BOURRELLERIE ET SELLERIE.
503
Cooperation d’assez nombreux ouvriers. Nous citerons : le charron,pour Fexecution du train; le menuisier en voitures, pour la caisse;le serrurier, pour les ferrures, ressorts, etc. ; le sellier-carrossier, quis’occupe principalement de tapisser et rembourrer; le bourrelier-car-rossier, qui fournit les cuirs de Suspension, courroies, etc.; viennentensuite le peintre en voitures, le doreur, le miroitier, le vitrier, lepassementier et meme le quincaillier, qui fournit les boucles de cour-roies, ies poignees des portieres, les plaques metalliques des har-nais, etc. Tous ces ouvriers, travaillant specialement pour la carros-serie, sont diriges par un entrepreneur portant le titre de carrossier;et Ton voit que les bourreliers et les selliers y figurent, mais ne s’yconfonclent point.
Dans les villes peu importantes, on trouve frequemment desbourreliers-selliers, parce qu’il faut tout faire lorsqu’on s’adresse aune clientele restreinte ; ces bourreliers-selliers sont donc ä la foisbatiers, selliers, harnacheurs, carrossiers; ou bien ils sont fabricantsde bourrellerie et marchands d’objets de Sellerie. — Nous avons faitremarquer ailleurs qu’il y avait egalement, dans les loealites peu popu-leuses, des menuisiers-ibinistes qui ne sont, en realite, ni ebenistes,ni menuisiers, mais qui sont, lorsqu’ils exercent serieusement cesdeux professions, des entrepreneurs employant des ouvriers ebenisteset des ouvriers menuisiers : il en est souvent de meme par les bour-reliers-selliers.
Au point de vue technique, la bourrellerie se divise encore elle-meme en deux sections, qui sont precisement celles que Finventiondes carrosses imposa a la profession : celle des bourreliers-batiers,qui fait les bats et les harnais grossiers destines soit aux betes desomme, soit aux betes de trait attelees ä la charrue, au tombc-reau, ä la charrette, etc.; et celle des bourreliers-harnacheurs-carrossiers, qui fournit les harnachements de luxe, ou tout au moinssoignes, destines aux attelages des voitures de Service, sinon desvoitures de maitres les plus riches, ainsi que les accessoires men-tionnes plus haut.
Malgre tout, lorsqu’il s’adonne aux ouvrages de luxe, le bour-relier se rapproche assez etroitement du selber pour provoquer laconfusion entre les deux profession. II n’y a plus, heureusement, dereglements officiels pour fixer arbitrairement les limites qui doiventles separer, et chacun defend ses frontieres comme il l’entend. Je saisbien qu’ä la rigueur la fabrication d’une seile differe assez de celle desharnais pour etre confiee a un autre ouvrier; mais lorsque le selber