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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
II nous reste a jeter un coup d’oeil sur l’histoire de ces inge-nieuses « machines mobiles » servant au transport des personnes etdes choses, connues sous l’appellation generique de voitures, et iso-lement sous une multitude de noms particuliers dont nous ne nouschargeons pas de dresser la liste; sur leur origine et leur develop-pement qui, d’abord assez rapide, s’est ralenti d’une maniere deses-perante, pour reprendre son essor seulement apres une longue suitede siecles et a une epoque encore si peu eloignee de la notre, qu’onpourrait presque dire que cette resurrection date d’hier.
Ge sera l’objet du prochain ehapitre.
III
H1STOIRE
HAUTE ANTIQUITE DES MACHINES DE TRANSPORT. — Meme pour letransport des fardeaux, qui a du etre de bonne heure de premierenecessite dans nombre de circonstances, l’homme s’est longtempsservi de ses propres epaules et de celles des betes de somme qu’ilavait su dompter, avant d’imaginer une machine propre a remplacer,au moins dans des cas particuliers, ces moyens insuffisants, c’est-ä-dire une voiture.
Suivant Goguet, c’est aux Chinois qu’il faudrait attribuer cetteinvention, quelque chose comme vingt-six siecles avant l’ere chre-tienne, sous le regne merveilleux du phenomenal Hoang-Ti. Un cer-tain Hiene-Yuene assembla deux fortes pieces de bois en croix, etcette simple machine, en glissant, trainee par les premieres betes detrait qui aient jamais ete utilisees, sur le sol plus ou moins uni, facilitasingulierement le transport des fardeaux et permit meme d’en trans-porter entiers qu’auparavant il fallait laisser la ou transporter parmorceaux.
Telle fut donc la premiere voiture.
L’invention des roues devait apporter un perfectionnementenorme a cette grossiere ebauche. Bien qu'il ne semble pas s’etretrop longtemps fait attendre, nous ne saurions fixer une date ä ceperfectionnement, ni l’attribuer avec vraisemblance a quelque per-