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ecueil des Machines
N°. 141. 1713.
CARROSSE
I N Y E R SAB LE,
INVENTÉ
PAR M. DE CAMUS.
I. AB est un coffre de carroffe monté fur un train qui nedifféré point de ceux dont on se sert, quant à la sus-pension du coffre, si ce n’estqu’en ce qu’au lieu de ressortson y substitue des étriers C, D, posés horisontalementdans le milieu de la hauteur du coffre. Cette maniéré desuspendre oblige d’élever (tantsur l’avant-train, que sur letrain de derriere) des barres de fer DG, E F, solidementassujetties par des arc-boutans de même matière, tels queLI, ensortc que le tout ensemble soit capable de résisterà à la pesanteur ôc aux cahots qui se peuvent rencontrer.
, n. Dans les étriers C, F , on pratique des rouleaux fur les-quels passe la soupente, dont les extrémités se joignent parune boucle ordinaire N. Les étriers C, D font attachés àvis ôt écrous aux montans du coffre.
L avantage de ce carroffe est de ne point verser, parce quela charge se trouvant au-dessous de la suspension, le fondsA qui balance toujours, détermine le coffre à tomber furfa base , quand même les deux roues d’un des côtés man-queroient.
Quant à la douceur de cette voiture, l'on croit quellefera inférieure à celle des carrosses ordinaires, parce queles cahots se font sentir plus près des personnes qui l’occu-pent, joint à ce que l’on est continuellement balancé mal-gré les courroies attachées aux quatre coins de la base ôtfixées au train : ainsi la sûreté que l’on a de ne point ver-ser, se trouve un peu compensée par le moins d’uniformi-té de la voiture.
N°. 142.
1713
TRAINE AU
DE NOUVELLE CONSTRUCTION .
INVENTÉ
PAR M. D’H E R M A N,
AVEC
UN MOYEN
DE DIMINUER
LES FROTTEMENS DANS LES MACHINES.
L Es frottemens font un obstacle à l'exécution des ma-chines même les plus simples. Pour y remédier, ona fait différentes épreuves après lesquelles on n’a rien trou-vé de mieux que les rouleaux ou cylindres ; ce que l’onconcevra par ce qui fuit.
Tout corps en équilibre porté à plomb fur une lignedroite ( supposée inflexible ) perpendiculaire à un plan ho-risontal, est plus aisé à être mû, c’est-à-dire, à sortir d’é-quilibre, qu’en toute autre situation.fiG. I. ^ ar Exemple, le corps EF étant porté fur la ligne D C,perpendiculaire à AB, si ce corps est en équilibre, il reste-
ra en cet état jufqu’à ce que le moindre effort, commerourroit être l'agitation de i’air , l’en fasse sortir. |
Si D C est le diamètre d’un cercle DGCH, cette ligne p IG .ll, !soutiendra pareillement le corps E, ce cercle fera capa-ale d’un mouvement libre de quelque côté qu’il soit pouf- j
sé. En ce cas le corps EF a fa base parallèle à AB, ôt parconséquent ces deux lignes seront tangentes au cercle : lecercle étant considéré comme une infinité de diamè-tres , qui dans le mouvement du cercle se succèdentles uns aux autres, ôt soutiennent alternativement la per-pendiculaire CD ; mais le corps EF n’étant soutenu queíur un rouleau, ne pourroit se mouvoir sans tomber ; il fautdonc considérer le corps AD porté fur les diamètres BF, Ho. HbCG , ôt ces deux cercles ayant leurs mouvemens libres,prouver que le chemin que fait le corps AD, est dou-ble de celui que décrivent les centres P, Q.
L’on suppose la ligne AB égale à la demi - circonfé-rence BHF Ôt FG égale à BIF, si les deux cercles rou-lent vers M , il est clair que lorsque le point B sera en G,le point F se trouvera en C, ôt la ligne AB ayant suivi lademi - circonférence BHF qui lui est égale , le point Ase trouvera comme F au point C, Ôt le centre P au pointQ. Les lignes B C , PQ étant égales chacune à FG, ÔCFG étant égale à AB, il se trouvera que la ligne AC seradouble de PQ ; donc le point A a fait un chemin doublede celui qu’a fait le centre P.
L’on démontre pourquoi cela se fait ainsi. II y a deuxmouvemens qui portent A en C, égaux chacun en mouve- '(
ment qui portent P en Q. Celui qui se fait par la demi - cir-conférence BIG en se développant sur FG son égale , ôccelui qui se fait sur le demi-cercle BHF, dont chaquepoint emporte vers D son correspondant de la ligne ABson égale. L’on suppose que ces deux mouvemens quiconcourent à un même effet se fassent l’un sans l’autre, ôcpour cela on imagine que pendant que la demi - circon-férence BIF se développe sur FG, le point A ait suivisuccessivement l’extrêmité de chaque diamètre, qui dansce mouvement se sera trouvé perpendiculaire à FG ; lors-que le point B se sera trouvé en G, le point A se seratrouvé en B , ôc aura fait autant de chemin que le centreP, puisque A ôc P ont décrit deux lignes égales. Consi-dérant maintenant ensemble les deux mouvemens quefont parcourir à A une ligne double de celle que parcourtP, le demi-cercle BIF en se développant sur FG fait par-courir à A la moitié du chemin qu’il doit faire, qui est égalà PQ, pendant que la demi- circonférence BHF dans sondéveloppement lui en fait faire autant. Donc il y a deuxmouvemens égaux chacun à celui du centre P, qui se fai-sant en même-temps par les développemens des deux de-mi - circonférences BHF , BIF, donnent au point A unevitesse double de celle de P, ôc lui font conséquemment par-courir un double espace.
II en sera de même si l’on met plusieurs cercles fous la jy.ligne AD que nous regarderons maintenant comme un *corps solide, ôt les cercles comme des cylindres.
Dans l’usage ordinaire des rouleaux placés fous un far-deau que l’on veut attirer , l’on fait que ces rouleaux nese maintiennent parallèles que très-difficiiement pendantleur mouvement, quelques foins que l’on y apporte. Pour re-médier à cet inconvénient, on attache à leur centre des pi-vots ou boulons qui font joints aux extrémités par une cha-pe, ce qui les entretient toujours parallèles, comme on levolt dans la quatrième figure. Outre l’inconvénient ci-deffusil s’en trouve encore d’autres.
1 °. On ne peut mettre que 2, 3 , ou 4 rouleaux dessous le p 1Gtraîneau ordinaire, ce qui est cause que le fardeau ne por-tant que sur un petit nombre de rouleaux , presse en raisonde son poids; ôc si ce poids est considérable, ía matièredes rouleaux, qui n’est que de bois , se trouvant trop foi-ble s’écrase, ôc ces rouleaux deviennent ovales, ôc parconséquent ont une difficulté très-seníìble à rouler.
Si l’on suppose au contraire que ces rouleaux soient p IS# yj.
d’une