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[Tome premier.]
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71
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APPROUVEES PII faut observer qu’il ne sera pas nécessaire d’échancrerles deux languettes qui séparent la balle si le conduit est assezgros, & que la languette s’éleve de tout son diamètre.

N°.i;p.

171s.

C

A

NON

QUI SE CHARGE

PAR

LA

CULASSE?

INVENTÉ

PAR M. DE LA CHAUMETTE.

L E canon AB se monte sur un affût ordinaire; il dif-féré des autres en ce que le noyau C D régné danstoute la longueur du canon , le traversant d’un bout àì’autre.

Le tampon EF ( attaché à l’extrêmité G du levier GHImobile au point H) porte la lumière En m. Ce tampondoit se mouvoir librement dans l’ouverture faite pour le re-cevoir , & doit être plus large que le diamètre du noyau ;de maniéré que quand on voudra charger ce canon, onfera monter le levier de I en i ; pour lors le tampon étantdescendu , donnera la liberté de passer le boulet par l'ex-trémité C, ensuite la gargousse que l’on crevera du côté dela lumière, après quoi on élèvera ce tampon qui formerala culasse.

Les principaux avantages que l'on peut avoir par ce ca-non font, i°. Que Pair ayant la liberté de traverser, l’em-pêchera de s’échauffer sitôt qu’un autre, & par consé-quent il pourra tirer plus de coups. 2 °.Que la commoditéde charger par la culasse, supprime l’embarras de retirer cesfortes de canons de leur batterie, ou d’aller du côté de labouche. Quant aux autres propriétés de cette invention, iln’y a que l’expérience qui les peut faire connoître, demême que les inconvéniens qui en peuvent résulter.

N°. i S o.

171;.

TA B ATIE R E S

INVENTÉES

PAR M. DE LA CHAUMETTE.

Tig I. T ^ tabatière C est à la cavalière ; le dessus est brisé^ y, ' I 1 dans le milieu de fa longueur, de maniéré que cha-que battant A se peut mouvoir autour de sa goupille rivéeaux deux extrémités du corps de la tabatière. Dessousces battans est un ressort recourbé F B D E F attaché pardeux vis au fond. Chaque bout de ces ressorts va ap-puyer contre les fiches F F, réservées dans l'intérieur deces battans ; de forte que quand on veut l’ouvrir, on pesoÏig. II. avec les cieux doigts fur le milieu du couvercle , faisant dé-crire à chaque battant les arcs B E ; le ressort obligé defléchir, permet à chaque côté du dessus de s’enfoncerdans le dedans de la tabatière, par ce moyen il se fait unpassage.

L’avantage que peut procurer une semblable tabatière,est qu’on peut prendre d’une seule main du tabac dans lapoche fans en verser : c’est pourquoi on les nomme taba-tières de chasses.

2iG.I1I.Sc La tabatière A est à coulisse; aux côtés B C, D E, il yÏY, a deux ressorts EI, L M attachés contre ces mêmes côtéspar des vis. Ces ressorts se croisent, & vont pousser les che-villes NI rivées fur le dessus de la tabatière. Son ouver-

A R L* A C A D E* M I E. 71

ture se trouve sur le côtéPQ, en tirant sur les arrêtes mar-quées fur le couvercle, ce qui produit le passage L M,par lequel on peut prendre le tabac : le dessus se peut ôterquand on veut remplir cette tabatière.

Enfin la froísieme tabatière est un cylindre creux, fur ^ yjla surface duquel sont plusieurs réserves qui contiennentautant d’anneaux, qui se meuvent circulairement tout au-tour : ces anneaux font divisés sn 10 parties égales , gra-vées de chiffres depuis un jusqu’à zero , de maniéré quecette tabatière sert principalement à marquer au jeu. Safermeture est la même que celle qui est appliquée aux ra-bat ieres faites en forme de poire.

Les inconvéniens des deux premieres font d’être obli-gé de forcer des ressorts. En second lieu, c’est qu’on nepeut jamais remplir tout-à-fait ces sortes de tabatières : cesdéfauts en ont presque fait abolir l’usage qui étoit autrefoisfort fréquent.

N°. 161.

171s.

CANIFS

QUI TAILLENT

DES PLUMES D’UN SEUL COUP,

' INVENTES

PAR M. DELA CHAUMETTE.

AB est un manche de cachet; à l’extrêmité B est adap- 2 ur- 1 »tée une piece d’acier ouverte dans toute fa longueur ôcformée en gouttière au bout G , de maniéré que les deuxcôtés soient également recourbés pour couper égalementles côtés de la plume.

Dans l’ouveïture C B il y a un ciseauDE attaché à cettepiece par la vis F : il sert à fendre la plume. Le tout étantsolidement assemblé forme la figure G, qui est la taille dela plume, la figure suffit pour faire voir la maniéré de seservir de cet instrument. Après avoir échancré la plumecomme M, on la place fur un endroit solide N; ensuiteon ajuste le canif, & on appuie fortement sur le manche ,pour lors la plume se trouve taillée.

, Le second canif est renfermé dans un étui A tarrodé Fjg.II.intérieurement depuis A jusqu’en B, pour y recevoir lavisE. Le reste de l’étui est évidé & contient une boîte cy-lindrique C, au fond de laquelle est attachée une secondepiece un peu évidée en gouttière ,& taillée en forme debec de plume ; c’est fur cette piece que porte la plumeâpres avoir été échancrée comme en M.

Le taillant F est semblable au taillant G de la premierefigure, c’est-à-dire, qu’il est séparé de la même maniéré& contient dans son milieu un ciseau pour le même usa-ge. Celui-ci ne différé donc qu’en ce qu’il est plus massif& qu’il porte une tige D qui entre dans un trou fait aucentre de la vis E dans toute fa longueur : cette vis peuttourner fur la tige D , qui est arrêtée à l’endroit G parun petit écrou. La vis E sert à faire monter, descendre& forcer le taillant F dans l’étui C pour couper la plumefur l’appui N attaché au fond. La figure M représente leplan du taillant F.

Le fond H est l’emboîture inférieure de Tétui ; il s’atta-che à cet endroit par deux vis. L’ouverture I est pour re-cevoir la plume quand elle est échancrée, le trou oppo-se L est celui par ou sortent les morceaux de la plume aprèsavoir été taillée. Cette méchanique est employée au troi-sième canif représenté en forme de force ; l’appui G est !adapté k une des serres A : le morceau D , destiné à cou- 4per les côtés de la plume, est attaché au-dessous de la serreopposée, & le ciseau F qui sert à fendre cette plume ,est fixé au-deffus de la même ferre par des vis : la petite