VIII
PRÉFACE.
diverses reprises, sur l’utilité, sur la nécessité môme del’histoire, n’a jamais fait une leçon ni composé un livre; il aseulement écrit plusieurs Lettres sur cette utilité, sur cettenécessité, et inséré, dans le Dictionnaire en trente volumes,quelques bons articles (1) comme spécimen d’études qu’ilaurait pu pousser très-loin, si le courage ne lui avait pas faitdéfaut.
M. Malgaigne, en 1841, a groupé pendant trois ou quatremois, dans une des salles de l’École pratique, uu nombreassez considérable d’étudiants attirés par sa parole brillante,facile, passionnée, et par sa juste réputation ; mais ses le-çons, que j’ai suivies avec grand plaisir, ne se rapportaientqu’à la chirurgie, encore n’avaient-elles presque aucunesuite, M. Malgaigne passant de la Bible aux Àsclépiades,
heures du soir, le 5 brumaire an VI (1797), au moment où le canonannonçait ta signature du traité de paix entre la République et l’Empe-reur d’Autriche ». En tâte du tome IV, supputant le nombre des pagesin-ù° (2160) que ferait son cours imprimé, Goulin s’écrie : « Je m’étonnecomment j’ai pu venir à bout d’un si grand travail. » Ce cours représentele système historique de Schulze et de Le Clerc élevé à sa seconde puis-sance : mômes et plus amples divagations sur les peuples et les tempsdont on ne sait absolument rien de positif; digressions interminables surtoutes sortes de sujets non médicaux; aucune critique dans l’emploi dessources. 11 fallait que les «citoyens élèves» fussent alors bien patients oubien inoccupés pour suivre un pareil cours, dont la préparation ademandé, en effet, des recherches immenses, mais parfaitement stériles.J’ai remarqué seulement quelques réflexions judicieuses sur la chirurgiehomérique, des analyses exactes de plusieurs traités d’Hippocrate , maissans que l’auteur ait pu établir une distinction rigoureuse entre les écritsqui composent la Collection ; enfin une table synchronique des événe-ments politiques et des événements médicaux. Dans le Cours lui-môme iln’y a aucun ordre, aucune méthode. — Les autres papiers de Goulin(environ vingt volumes) renferment une foule de notes, à peu près inu-tiles, sur divers sujets de la médecine ancienne. Heureusement il a publiéséparément ou dans ses Mélanges ce qu’il a écrit de meilleur.