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toujours sur le qui-vive à cause du pays de Vaucl,annonçait en même temps qu'il envoyait dans levoisinage le Haut Commandant du pays de Vaud,Albert de Mulinen, en lui enjoignant de se main-tenir en communication constante avec Genève et en lui donnant pleins-pouvoirs « pour tout ce« qui peut contribuer à la lu reté commune. »
Les offres de Berne et de Zurich provoquèrentau sein du Conseil de Genève une discussion trèsanimée, dans laquelle se manifestèrent de nou-veau les deux courants opposés. Les uns, ceuxqui se préoccupent surtout de ne pas éveiller lessusceptibilités de la France , trouvent surprenantque les gouvernements de Berne et de Zurich sedonnent encore tant de crainte, puisque l’effectifde l’armée française en Savoie ne dépasse pas4,000 hommes ; il est constant, disent-ils que« moyennant la grâce de Dieu , on n’a jamais eu« tant de raifons d’être en tranquillité que l'on a« dans la préfente conjoncture. » Cela étant, iln’y a qu’à remercier les deux gouvernements dunouveau témoignage qu’ils nous donnent de leursollicitude, en les assurant que le Conseil conti-nuera à les tenir au courant et que, le cas échéant,s’il survient quelque danger, nous nous prévau-drons de leur offre. Ceux qui soutenaient cetteopinion ajoutaient qu’après les assurances posi-tives données au nom du Roi, il fallait « ufer