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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
avait, autrefois, le monopole de la fabrication de tonte espece deselles, et par consequent de la seile du porteur dans les attelages con-duits par un ou plusieurs postillons, on est un peu fonde ä s’etonnerque l’execution de la sellette du sous-verge, comme celle du limonierdu plus grossier haquet, fut reservee au bourrelier, sous le pretextequ’elle dependait du harnais : qui faisait l’une pouvait bien, a la
II ne manque pas d’autrescontradictions, pour le moinsaussi frappantes. D’oü vient, parexemple, a notre artisan le nomde bourrelier? II vient de ce qu’ilemploie de la bourre, c’est-a-direde la laine, du crin, du foin, dela paille, etc., pour remplir levide des Colliers et d’autres par-ties du harnachement que nousretrouverons sur notre chemin;cependant le bourrelier-carrossierne fournit que les cuirs de Sus-pension, outre ceux d’attelage, etc’estle sellier-carrossier, d’ailleursautant habitue que le bourreliera bourrer et matelasser, notam-ment les argons des selles, qui estCharge de garnir les voitures.Mais la nuance de Separation est encore ici singulierement fruste.
LE HARNAIS DANS L’ANTIQUITE.— Les anomalies que nous venonsde signaler n’influent pas autant qu’on pourrait le croire sur les pro-cedes de travail des deux professions dont nous avons a nous occuper;aussi, si nous voulions les traiter isolement et successivement, il estfacile de se rendre compte des nombreuses redites auxquelles unepareille methode nous astreindrait. Nous y renoncons donc. Maisavant d’aborder la partie pratique de notre travail, nous etudierons leharnais dans l’antiquite, ce qui nous fera mieux apprecier les progresaccomplis.
BETES DE SOMME. — Quand la seile veritable mit si longtemps aetre adoptee et ne parait pas avoir ete connue des anciens, il est assez
rigueur, se charger de l’autre.
Fig. 81. — ■ JüGUM ET SUBJUGIUM » (p. 506).