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res humiliés y les biens du couvent de ces frères, à Mi lan , furent employés par l’évêque à des établissemensreligieux et à des fondations utiles.
La peste qui fondit ensuite sur Milan , et qui la dé-vasta pendant six mois, vint mettre à l’épreuve son im-mense charité.Quand les premiers symptômes éclatèrent,saint Charles était en tournée clans son diocèse où toutavait été réformé ou établi de nouveau sur les erremenssuivis dans la métropole.Il accourut en toute hâte à Mi lan , et se jeta pour ainsi dire au milieu de la peste, prodi-guant aux misérables tous les secours qu’un homme dé-vouéet qu’un prélat, chefspirituel delà ville,pouvaitleuroffrir, vendant ses meubles pour soulager les familles at-teintes du fléau, s’occupant des vivans et des morts, por-tant les secours spirituels aux malheureux qui expiraientdans les rues, excitant le zèle de son clergé, dévouant savie à son troupeau, et dans cette ville encombrée de ca-davres, faisant des processions les pieds nus,la corde aucou, avec un enthousiasme de charité et de foi, dontMarseille devait voir, au dix-septième siècle, un secondexemple dans la personne du digne évêque de Belzunce.Après la peste, Charles Borromée reprit le cours de sesvisites diocésaines. Mais déjà une fièvre lente l’avait at-teint. L’enthousiasme sublime de la charité, que lemalheur de sa ville avait porté si haut, ayant cessé avec