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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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NOTICE SUR MACROBE .

vacances du palais, dans le château d’un président,situé aux environs de Paris . Cette production mé-diocre est attribuée, dans le Dictionnaire de Bar-bier ‘, à l’abbé de la Baume.

TRAITÉ DES DIFFÉRENCES ET DES ASSOCIATIONSDES MOTS GRECS ET LATINS.

Ce traité de grammaire ne nous est point’par-venu tel que Macrobe l’avait composé; car ce quinous reste n’est qu’un abrégé fait par un certainJean qu’on suppose, d’après Pitliou,ôtre./eaii Seat,dit Erigène, qui vivait en 8.50, sous le règne de Char-les le Chauve , qui a traduit du grec, en latin les ou-vrages de Denys l’Aréopagite . Cependant il avaitexisté auparavant, selon Trithème, un autre JeanScot, qui vécut sous le règne de Charlemagne , en-viron l’an 800 ; et il exista depuis un Jean DuneScot, qui vivait en 1308, sous l’empereur Albert 2 .I,e premier éditeur de cet opuscule, Opsœpœus,pense que .fean Scot en a beaucoup retranché, maisqu’il n’y a rien ajouté du sien 3 4 .

OUVRAGES INÉDITS OU FRAGMENTS DE MA-CROBE .

Paul Colomiès , dans le catalogue des manuscritsd’Isaac Vossius , cite parmi les manuscrits latins,sous le n° 30, un fragment d’un ouvrage de Ma-crobe , qui serait intitulé De dlfferentia Ste/la-rum;et de magnitudine solis i, sous le n" 48;un autre fragment intitulé Sphera Macrobii; etenfin, sous le n° 91, un troisième fragment ayantpour titre : Macrobius , de palliis, quæ sunt lapi-dtim nomina. La nature des sujets de ces diversfragments, à l’exception du dernier, semble indiquerque ce ne sont que des lambeaux du Commentairesur le Songe de Scipion. Ernesti nous apprend 5qu’il a existé à Nuremberg , entre les mains de Gode-froi Thomasius, un manuscrit intitulé Macrobius ,de secrctis millierum. Gronovius , dans ses notessur le cinquième chapitre du deuxième livre duCommentaire sur le Songe de Scipion, a publié unfragmentcousidérabledela Géométrie d’un anonyme,tiré des .manuscrits de son père; fragment où Ma-crobe est cité plusieurs fois, et quelquefois mêmecopié. D’un autre côté, Brucker 6 * rapporte que lecontinuateur de l’ouvrage de Bède, De gestis An-glorum, parle d’une JipUre à Cerbert, consacréepar lîlbode, évéque de Wisburg, à disserter surles doctrines géométriques de Macrobe . Il me sem-

1 Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes,par A.-A. Barbier; Paris , 1806 , 4 vol.

2 V. ci-après le Catalogue des éditions , 1585 , in-12, t. n,p. 321.

3 V., eu tète de soo édition,- l’Épilre adressée à FrédéricSylburg.

4 U parait, d’après le témoignage de Montfauoon (Bi-

bliotheca, Bibliothecarum mss. nova , p. 078 E.), ([ue ce

manuscrit est passé, avec les autres manuscrits de Vossius ,dans la Bibliothèque de la cathédrale d’York, où il est cotésous le n" 2065.

» Fabrlc., Biblioth. latina, t. lit, p. 180.

« llisloria critica. nhilosophiœ, t. m, p. 300.

ble naturel de penser que cet Llbode est l’auteurinconnu de la Géométrie publiée par Gronovius.On trouve dans Montfaucon 1 l’indication sui-vante : Le matematiche di Macrobio , traduite daincerto colla posizione per il loro uso mss. (ex JH-blioth. lleg. Taurinensis). Argellati 3 , en citant cemanuscrit, le donne à la bibliothèque du roi deFrance . On trouve encore dans Montfaucon les in-dications suivantes : Macrobius, de lutta; citrsu persignum tonitruale (p. 41) {ex bib/iolh. régime Sue-cix in Vatican. n° 1259. — Macrobius , de cursutaux et tonlieu (p. 81 ) (ex bibliolh. Alexandri l'e-taoii in Vatican , il” 557, 108).

Au sujet du manuscrit intitulé Sphera Macrobii ,voici un renseignement que je trouve dans une despréfaces de l’édition publiée par l\l. SébastienCiampi, de Inversion italienne par Zanobi da Strata ,de la version grecque par Maxime l’Ianmle, duSonge de Scipion de Cicéron 3 . Tirabosehi rapporteque l’abbé Mehus fait mention d’une traduction, enottava rima, du Commentaire de Macrobe sur leSonge de Scipion, qui est conservée manuscrite dansla bibliothèque de Saint-Marc à Milan , et qui estprobablement, continue Tirabosehi, ce poème quequelques-uns attribuent à Macrobe , et qu’ils consi-dèrent comme étant écrit en vers latins. Peut-être(et c’est l’opinion de quelques personnes) que leCommentaire sur le Songe de Scipion a été traduitpar Zanobi , non en ottava rima, mais en vers la-tins.

VIL Outre l’auteur des Saturnales , il a encoreexisté deux autres écrivains du nom de Macrobe :l’un, diacre de l’église de Carthage, zélé partisande la doctrine et des écrits de S. (’.yprien , et dontl’auteur de l’appendice au traité de saint llildefonseïde Script. Ecctes., cite un ouvrage en cent cha-pitres, tirés de l’Ecriture sainte, en réponse auxobjections des hérétiques; l’autre, plus connu, futd’abord prêtre en Afrique , et ensuite clandestine-ment- évêque des donatistes de Rome 5 . N’étantencore que prêtre, il écrivit un ouvrage adressé adconfessores et virgines , qui est beaucoup loué parGennade 6 et par Trithème 7. Mabillon, dans ladernière édition de ses Analecta 8 , a publié unfragment d’une épître adressée par ce second Ma-crobe au peuple de Carthage , sur le martyre desdonatistes Maximien et Isaac. L’Anglais GuillaumeGave lui a consacré un article dans son Histoire desécrivains ecclésiastiques 9, sous l'année 314.

1 llibliothcca Bibliothecarum manuscriptarum nova, aD. Bernardo de Montfauoon ; Parisiis , 1370,2 vol. in-fol.,t. U, p. 1300, E.

3 Biblioteca dei Volyarizzatori , coll nddizione de Auy.Thnd. Pilla; Milano , 1767, 5 vol. 111-4”, I. lu, p. 2.

4 Pisa . Banieri Prospéra, 1816, in-8”, p. 40.

4 Cliap. 2 .

5 Voy. Optai, llisloria Donalistica, 1. xi, c. 4.

0 De Scriptoribus ccclcsiusticis, c. 6.

’ Ibid., c. 107.

» T. IV, p. 185.

“ Scriptorum ecclesiasticorum Hisloria lilteria; Oxonia,

1742-43,2 vol. ill-lol.