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de tous côtés ; vous prévoyez mieux que ie nefçaurois vous le dire que votre falut en dépenduniquement. Les vues de cette puiffance vous fontallez découvertes ; elle vient de fe démasquer entiè-rement à vos yeux, en faisant voir combien peuelle a de conlidération & d’égard pour vous & pourvos représentations. Elle a fait avancer des troupesdans le Chablais, dans le Genevois & dans unepartie du Foufligny, comme pour braver ceux devos députés qui étoient auprès de celuy qui lescommande, & cela tandis qu'ils luy repréfentoientles puilfantes raisons qui engagent le LouableCorps Helvétique à fouhaiter que l’on épargne sesfrontières & la nécessité où il eft de prendre desjuftes mesures pour les conserver, & tandis qu'ilsle prissent de suspendre lesaétes d’hoftilité iniquesà ce que l'on eût négocié cette affaire.
Cette invasion s’efi faite dans le temps mêmeque la Diète étoit assemblée à Bade pour y pren-dre les résolutions que la nécessité des circons-tances exige, & peu de temps après que vous aveseu représenté à Monlieur le Marquis de Puyiieuxcombien il vous importoit que la Savoye fûtconservée dans une parfaite neutralité, de tellemanière qu’il semble que les représentations duLouable Corps Helvétique, bien loin de produirel’effet que vous en deviez attendre, veu les infiniesobligations que vous avez à la France , n’ont fait