L I V R E P R E M I E R. mordinaire qu’ils accommodent eux meímes, selonqu ils en ont besoin. Ils en font dont le fer est de-mi couché, d’autres où il est debout, & d autres dontles Fers ont des dents. Quand ils travaillent sor dubois qui est rude, ils so sor vent de ceux dont le fer està demi couché. Si le bois est extraordinairement ru-de & dur , ils employent ceux dont le fer est de-bout j Et lorsque la dureté du bois est si excessive,qu’ils craignent de Féclatter ,ils so sorvent de ceuxqui ont de petites dents comme des limes, ou truel-les bretées, afín de ne faire que comme limer lebois ; ce qui sort aussi à le redresser.
Loríqu’ils l’ont travaille avec ces sortes d’Outils,ils en ont d’autres qu’ils nomment Racloirs qui s’af^futent sor une pierre à huile ; ils fervent à empor-ter les rayes ou bretures , que la Rabot debout &celuy à dents ont laistees -, & à finir entierementl'ouvrage.
On se sort aussi pour pousser des Moulures enonde sor l’Ebeine, for l’Olivier, ou autres bois durs,dune machine qu’on appelle un outil en ondes. Il estcomposé dune roue avec une efchelle au dessous -,au dessus de l’esohelle, il y a deux ressorts, & sor lesressorts, une vis qui fait appuyer sor le bois un Fertaillant qui le coupe & le façonne en ondes, aussiavant qu’on veut. Il y a aussi des Scies dune ma-niéré propre à ces sortes d’ouvrages. Il sera parléde ces Outils dans le Chapitre de la Marqueterie.