LIVRE SECOND. 3j i
Huile, Si enfin avec un petit bâton, de l’émeril & del’huile, on acheve de le polir ; Sc lorsqu’on veut mon-noyer les médaillés , on se sert de Tenailles dans les-quelles on emboisteun carrédun collé, Sc un autrede l’autre pour faire les deux collez de la médaillé.Les carrez doivent eílre ajustez directement les unsíur les autres, avec une égalité de circonférence. Lonse íert auíli au lieu de Tenailles d une Boëte d’acicr.dans laquelle l’on met les carrez que l'on y fait tenirfermes par le moyen des vis qui les serrent.
Quand la tenaille ou la boëte font bien ajusteés ,l'on prend du plomb , ou de Tellain fondu en plaqueenviron de Tépaiílcur Sc grandeur de la médaillé, le-quel on imprime entre les deux carrez. Lorsqu’on.veut faire des médaillés d'or, d'argent ou de cuivre,l'on se sert de cette empreinte de plomb ou d’eílaiíiqu’on jette en fable pour y mouler les médaillés detel métal qu’on les veut ; Et parce qu’elles ne vien-nent pas hors du fable aísez nettes, afin de les perfec-tionner on les rengrenne -, c’est-à dire qu on les remetdans les carrez , Sc avec une machine , soit PreJJe ,soit Balancier que l’on fait agir par la force des hom-mes , on presse la matière entre les deux carrez , ceque l'on fait jusques â ce que l'on voye qu’elles seientfinies j cela se connoist lorsqu on sent à la main qu el-les ne remuent plus dans les carrez, Sc quelles le rem-plissent également par tout. Ainsi les médaillés ne seperfectionnent qu’en les recuisant, Sc les repassantdans les mesmes carrez par plusieurs fois suivant leurrelief,, y ayant telle médaillé qu’on repassera ainsijusques à vingt fois jmais à chaque fois qu’on la recuit*
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