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MACUOBIÏ.
Porphyre fait mention de cette opinion desplatoniciens, dans un de ses traités qui jettequelque jour sur les expressions peu intelligiblesde Tïmée; il dit qu’ils sont persuadés que les in-tervalles que présente le corps de l’univers sontles analogues de ceux des nombres qui ont servià la formation de l’âme du monde, et qu’ils sontde môme remplis par desépitrites,deshémioles,des épogdoades et des demi-tons ; que de cesproportions naît l'harmonie, dont le principe,inhérent à la substance de l’âme, est ainsi trans-mis au corps qu’elle met en mouvement. Cicéronavance donc une proposition savante et vraiedans toutes ses parties, quand il dit que le sonqui résultedu mouvement des sphères estmarquépar des intervalles inégaux, mais dont la diffé-rence est calculée.
Ciiap. IV. Do la cause pour laquelle, parmi les sphèrescélestes, il en est qui rendent des sons graves, et d’au-tres des sons aigus. Du genre de cette harmonie, etpourquoi l'homme ne peut l'entendre.
C’est ici le moment de parler de la différencedes sons graves et des sons aigus, dont il est ques-tion dans ce passage. « La nature veut que, siles sons aigus retentissent à l’une des extrémités,les sons graves sortent de l’autre. Ainsi le pre-mier monde stellifère, dont la révolution est plusrapide, se meut avec un son aigu et précipité,tandis que le cours inférieur de la lune ne rendqu’un son grave et lent. >« Nous avons dit que lapercussion de l’air produit ieson. Or, le plus ou
terra usque ad lunam, duplum sit a terra usqne ad solem ;quantumque est a terra usquo ad solcm , Iriplum sit aterra usque ad Venerem; quanlumque est a terra usquead Venerem, quater tantum sit a terra usque ad Mercuriistellam ; quantumque est ad Mercurium a terra , novicstantum sit a terra usque ad Martem ; et quantum a terrausque ad Martem est, octies tantum sit a terra usque adJovem ; quantumque est a terra usque ad Jovem, septieset vicies lantum sit a terra usque ad Saturai orbem. lianePlatonicorum persuasicnem Porphyriuslibris suis insérait,quibus Timæi obscuritatibus nonnihil lucis infudit : aitque,eos credere, ad imaginera conlextionis animae liæc mse incorpore mundi intervalla, quîc epitritis, bemioliis, etcpogdois, hemitoniisque complenlur, et limmate ; et itaprovenire concentra» : enjus ratio in subslantia aniline con-tenta, mundano quoqne corpori, quod ab anima movetur,inserl» est. Undc ex omni parte docta et perfecla est Cice-ronis asserlio, qui intervallis imparibns, sed tamen prorata parte ratione distinctis, cœlcstein sonum dicit essedisjunctum.
Cap. IV. Qui liât, ut Inter sonos cœleslis illiu.s concenlusabus acutlor sit, alius gravier : quodnam ibi mclodiæ sitgenus; et cur sonus ille a nobis non audiatur.
. Nunc locus admonet, ut de gravitateetacumine soriorumdiversilates, quas asserit, revolvamus. « Et natura fort, uta extrema ex altéra parle graviter, ex altéra aulcrn aculea sonent : quam ob causam summus ille cœli steUileii cur-
ie moins de gravité ou d’acuité des sons dépenddelà manière dont l’air est ébranlé. Si le choe qu’ilreçoit est violent et brusque, le son sera aigu; ilsera grave, si le choc est lent et faible. Frappezrapidement l’air avec une baguette, vous enten-drez un son aigu ; vous en entendrez un grave,si l’air est frappé plus lentement. Qu’une cordesonore soit fortement tendue, les sons produitspar ses vibrations seront aigus; relâcbez-iu, cessons deviendront graves. Il suit de là que Jessphères supérieures, ayant une impulsion d’au-tant plus rapide qu’elles ont plus de masse, etqu’elles sont plus rapprochées (lu centre dumouvement, doivent rendre des sons aigus, tan-dis que l’orbe inférieur de la lune doit faire en-tendre un son très-grave ; d’abord, parce que lechoc communiqué est fort affaibli quand elle lereçoit, et aussi parce que, entravée dans lesétroites limites de son orbite, elle ne peut quecirculer lentement.
La flûte nous offre absolument les mômes par-ticularités : des trous les plus voisins de l’cmbou-churc sortent des sons aigus; et des plus éloi-gnés, ou de ceux tpii avoisinent l’autre extrémitéde l’instrument, sortent dos sons graves. .Plusces trous sont ouverts, et plus les sons auxquelsils donnent passage sont perçants; plus ils sontétroits, et plus les sons qui en sortent sont gra-ves. Ce sont deux effets d’une môme cause. Leson est fort à sa naissance, il s’affaiblitù mesurequ’il approche de sa fin ; il est éclatant et préci-pité, si l’issue qu’on lui offre est large; il est
« 311 s, cujiis convei'sio est qoncilnlinr, acule excilalo mo-» vehii'soiio, gravissime aiitcm hic lmiaris atquc inlimiis. »Diximus, nmiquam sonum lieri, niai aire perrusso. Utantem sonus ipse aul acutior, aul gravier prol'eralur, ictuseflicil : qui, dum ingens et celer inciilii, acutum sonumpræslat; si tanlior loniorvc, gniviorein. lutlioio est virga,quîc, dum auras perentit, si impulsa cilo férial, sonumacuit ; si lentior, gravius l’erit autlilnm. in lidiims quoqueidem vidomns : qnæ, si tracta arliore tenduntur, «calesonant; silaxiore, gravius. lîrgoel superioresurlies, dumpro ainplitmline sua impelu grandioro volvimtur, dumquespiritu, ut in origine snafortiore teiiduiitiir; propler ip-sam, ut ait, concitatiorem conversionem acule, excilalomovciitur sono; gravissimo imlem hic. lunaris nique iufi-mus : quoniam spiritu, ut in extremitate languesccnle juinvolvitur, et, propler imgustias, . orbis
artatur, impetu leniore convcrtitur. Nec sccus probainnijin libiis; de quarum foniminibus vieillis nri inlianlissonus acutns cmittitur; de tonginquis nutein et teraiinoproximis, gravior : item acutior per palcntiora (brnmina,gravior per angusln. Et ulriusque causai ratio min est;quia spiritus iilii incipit, fortior est ; defeclior, nliidesinit:et ipiia mnjorem impetum per inajus foramen impellit;contra antem in nngnstis contingit, et eininus posilis.Ergo orbis altissimus, et ut in immensum païens, et utspiritu eo fnrtiure, qao origini suæ viciniorest, incitai us,sunorum de se nciimen emitlit. Vox ullimi et pro spatiibrevilale, et pro longiiiquitute juin frnngitur. lline quoipie