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demment un dessein bien arrêté, car ils s’excu-sèrent de nouveau, en alléguant divers pré-textes ; quelques-uns d’entre eux se bornèrent àdemander qu’on leur communiquât le protocoledes délibérations. L’entente préalable entre lescinq Cantons et l’Ambassadeur de France ne! saurait être mise en doute, car en même temps
- M. de Puisieux annonçait à la Diète qu’il jugeait
inutile de se rendre à Baden , puisque plusieurscantons ne seraient pas réprésentés ; il deman-dait en outre à être définitivement renseigné surles conditions proposées pour la neutralité de laSavoie , afin de pouvoir les soumettre à son sou-verain.
0 Désormais Puisieux n’avait plus qu’à obser-
ver et attendre ; en revanche Mellarède allaittenter un coup décisif. Victor-Amédée venait del’informer ( 12 avril) que l’expédition de Saint-Rémy avait réussi et que la Savoie était évacuée par lestroupes françaises ; c’était vendre la peau del’ours avant de l’avoir tué, mais on croit facile-ment ce qu’on désire et Victor-Amédée avait ungrand intérêt à faire croire que la Savoie étaitréellement évacuée, car il en concluait que lesCantons n’avaient plus à demander le consente-ment ou l’adhésion de la France pour la neutralité,t puisque les opérations militaires venaient de
rendre le duché à son légitime souverain.