AIGUILLES.
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tionnements dont a profite cette industrie. Gen’estpas sans de bonnesraisons, non plus, que Ton rechercha longtemps les aiguilles anglaises ;mais ces bonnes raisons ont disparu. Naguere encore, tandis que lesfabricants anglais employaient l’acier fondu etire en fils, les Francais et les Allemands s’en tenaient au ffl, de fer, qui etait eonverti en acier,par cementation, au cours de la fabrication, quand l’aiguille brüteetait faconnee. Le travail etait plus facile, plus rapide, moins dispen.dieux surtout; mais c’etait au detriment de la qualite de 1’objet. Depuisque la fabrication en grand de l’acier fondu a ete rendue possible, etque le prix en a baisse par consequent, l’ancienne methode a disparu;et comme il n’y a plus de difference, ni dans la matiere premiere nidans les procedes d’execution, on peut dire qu’en general les aiguillesfrancaises ou allemandes valent les aiguilles anglaises des meilleuresfabriques.
PR0CEDE1S DE FABRICATION. — Les ecrivains speciaux s’entendentpour diviser les operations multiples qu’on fait subir au fil d’acierpour le convertir en aiguilles en cinq grandes series distinctes, quisont : 1° la transformation du fil metallique en aiguilles brutes ; 2 ° latrempe et le recuit de 'Celles-ei; 3° le polissage; 4° le triage ; 5° lefinissage et la mise en paquets. Nous suivrons, mais sans y insister,cette Classification d’operations, dont plusieurs n’ont rien de special äla fabrication des aiguilles; Classification tres arbitraire, d’ailleurs,ce qui nous met d’autant plus ä l’aise.
i« DE FIL EN AIGUILLES. — Le fil d’acier destine ä etre eonvertien aiguilles arrive a l’usine en grosses bottes; on commence pars’assurer qu’il est de bonne qualite, du calibre convenable et bienuniforme, operations preliminaires qui vont de soi et ne comportentpoint une description minutieuse, quoique les fanatiques de la divisiondu travail les comptent plutot deux fois qu’une. Les bottes verifieeset acceptees etant mises de cote, on en prend une, on la place sur undevidoir vertical et on devide le fil sur les ravons horizontaux d’unrouet.
Quand toute la botte est [devidee, on enleve le fil du rouet; lanouvelle botte ainsi formee est decoupee, a l’aide d’une cisaille meca-nique, en faisceaux d’environ 1 metre de longueur, lesquels sontensuite places dans une espece d’auge semi-cylindrique, au ras del’ouverture de laquelle on les coupe avec des cisailles en petites bottesde la longueur de deux aiguilles.