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les témoignages de bonté dont vous m'avez bienvoulu honorer depuis le temps que mon princem'emploie auprès de vous, tous ces motifs neme permettent pas d'envisager le procédé de laFrance fur votre sujet, fans être pénétré de dou-leur, & ils me font entrer avec vous dans tousles mouvemens de reffentiment que de tellesdémarches doivent vous inspirer.
Je ne renouvellera^ pas vos chagrins en repas-sant icy fur tout ce que la conduite palfée de laFrance envers vous a eu d'insupportable; ie nepourrois même entrer dans de pareils détails fansfaire un volume; mais permettez-moi, IllultrillimesK très-puiffants Seigneurs, que i’examine icy sonprocédé avec vous par rapport à la Savoye. Vousle l'çavez, elle n’avoit fait que des légers effortscontre ce Duché avant que vous l’eu (liez sollicitéavec tant d’emprelfement & tant de raisons d’enaccorder la neutralité, 8c elle n’en occupoit alorsencore qu’une très petite partie & uniquementce qui étoit contigu à les états ; mais, voyant quevous entriez dans une alarme proportionnée audanger où vous vous trouviez d’être enfermés detoutes parts, alors elle a prévu qu’attentifs à votreconservation, vous prendriez des fortes mesurespour prévenir le péril qui vous' menaçoit ; elle avoulu précipiter la choie, aller au devant de cesmesures en le lai!iliant (tandis que vous lui faisiez