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[Tome premier.]
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66 Recueil de

îí ne Vagira que d’en transporter autant que l’on en jugeranécessaire, dans le logement d’où Ton voudra lejetter,Ton trouvera tout d’un coup plus de i o pieds de pont déjatout formé, Scies grands sosies n ayant de largeur qu’en-viron douze fois cette longueur , il s’enfuivra que douzetravées suffiront pour le pasiser. II est clair que par cet as-semblage, le temps employé àjetter les premiers ponts, setrouve ici considérablement diminué, fie que chaque cof-fre ayant la facilité de se plier aux endroits assemblés, de-vient très-propre à être employé dans des lieux escarpés.

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s- Machines

N 9 .146. 1714.

PENDULE

Q UI MARQUE

LE TEMPS VRAI?

INVENTÉE

PONT FLOTTANT,

PAR M. D’H E R MAN.

E pont ne différé du précédent, qu’en ce que l’on fub-

stitue à la place des vis fit écrous, des coins fit desmortaises : les travées de celui-ci ne font composées quede 3 ou 4 coffres, tels que AB, CD, EF, au lieu de 5que M. Camus emploie dans le sien.

La partie du pont IL est armée de longues pointes defer qui areboutent au côté opposé à celui d’où l’on le jette.On attache encore à cette extrémité plusieurs cordes quiservent à le diriger fit à le faire résister à un courant,s il y en a à l’endroit où l'on veut s’en servir. A mesure quece pont s’augmente on le couvre de planches, ce quel’on peut voir par le plan ILMN, où l’on a marqué les pasdes hommes ; de maniéré que fur une longueur de 6 piedsde coffre qui font la largeur du pont, trois hommes peu-vent aller de front.

Quant à l’intérieur du coffre OP, de même que l’exté-rieur QR, c’est la même chose que dans le pont qui vientd’être décrit, si ce n est que les extrémités de celui-ci fontgarnies de deux oreilles, dans lesquelles on pratique des ou-vertures qui s’affemblent à des tenons ou languettes faites auplat-bord GH, où ou les arrête par un coin de bois de noyer,que l’on peut enfoncer d’un coup de main seulement; ce quise fait sans le bruit que l’on prétendoit que renfoncement deces coins eût pu causer : ces mêmes coins font attachés auplat-bord par une petite corde. Voici une application de cepont à un fossé proposé à traverser.

Soit le fossé ST, la brèche TV étant faite, Sc le loge-ment de la contrescarpe SX étant ouvert, on apporteraplusieurs travées avec le moins de bruit qu’il fera possible ;on attachera à chaque côté du pont aux endroits IL unecorde qui soit assez longue pour traverser toute la largeurdu fossé, ensuite on fera passer cette travée la premiere :on en joindra une seconde, une troisième, ôte. comme ilest représenté dans le logement SX par la travée YZ quel’on arrête par le coin 'W , ainsi de fuite jusqu’à ce que l’onsoit parvenu à l’escarpe du fossé, toujours en dirigeant cetassemblage par les cordes attachées à son extrémité, fit quel’on retient par les autres bouts au logement d’où on lejette. Cette manoeuvre se peut faire en très-peu de temps ;fit M. d’Herman l’a fait monter en présence du feu Roisur le canal de Versailles/en 10 minutes 35" de temps,après quoi les Gardes Françoifes fit Suisses défilèrent des-sus à 4 de hauteur.

Lorsque M. d’Herman présenta ce pont, M. de Camusprétendit en être fauteur, fit allégua qu’il y avoit quel-ques années qu il avoit fait un pont de cette efpeceà Berci chez M. d’Ons-en-Brai. L’Académie envoya desCommissaires à Berci, ôtjils y vérifièrent qu’en effet le pontde M. de Camus y étoit depuis 1710. M. d’Herman nedisputa point à M. Camus la premiere invention ; maisil asiura simplement qu’il n’en avoit rien su.

PAR M. LE BON,HORLOGEUR.

O Uoique cette pendule ait plusieurs propriétés,on ne parlera ici que des machines employées àlui faire marquer le temps vrai, parce que la plupart deschoses qu’elle montre font déja connues dans plusieurspendules qui l’ont précédée.

Le cadran AB est divisé à l’ordinaire pour le tempsmoyen en heures fit minutes qui font marquées par lesaiguilles CD; un second cercle de minutes EF mobileautour du premier, sert à faire voir les minutes du tempsvrai au moyen de la même aiguille D qui excède fur lesdeux cercles de minutes.

La fausse plaque, c’est-à-dire, le cadran étant supposérenversé , voici la méchanique qui fait mouvoir le cercledes minutes mobiles EF, GH est ce même cercle auquelest attaché le pignon I. Ce pignon fit par conséquent lecercle est mené par un rateau KLM mobile au bout dupoint L, fit donc le bras LM est incessamment pouffé patun ressort N contre la circonférence dentée en rochet dela courbe OP qui est la courbe d’équation dont les dentsfont au nombre de 3 do. Cette courbe est fixée fur uneroue QR taillée aussi en rochet : qui a le même nombrede dents que la courbe, c’est-à-dire, 3do. Ce rochet estretenu par un cliquet Z, poussé par un ressort. Une se-conde roue dentée S qui fait son tour en 24 heures, me-née par le pignon T, fait mouvoir le rochet QR fit lacourbe OP qui lui est fermement attachée par le moyend’une cheville V fixée fur la roue S, fit qui attrape tous lesjours à minuit un des crans du rochet en le faisant circu-ler de droite à gauche. II est clair que le bras LM étantpoussé fur les bords de la courbe, l’autre extrémité LKà laquelle est le rateau, fera mouvoir le cercle en le faisanttantôt avancer fit tantôt rétrograder suivant les irrégula-rités de la même courbe, fit que de-là les minutes dutemps vrai seront marquées par le cercle GH, ou EF, pen-dant que fur le cadran AB les minutes du temps moyense trouveront aussi marquées par la même aiguille, d’où ils’ensuivra’ qu’on aura à tout moment la différence de l’heu-re moyenne d’avec l’heure vraie. Par exemple, l’on voltsur le cadran qu’il est 5 heures juste au temps moyen, fit quela même aiguille des minutes qui se trouve sur do ne mar-que que 5 5 sur le cercle des minutes du temps vrai ; parconséquent il n’est que 4 h au temps vrai. La différen-ce est donc de 5“.

Outre les minutes du tems vrai, l’Inventeur y joint aus-si un petit cadran de secondes fur lequel l’on voit la dif-férence des secondes vraies d’avec les secondes moyen-nes ou du temps moyen qui se trouvent sur un second pe-tit cadran disposé à côté du premier, tous deux comprisdans l’intérieur du cercle des heures.

De toutes les pendules d’équation fit des maniérésdont on applique la courbe, celle-ci est une des plussimples ; car le centre de mouvement du rateau se trou-vant dans le milieu de fa longueur, l’on est fíir que lecercle des minutes fera un chemin proportionné aux iné-galités de la courbe.