3 5 o DE LA SCULPTURE,vent aussi à cet usage. L’on grave quelquefois descarrez íàns en faire de poinçon , & quand ils ontesté trempez, l’on y forme, si l’on veut des poin-çons de mefme que l’on forme des carrez avec lespoinçons, &c ces carrez alors s’appellent tslîatrices.
Pour voir le travail que l’on fait lorfqu’on graveles carrez des médailles, l’on se íèrt de deux moyens,le premier est une empreinte de cire qui est ordinai-rement compote de Cire ordinaire, d’un peu de Tbe-rebentine , & d’un peu de Noir de fumée mesté parmy ;le íècond est avec du ’Tlomb à la main , c’est-à-direqu’ayant fondu du plomb, on le verte tur un mor-ceau de papier , puis renversant le carré dessus , &appliquant la figure tur le plomb, on frappe avec lamain tur le carré lequel imprime la figure dans leplomb, ainfi on voit une empreinte entiere de toutle creux, ce qui ne se fait pas de meíme avec la cirequi n’en découvre qu’une partie.
Quand ce íont des carrez moins creux tels queceux qui fervent pour les mon noyé s, & les jettons,outre ces deux moyens de faire des empreintes, il yen a un troisième, qui est en mettant une carte íurle carré; 1 ayant coupée de la grandeur deleípece,on la couvre d’une lame ou bande de plomb rabat-tue le long du carré , puis avec un marteau frappanttur le plomb , on fait l’empreinte dans !a carré.
Loríque le carré de la médaillé est fini, il le fauttremper comme on a fait le poinçon ; aprés celaon le découvre, & on le frotte avec de la pierre deponce en poudre, & de l’eau, puis avec des brossesde poil, on le nettoye. Eníuite l’on te sert de la pierre à