_j passe furies poulies BÇ, & va segarnirau rouleau D;c’est dans ce rouleau dans le levier 1, & dans la maniérédont il fe joint au cabestan , que consiste tout fart de lamachine. Le cabestan & le rouleau font de même dia*métré & ont le même axe ; ce dernier doit être cerclé de feravec deux ou quatre pointes de même matière attachéesau cercle EF.

Le cabestan F G porte le levier HI, ce levier a un ta-lon F qui anticipe furie rouleau , ôt il est attaché au ca-bestan par une charnière, de maniéré que ce levier se peutbaisser en pesant sur son extrémité I, & se relever au moyendu ressort H L, Cette machine agit en appliquant des hom-mes aux barres O, M, N, P, qui faisant tourner le cabestanfont aussi tourner le rouleau , lequel est arrêté contre lecabestan par le levier FI, appliqué contre une des che-villes du rouleau ; par conséquent la corde se garnit sur lerouleau, & le mouton est élevélelong du montantVY-Lemouton étant à sa plus grande élévation, l’homme placé àlendroit O de la barre, pese fur l’extrêmité I du levier ôcíe fait baisser. La pointe du rouleau échappe au talon dulevier qui leretenoit, & pour lors le mouton tombe & frap-pe fur le pilot Z, avec toute la force dont il est capable;ensuite on laisse échapper le levier, & le ressort H le relevs& rencontre une autre cheville , qui joint de nouveau lerouleau au cabestan ; & ainsi successivement : d’où il suitque cette machine peut travailler sans perte de temps ÔCfrapper dix coups contre deux de la machine où l’on estobligé d’accrocher les moutons. Les oreilles T,S, ferventpour diriger le mouton le long du montant VY,

La figure troisième est le plan de la machine»

F?g» I»

Fig» îí.

Fïg.IÎÏ,