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Bd. 2 (1835) Tyrol.-Suisse.Nord de l'Italie / [D. Nisard]
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DE BRIEG AU LAC MAJEUR .

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tées par des colonies douvriers, au profit de leurs ri-ches propriétaires, sénateurs romains ou châtelainslombards. Or, les hommes qui demeurent dans le voisi-nage des mines dor nont pas le sommeil tranquille; cetor les trouble la nuit et le jour, or imaginaire, qui re-cule devant lhomme à mesure quil creuse les flancsde la montagne, or qui ressemble à celui que vous pos-sédez dans vos rêves, quand vous songez quun trésor estcaché sous votre chevet, que vous trouverez le lende-main à votre réveil, et qui vous semble rendre dure etanguleuse la plume sur laquelle vous reposez.

Cest que furent les célèbres mines clIttomali dontparlent Pline et Strabon qui parlent de tout; mines siriches alors que le sénat romain rendit un décret por-tant que cinq mille esclaves seulement travailleraient àleur exploitation, afin que les propriétaires ne devins-sent pas trop riches! Cinq mille esclaves ! mais il nenfaudrait pas plus pendant quelques années, pour perceret vider le Mont-Rosa de part en part!

Cest que furent aussi les mines non moins célè-bres qui portèrent le nom de Mines des Chiens parceque, dit-on, les empereurs catholiques résidant à Milan ,au commencement de lère chrétienne, y faisaient tra-vailler les ariens, ignominieusement qualifiés de chiens.Une étymologie plus vraie, cest que ces mines appar-