t 9 l DE L’ÁRCHITECTURE,
CH APIT RE XX.
De la Serrurerie
D E toutes les choies nécessaires à la construc-tion des Bastimens, il n’y en a pas dont Ionpuisse moins fe passer que du Fer ; car quand l'onn’en employeroit point pour lier\les murailles, &joindre ensemble les píeces de bÀis, comme l'onfait souvent dans les grands Edifices ; ny mefmepour la fermeture des portes & des fenelires ,Ton est toujours obligé de s’en servir ; puisque lesoutils des Maçons & des autres Ouvriers ne peu-vent eílre faits que de cette matière. De lottequ’il est aisé de juger que sart d’employer le Fer estun des plus anciens & des plus nécessaires. Austïcette matière est-elle d’un prix considérable dansles Indes, & dans les lieux où elle est plus rareque l’Or.
Il y a du Fer de plusieurs natures : car il s’enrencontre qui est ployant comme l’argent, d’autrequi est caíïànt, Sc d’autre qui est aisé à Ce rouiller.
Ce que nous appelions Acier, n’est autre chosequ’un Fer plus épuré ; les anciens le nommoientCbalybs , à cause de la trempe qu’ils luy donnoientdans l’eau d’un fleuve qui est en Espagne dans leRoyaume de Galice , anciennement appelle Cha-lybs , Sc aujourd’huy Cabé, ou bien à cause des Cha-çeorg.1.1. libes Peuples de Cappadoce, dont Virgile dit:ts 4 t Chaljbes rmdiferrum ,
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