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mander en temps utile. Et cependant ne venait-d pas de dire qu’il n’avait aucune mission?
Dans un second entretien M. de Mülinen de-manda de nouveau au Premier Syndic si Genève nese déciderait pas à envoyer un délégué officieuxa la Diète de Baden où devaient être discutéesles propositions de Mellarède, « en quoy, disait<c M. de Mülinen, il étoit évident que nous,(( (Genève ) nous avions un très grand intérêt &(( particulièrement pour la neutralité de la Sa-<c voie, à laquelle il semble qu’on veut se ré-« duire, ce qui tourneroit auffi à notre avan-(< tage & au repos de cet Etat auffi bien que<( clu canton de Berne . »
Des paroles de l’officier bernois équivalaienta une invite formelle, mais le Premier Syndics obstina à déclarer que Genève n’avait pas lac outume d’envoyer, sans y être conviée, un repré-sentant à la Diète. De ce qui précède il ressortclairement que M. de Mülinen était chargéâ une mission confidentielle ; il devait exposerles avantages que pouvait offrir la neutralité dela Savoie et il devait obtenir l’adhésion de Ge-n eve. Chose étrange, le Conseil eut beaucoupâc peine à entrer dans les vues de l’officier ber-nots ; il le fit, dirait-on, à contre-cœur et encorefallut-il une démarche simultanée pour le déci-der.