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grande carte de Russie publiée en 1745 sous sa di-rection (sans parler du quiproquo de ceux qui ont at-tribué tout cela à son frère cadet Del’Isle de laCroyère (6), le compagnon de voyage de Behring). Pto-lémée, sans se rendre peut-être à lui-même un comptebien net des principes auxquels se rattachait sa mé-thode graphique, se trouvait en réalité baser sa pro-jection sur le développement du parallèle moyen (7) ;Mercator, au lieu du cône simplement ainsi tangent àla sphère, supposa un cône traversant le globe surdeux parallèles symétriquement choisis, de manière àbalancer dans de justes proportions le rétrécissementet la dilatation des surfaces représentées dans le milieuou sur les bords de sa carte : le mérite de cette modi-fication, qu’il mit en pratique dès 1554 pour une grandecarte de l’Europe (8), vaut bien la peine d’être reven-
Petersbonrg 1778, in-4°, pp. 143 à 133. — Jean-Tobie Mayer,Verzeichnung der Charten, § 32, p. 270. — Raupach, Die Théorieder geographischen Netze, §§ 21 et 22, pp. 45 à 49. — Puissant,Traité de topographie, d’arpentage et de nivellement, Paris 1807,in-4°; p. 136.
(6) Lacroix, Introduction à la géographie mathématique et critique,2° édition, Paris 1811, in-8°; p. 112. — Malte-Brun , Précis de lagéographie universelle, tome II; p. 111.
(7) Voir ci-dessus § VIII, note 2.
(8) Nous n’avons pu rencontrer d’exemplaire de cette grande caried’Europe , soit de l’édition originale de 1554, soit de la seconde éditionde 1572; mais il s’eu trouve, dans l’atlas posthume édité en 1595par son fils Rumold, une réduction que nous avons examinée; le titreen est ainsi conçu : -- Europe , ad magnæ Europæ Gerardi Mercator!s» patris imitatiouem, Rumoldi Mercatoris filii curé édita, servato» tamen initio longitudinis ex rationc magnetis, quod Pater in magné» suâ universali posuit. — Médius meridianus 50; reliqui ad hune