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avantage d’assurer la libre communication avecla Suisse par le Chablais et de rendre impos-sible un coup de main sur Genève , une nouvelleHscalade. Néanmoins, la proposition ne fut pasadoptée et le Conseil décida simplement deprévenir les deux gouvernements alliés qu’il sefaisait des levées à Thonon et qu’on armait lesdeux galères de Savoie .
Pourquoi le Conseil de Genève , dans sa majo-rité, ne voulut-il tenter aucune démarche pourappuyer le projet de neutralité ? Question délicatesur laquelle nous sommes embarrassé de nousprononcer. Il y avait dans le Conseil deux courantsd’opinion; le parti qui l’emporta dans cette cir-constance n'avait qu’un seul souci, éviter tout cequi pouvait donner de l’ombrage au Résident etau cabinet de Versailles . C’était sans doute trèsprudent, mais il faut reconnaître qu’une attitudeaussi réservée prêtait à l’équivoque et elle futinterprétée d’une tout autre manière. Nous avonseu sous les yeux aux Archives royales de Turin une correspondance inédite de Mellarède avecle Chevalier de Vernon et nous empruntons lepassage suivant à une lettre datée de Berne lei er novembre 1703 :
« Pour ce qui eft de Genève , il y a la plus part« du Petit Conseil qui eft dévoué à la France &« qui eft tout au Résident, qui a des épies dans tous