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d’autres mains, mais le repos, l’indépendance etla religion de la patrie seraient menacés. Ondemande alors aux Bernois comment il seraitpossible d'obtenir la neutralité ; les députés deBerne ne se font pas prier pour répondre ; ilsdéclarent qu'il faut fournir au Duc de Savoie destroupes pour recouvrer ses Etats, mais il faut lefaire par voie indirecte ou détournée, pour nepas violer le traité de paix perpétuelle avec laFrance . Dans ce but, il faut élaborer un projetde convention et le soumettre sans délai à laratification des Cantons. Cette proposition attes-tait l’influence exceptionnelle et prépondéranteque Mellarède avait su prendre sur le gouverne-ment bernois. Les députations, prises au dé-pourvu, firent remarquer qu’elles n’avaient pasd’instructions, mais les Bernois insistèrent etréussirent à obtenir un premier succès : ils fu-rent chargés de se mettre en rapport avec l'Am-bassadeur de Savoie et de préparer avec lui leprojet de capitulation dont il a été question plushaut; ce projet fut accepté ad referendum partous les Cantons protestants.
Pour celui qui apprécie les faits sans parti-pris,il reste évident que la Diète du ,8 mai fut audessous de sa tâche. Comme le disait avec raisonMellarède, le moment était venu de prendre unedécision virile, de se prononcer dans un sens ou