« L’intéreft, dit-il, eftant le reffort qui fait re-« muer ce Corps (le Corps helvétique), vous vous« fervires de ce remède à propos & à ce fuiet" il y a trois moyens. »
Quels étaient ces trois moyens ?
En premier lieu Victor-Amédée offrait au Can-ton de Berne de renoncer expressément à tousses droits sur le pays de Vaud ; en second lieuil était prêt à « faire ceffion » au Canton deBerne ou au Corps Helvétique de tous les droitsqu’il prétendait avoir sur la ville de Genève .
Il faut reconnaître que sur ces deux points lesconcessions étaient milles, purement nominalesou décoratives; en réalité le Duc ne cédait rien,car depuis un siècle à peu près les Princes de saMaison avaient renoncé à faire valoir leurs pré-tentions sur Genève et le pays de Vaud . MaisB y avait un troisième point ; Victor-Amédée prescrivait à Mellarède de demander en Suisse la levée de quelques régiments pour défendreSes Etats de Savoie et de Piémont et il ajoutait :" Au cas qu’il ne s’agiffe que de l’argent, vous" découvrîtes à qui il faut en donner pour ve-“ n ir à notre but, ce qui elf la première corde" que vous toucheres. »
Ce passage des instructions met à nu uneplaie que nous voudrions pouvoir ignorer, la cor-ruption et la vénalité dont souffraient la plupart