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tées par des colonies d’ouvriers, au profit de leurs ri-ches propriétaires, sénateurs romains ou châtelainslombards. Or, les hommes qui demeurent dans le voisi-nage des mines d’or n’ont pas le sommeil tranquille; cetor les trouble la nuit et le jour, or imaginaire, qui re-cule devant l’homme à mesure qu’il creuse les flancsde la montagne, or qui ressemble à celui que vous pos-sédez dans vos rêves, quand vous songez qu’un trésor estcaché sous votre chevet, que vous trouverez le lende-main à votre réveil, et qui vous semble rendre dure etanguleuse la plume sur laquelle vous reposez.
C’est là que furent les célèbres mines cl ’Ittomali dontparlent Pline et Strabon qui parlent de tout; mines siriches alors que le sénat romain rendit un décret por-tant que cinq mille esclaves seulement travailleraient àleur exploitation, afin que les propriétaires ne devins-sent pas trop riches! Cinq mille esclaves ! mais il n’enfaudrait pas plus pendant quelques années, pour perceret vider le Mont-Rosa de part en part!
C’est là que furent aussi les mines non moins célè-bres qui portèrent le nom de Mines des Chiens parceque, dit-on, les empereurs catholiques résidant à Milan ,au commencement de l’ère chrétienne, y faisaient tra-vailler les ariens, ignominieusement qualifiés de chiens.Une étymologie plus vraie, c’est que ces mines appar-