CHAPITRE NEUVIÈME
Joute diplomatique entre Mellarède et le marquisde Puisieux .
L n’est pas douteux que la Dièteexcédait son droit, poussait troploin ses exigences, en réclamantla neutralité de la Savoie toutentière ; elle confondait l’intérêt duCorps Helvétique avec celui de Victor-Amédée ;pour la sécurité de Berne , de Fribourg et deGenève, la neutralité du Chablais et du Faucignysuffisait ; les intérêts politiques et militaires de Vic-tor Amédée réclamaient autre chose ; il lui fallait laneutralité de toute la Savoie pour couvrir la fron-tière du côté du Mont-Cenis. D’autre part Victor-Amédée attribuait à la République de Berne desvisées ambitieuses à l’endroit du Chablais et duFaucigny; c’était pour lui un motif de plus derepousser la neutralité limitée de ces deux pro-vinces. Nous avons trouvé aux Archives de Turin une lettre de S. A. R. à Mellarède qui ne laisseaucun doute sur la pensée véritable du Duc ; cettelettre, datée du 29 février 1704, contient lepassage suivant :
« Il faut profiter de cette disposition pour les
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